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POUR
DIFFUSION IMMÉDIATE
Le
risque de sclérose en plaques serait influencé
par
l’environnement durant l’enfance
Une étude jette une lumière nouvelle sur cette maladie
mystérieuse
Toronto,
le 24 mai 2006 – La Société canadienne
de la sclérose en plaques a annoncé les résultats
d’une étude canadienne, publiés récemment
dans Neuroepidemiology, selon lesquels le risque de SP serait
influencé par le lieu de résidence durant l’enfance
plutôt que par l’origine ethnique.
Les chercheurs
se sont penchés sur l’hypothèse selon laquelle
la SP frappe le plus souvent des personnes de race blanche ou
des descendants de peuples vivant loin de l’équateur,
telle l’Europe du Nord.
L’étude
réunissait 44 enfants et 573 adultes fréquentant
respectivement la Clinique de SP pédiatrique de l’Hôpital
pour enfants malades et la Clinique de SP pour adultes de l’Hôpital
St. Michael, deux établissements situés à Toronto.
«
En comparant nos résultats aux données des recensements,
nous avons découvert que la population atteinte de SP
était maintenant plus multiculturelle, suite à
l’accroissement de l’immigration en Ontario »,
explique la Dre Brenda Banwell, directrice de la Clinique de
SP pédiatrique de l’Hôpital pour enfants
malades et chercheure principale de l’étude. «
Cette observation ajoute beaucoup de crédibilité
à notre théorie voulant que le lieu de résidence
durant l’enfance soit un facteur déterminant plus
important que l’origine ethnique », souligne-t-elle.
L’examen
des dossiers de la clinique pour adultes a révélé
que la plupart des patients, soit 90 pour cent et plus, étaient
d’origine européenne. Les données du recensement
de 1971, recueillies alors que la majorité des adultes
atteints de SP avaient grandi en Ontario, montrent que 84 pour
cent des résidants de cette province étaient d’origine
européenne.
Les patients
de la clinique pour enfants descendaient plutôt d’habitants
des Caraïbes, du Moyen-Orient et de l’Asie, reflétant
exactement les changements dans la population relevés
par le recensement de 2001.
«
Le dénominateur commun dans tout cela est que 100 pour
cent des enfants et 79 pour cent des adultes avaient grandi
en Ontario, dit la Dre Banwell; ce facteur, combiné
à l’origine ethnique, suggère l’influence
prédominante de l’environnement sur le risque d’avoir
la SP. »
Selon la
Société de la SP, cette étude est importante
parce que la contribution relative de l’origine ethnique,
du pays de naissance et du lieu de résidence au risque
de SP n’a jamais été étudiée
chez les enfants atteints de SP.
«
Les changements dans les profils d’immigration et la présence
de programmes bien établis pour les enfants et les adultes
atteints de SP ont donné aux chercheurs une occasion
unique d’évaluer ces paramètres en tant
que facteurs déterminants du risque de SP »,
de déclarer le Dr William J. McIlroy,
conseiller médical
de la Société. « Plus le tableau de la
SP et de ses facteurs de risque sera complet, plus la découverte
de la cause et du remède de cette maladie sera proche
», conclut-il.
Cette étude
a été subventionnée par la Fondation pour
la recherche scientifique sur la SP, organisme soutenu presque
totalement par la Société canadienne de la SP.
À
propos de la sclérose en plaques et de la Société canadienne de la SP
La sclérose
en plaques est une maladie imprévisible et souvent invalidante
du cerveau et de la moelle épinière. Les symptômes
varient d’une personne à l’autre, mais
ils comprennent des fourmillements, des troubles de la vision
et même la paralysie. Bien que la SP puisse survenir à
tout âge, elle se manifeste le plus souvent chez des personnes
dont l’âge varie entre15 et 40 ans, soit au moment
où elles terminent leurs études, commencent une
carrière et fondent une famille. On estime que de 55
000 à 75 000 personnes sont aux prises avec cette
maladie dans notre pays et que trois nouveaux cas sont diagnostiqués
chaque jour. Le Canada affiche l’un des taux de SP
les plus élevés du monde; l’impact
de la maladie est énorme étant donné que
un Canadien sur deux connaît une personne atteinte
de sclérose
en plaques.
La Société
canadienne de la SP est quasi entièrement autonome sur
le plan financier et se classe au premier rang des organismes
de SP pour le montant de son investissement à la recherche
sur la SP par habitant. La mission de la Société
de la SP est d’être un chef de file dans la recherche
sur le remède de la sclérose en plaques et de
permettre aux personnes aux prises avec cette maladie d'améliorer
leur qualité de vie.
Pour
de plus amples renseignements, on peut composer le 1-800-268-7582
ou visiter le www.scleroseenplaques.ca
.
Source :
Diane Rivard
Directrice des communications
Société canadienne de la sclérose en plaques,
Division du Québec
Téléphone : 514-849-7591, poste 239 ou 1
800 269-7582
Courriel : diane.rivard@scleroseenplaques.ca
Site Web de la Société : www.scleroseenplaques.ca
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