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POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
L’hormone de grossesse : un élément clé dans
la réparation des dommages causés aux cellules
nerveuses
Une nouvelle étude donne l’espoir d’un traitement
pour la sclérose en plaques et d’autres maladies
neurologiques
Calgary, 20 février 2007 – Le mystère derrière
la raison pour laquelle la sclérose en plaques (SP) a
tendance à entrer en phase de rémission durant
la grossesse pourrait bien être la clé pour surmonter
cette maladie neurodégénérative dévastatrice,
selon des chercheurs de l’Université de Calgary
qui ont démontré qu'une hormone liée à la
grossesse serait responsable de la reconstruction de la gaine
de protection qui entoure les neurones. Cette étude a été partiellement
financée par la Société canadienne de la
SP.
Dans un article qui doit être publié dans l’édition
du 21 février du Journal of Neuroscience, une équipe
de chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université de
Calgary rapporte qu’une étude effectuée sur
des souris a permis de démontrer que l’hormone prolactine
favorise la production spontanée de myéline, la
substance protectrice grasse qui recouvre les cellules nerveuses
et qui joue un rôle essentiel dans la transmission des
messages dans le système nerveux central. Cette étude,
qui a été menée en collaboration entre les
laboratoires des Drs Samuel Weiss et V. Wee Yong du Hotchkiss
Brain Institute, est la première qui a déterminé que
la prolactine, dont la quantité augmente dans le corps
durant la grossesse, est directement responsable de la formation
de myéline dans le cerveau et la moelle épinière
des souris enceintes. De plus, lorsque des souris non-enceintes
et portant des lésions semblables à la SP se voyaient
administrées de la prolactine, leur myéline était
aussi réparée.
La recherche s’étayait sur les observations qui
démontrent que la SP, qui est plus fréquente chez
les femmes que les hommes, entre en phase de rémission
durant la grossesse. La SP est une maladie neurodégénérative
dans laquelle le propre système immunitaire du corps attaque
la myéline qui entoure les nerfs, résultant en
une perte progressive de la sensation et du mouvement. La SP
touche environ 2,5 millions de gens partout dans le monde et
les Canadiens ont un des taux les plus élevés de
la maladie dans le monde.
« On croit que durant la grossesse, le système
immunitaire des femmes ne détruit plus la myéline, » a
affirmé Weiss, directeur du Hotchkiss Brain Institute
et chercheur principal de l’étude. « Aucune
autre étude n’a toutefois testé si la grossesse
permettait de produire de nouveau de la myéline, ce qui
peut mener à l’allègement des symptômes. » Les
résultats décrits dans l’article sont les
premiers exemples d’un mécanisme naturel et biologique
qui produit de nouveau de la myéline dans le cerveau et
la moelle épinière adultes, et aussi les premiers
qui permettent d'identifier la prolactine comme un agent thérapeutique
potentiel qui pourra un jour être testé chez les
personnes atteintes de SP.
« Les agents qui permettent la remyélinisation
ne seront pas seulement bénéfiques pour des maladies
démyélinisantes comme la SP, souligne le Dr Fred
(Rusty) Gage du Salk Institute, mais aussi pour plusieurs autres
maladies neurologiques, comme les lésions de la moelle épinière
et les accidents vasculaires cérébraux. » Gage,
un chef de file international dans la réparation du système
nerveux, n’a toutefois pas participé à cette étude.
Des tests subséquents sur la prolactine dans les modèles
animaux seront nécessaires avant de pouvoir passer à des
essais chez l’humain, mais les chercheurs sur la SP sont
optimistes que de tels essais pourront être entamés
d’ici les prochaines années.
« Cette découverte a le potentiel de faire aller
le traitement de la SP de l’avant, plus loin que les traitements
actuels qui ne font que stabiliser la maladie à ses stades
précoces. En misant sur la réparation, qui est
l’objectif d'une thérapie à base de prolactine,
nous avons bon espoir de pouvoir réellement améliorer
les symptômes chez les gens atteints de SP, affirme Dre
Luanne Metz, directrice de la clinique de SP de Calgary, au Département
des neurosciences cliniques de l’Université de Calgary.
« Les résultats de la présente étude
seront probablement bien reçus des personnes atteintes
de SP actuellement, » a noté le Dr William McIlroy,
conseiller médical de la Société canadienne
de la sclérose en plaques. « Cette étude
laisse entrevoir la possibilité d’être un
jour en mesure d'annuler les effets de la maladie et d'améliorer
la qualité de vie des personnes qui vivent actuellement
avec les conséquences de celle-ci. »
L’étude, consignée par Weiss, Christopher
Gregg, Viktor Shikar, Peter Larsen, Gloria Mak, Andrew Chojnacki
et Yong, comparait des souris enceintes et vierges du même âge
et a permis de découvrir que les premières possédaient
deux fois plus de cellules productrices de myéline, appelées
oligodentrocytes, et continuaient d'en générer
de nouvelles durant la grossesse. En détruisant chimiquement
la myéline autour des neurones, les chercheurs ont découvert
que les souris enceintes produisaient deux fois plus de myéline,
deux semaines après que les lésions aient été causées,
que les souris vierges et qu’introduire la prolactine artificiellement
mimait les effets de la grossesse sur la production et la réparation
de la myéline chez les souris qui n’étaient
pas enceintes.
Cette étude a été financée par les
Instituts de recherche en santé du Canada et la Société canadienne
de la sclérose en plaques, avec le soutien du Alberta
Heritage Foundation for Medical Research et le Réseau
de cellules souches.
L’article « White matter plasticity and enhanced
remyelination in the maternal CNS » (Plasticité de
la substance blanche et remyélinisation accrue du SNC
maternel - traduction libre) sera publié dans l'édition
du 21 février du Journal of Neuroscience. Cette revue
est publiée par la Society of Neuroscience, une organisation
de plus de 36 500 spécialistes des sciences fondamentales
et cliniciens qui étudient le cerveau et le système
nerveux.
Au sujet de la sclérose en plaques et de la Société canadienne
de la sclérose en plaques
La sclérose en plaques (SP) est une maladie chronique,
souvent incapacitante, qui touche le cerveau et la moelle épinière.
Au Canada, elle est la maladie neurologique la plus courante
chez les jeunes adultes. La plupart des gens atteints de SP reçoivent
leur diagnostic entre l’âge de 15 et 40 ans et les
effets imprévisibles de la SP persistent pour le reste
de leur vie. La Société canadienne de la SP est
le seul organisme au Canada qui finance la recherche sur la SP
et qui offre du soutien aux personnes atteintes de la maladie
ainsi qu’à leurs familles.
Au sujet du Hotchkiss Brain Institute
Le Hotchkiss Brain Institute, créé par l’Université de
Calgary et la Calgary Health Region, se spécialise en
formation et en recherche neurologique et sur la santé mentale
menant à de nouvelles découvertes qui se transforment
en soins améliorés pour les patients. Il est le
premier institut de recherche en son genre dans l'Ouest canadien.
Au sujet de la Faculté de médecine de l'Université de
Calgary
La Faculté de médecine de l’Université de
Calgary est un leader national en recherche sur la santé de
renommée internationale, reconnu pour l'excellence et
l'innovation de la recherche, de la formation et de l'enseignement
qui y sont réalisés. Grâce à des programmes éducatifs,
la Faculté de médecine forme des médecins
et des spécialistes qui dirigeront la prochaine génération
de professionnels de la santé. Grâce aussi à ses
travaux cliniques, ses programmes éducatifs médicaux
en continu, et sa relation étroite avec la Calgary Health
Region, la Faculté de médecine permet de faire
passer efficacement les nouveaux traitements et les nouvelles
techniques de diagnostic du laboratoire aux chevets des patients,
améliorant ainsi les soins prodigués à ceux-ci.
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Informations :
Stewart Wong
Chef, service national des relations avec les médias
Société canadienne de la sclérose en plaques
Téléphone : 416-967-3025
Cellulaire : 416-575-3025
stewart.wong@mssociety.ca
Grady Semmens
Conseiller aux relations avec les médias - Recherche
Université de Calgary
Téléphone : 403-220-7722
Cellulaire : 403-651-2515
gsemmens@ucalgary.ca
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