Foire aux questions sur la minocycline
Octobre 2007
Qu’est-ce que la minocycline?
La minocycline est utilisée dans le traitement d’infections
bactériennes, comme la pneumonie et d’autres infections des
voies respiratoires, de l’acné et des infections de la peau
et de l’appareil génito-urinaire.
La minocycline est un antibiotique qui fait partie d’une classe
de médicaments appelés tétracyclines. Elle agit en
prévenant la croissance et la propagation bactériennes et
se présente sous la forme d’un comprimé.
De récentes études ont démontré que la minocycline
possédait des propriétés anti inflammatoires, caractéristique
clé attirant l’attention des chercheurs spécialisés
en SP.
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Peut-elle être à l’origine d’effets indésirables?
Tous les médicaments peuvent entraîner des effets indésirables.
Ceux qui sont les plus fréquemment observés chez les personnes
prenant la minocycline sont les suivants :
-
diarrhée
- étourdissements ou sensation de tête légère;
- décoloration grisâtre de la peau ou des tissus buccaux
et des dents;
- sensibilité au soleil;
- infection secondaire causée par des champignons, qui peuvent provoquer
des démangeaisons rectales et vaginales.
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Comment la minocycline agit-elle?
On croit que la minocycline agit en inhibant l’activité d’une
enzyme qui joue un rôle clé dans le processus inflammatoire
se produisant dans le cerveau des personnes atteintes de SP. Ses effets
antibactériens font en sorte qu’elle est utilisée
dans le traitement de l’acné, mais des études ont
démontré qu’elle possédait aussi des propriétés
anti-inflammatoires qui pourraient s’avérer utiles pour ralentir
la progression de la SP.
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La minocycline peut-elle guérir la SP?
Non, mais si les hypothèses de recherche sont confirmées,
elle pourrait s’avérer efficace dans le traitement précoce
de la SP et ainsi retarder le début de la maladie.
Les études initiales ont démontré une réduction
de 84 pour cent du nombre de lésions cérébrales inflammatoires
sur les clichés d’IRM, ce qui signifie que la minocycline
est susceptible de réduire de façon importante la progression
de la maladie.
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La minocycline pourrait-elle remplacer les médicaments actuellement
utilisés dans le traitement de la SP?
Les chercheurs mentionnent que la minocycline ne remplacera pas
nécessairement les autres médicaments actuellement utilisés,
mais qu’elle pourrait constituer une autre option thérapeutique.
On s’attend à ce que la réponse à la minocycline
varie d’une personne à une autre. Elle retardera peut-être
le moment où l’on devra avoir recours à d’autres
traitements et s’avérera peut-être utile en association
avec certains d’entre eux.
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Combien coûte-t-elle?
Sous sa forme générique, chaque dose peut coûter
aussi peu que un dollar. La prise de deux doses quotidiennes signifierait
par conséquent des frais annuels d’environ 800 $, alors qu’il
en coûte de 18 000 $ à 40 000 $ par année pour les
autres traitements modificateurs de l’évolution de la maladie.
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Puis-je en avoir maintenant?
La minocycline est généralement offerte sous ordonnance
pour le traitement de l’acné ou d’autres infections
bactériennes. Comme il n’a pas encore été démontré qu’elle
avait des effets bénéfiques pour le traitement de la SP,
elle n’est pas recommandée en ce sens.
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J’aimerais en apprendre davantage au sujet de l’essai clinique
: quels sont ses buts et de quel type d’essai clinique s’agit-il?
On s’attend à ce que la sélection des sujets commence
dès le début de l’année 2008. Durant l’essai
clinique à double insu avec placebo, 200 personnes prendront oralement
une dose de 100 mg de minocycline, deux fois par jour. Jusqu’à 280
personnes feront l’objet de la sélection, et les investigateurs
s’attendent à ce que 30 pour cent d’entre elles ne
soient pas admissibles à l’étude.
Population cible pour l’étude : hommes et femmes, âgés
de 18 à 50 ans, dont la première apparition de symptômes
est survenue dans les 90 jours précédents et dont l’IRM
cérébrale montre au moins deux lésions. Cela signifie
que les personnes chez qui une SP est soupçonnée ou confirmée
ne seront pas admissibles à l’étude.
Un des objectifs de l’étude est de ralentir la progression
du syndrome clinique isolé (SCI, ou la première poussée
symptomatique de SP) vers une SP cliniquement certaine. Le diagnostic
de SP se confirme après une deuxième poussée ou lorsque
l’IRM cérébrale de suivi montre des changements très
concrets.
L’essai clinique a également pour but de réduire
le nombre de personnes qui verront leur état évoluer vers
une SP cliniquement certaine après six mois de traitement comparativement
au placebo. Les participants feront l’objet d’un suivi jusqu’à la
fin des 24 mois que durera l’étude.
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Comment puis-je participer?
La meilleure façon d’appuyer de telles initiatives de recherche
sur la SP est de faire un don à la Société canadienne
de la SP. Pour faire un don, visiter le site www.scleroseenplaques.ca.
Pour cette étude en particulier, la sélection des sujets
commencera seulement en 2008. Dès lors, les centres qui participent à l’étude
sélectionneront des personnes dont la première apparition
de symptômes est survenue dans les 90 jours précédents.
Les personnes chez qui une SP est soupçonnée ou confirmée
ne sont pas admissibles à l’étude.
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La minocycline peut-elle être utilisée pour le traitement
d’autres maladies comme la SLA ou pour les AVC?
Des études portant sur la minocycline dans le traitement de la
SLA et des AVC ont déjà été réalisées.
Les résultats obtenus sont variables. Dans le cas de la SP, les
chercheurs tentent de savoir si la minocycline peut influencer une
cible très spécifique à la SP. Les recherches initiales
ont démontré qu’il était fort possible que
ce médicament puisse ralentir la progression de la SP. Par suite
de ces résultats, un financement de quatre millions de dollars
a été accordé pour la réalisation d’un
essai clinique de phase III auquel participeront 200 personnes. Ce financement
provient de la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP, organisme
affilié à la Société de la SP.
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Quels sont les établissements et qui sont les chercheurs qui font
partie de l’étude?
Le comité directeur de recherche clinique est composé de
:
Dre Luanne Metz (chercheuse principale), Université de Calgary,
Hotchkiss Brain Institute
Dr Anthony Traboulsee, Université de la Colombie-Britannique
Dr David Li, Université de la Colombie-Britannique
Dr Pierre Duquette, Université de Montréal
Dr Paul O’Connor, Université de Toronto
Dr Jack Antel, Université McGill, Institut neurologique de Montréal
Dr Michael Hill, Université de Calgary, Hotchkiss Brain Institute
Dr Sam Wiebe, University de Calgary, Hotchkiss Brain Institute
Dr Michael Eliasziw, Université de Calgary, Hotchkiss Brain Institute
L’équipe de recherche biomédicale est composée
de :
Dr V. Wee Yong (chef d’équipe), Université de Calgary,
Hotchkiss Brain Institute
Dr Alexandre Prat, Université de Montréal
Dr Amit Bar-Or, Université McGill, Institut Neurologique de Montréal
Le comité de pharmacovigilance indépendant est composé de
:
Dr T Jock Murray (président), Université Dalhousie
Dr Ruth Ann Marrie, Cleveland Clinic
Dr Brenda Banwell, Université de Toronto
Les établissements suivants font partie de l’étude
:
Université de Calgary, Hotchkiss Brain Institute, Calgary
Dr Michael Yeung (Chercheur principal de cet établissement)
Université de Colombie-Britannique, Vancouver
Dr Anthony Traboulsee (Chercheur principal de cet établissement)
Fraser Health MS Clinic, Burnaby Hospital
Dr Galina Vorobeychik (Chercheur principal de cet établissement)
Université de l’Alberta, Edmonton
Dr Gregg Blevins (Chercheur principal de cet établissement)
David Thompson Health Region, Red Deer
Dre Jacqueline Bakker (Chercheuse principal de cet établissement)
Université de Saskatchewan, Saskatoon
Dre Carol Boyle (Chercheuse principal de cet établissement)
Université Western Ontario, London
Dr Marcelo Kremenchutzky (Chercheur principal de cet établissement)
Université de Toronto
Dr Paul O’Connor (Chercheur principal de cet établissement)
Université Queen’s, Kingston
Dr Don Brunet (Chercheur principal de cet établissement)
Université d’Ottawa
Dr Mark Freedman (Chercheur principal de cet établissement)
Université de Montréal
Dr Pierre Duquette (Chercheur principal de cet établissement)
Université Laval, Québec
Dre Manon Thibault (Chercheuse principal de cet établissement)
Neuro Rive-Sud, Université de Sherbrooke
Dr Francois Grand’Maison (Chercheur principal de cet établissement)
Université Dalhousie, Halifax
Dr Virender Bhan (Chercheur principal de cet établissement)
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