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À propos de la sclérose en plaques
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Prise en charge des symptômes de la SP
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Troubles vésicaux

Le dysfonctionnement vésical (DV) est répandu et peut être incommodant. En effet, il peut saper l’énergie en troublant le sommeil et devenir une source d’inquiétude pour la personne touchée, qui pourra éviter les activités sociales, rester confinée à la maison ou s’isoler complètement. Les troubles vésicaux peuvent également prédisposer une personne aux infections urinaires (IU) qui, à leur tour, peuvent aggraver la spasticité et la mobilité, et du même coup, alourdir l’incapacité globale de la personne.
 
En général, il est facile de prendre en charge le DV, et des mesures relativement simples peuvent être d’une grande utilité aux personnes atteintes de SP. Le médecin traitant doit être mis au courant de tout changement dans la fréquence des mictions et la quantité d’urine évacuée, de toute altération de la maîtrise de la vessie et du fait que vous avez de la difficulté à amorcer la miction, si c’est le cas, ou que vous devez vous lever la nuit pour aller uriner. Les symptômes de DV peuvent varier en intensité, d’un jour à l’autre. Il faut bien noter les fluctuations observées. Il est important de ne pas réduire la quantité de liquides consommée, dans l’espoir de diminuer la fréquence des mictions. Une telle réduction entraîne une concentration des urines, facteur prédisposant aux infections urinaires et à toutes les complications potentielles de telles infections : spasticité, aggravation des symptômes de la SP et apparition de nouveaux symptômes. L’infection urinaire doit être envisagée lorsqu’un de ces symptômes apparaît soudainement. Enfin, le dysfonctionnement vésical peut être une source de fatigue, en particulier s’il oblige la personne à aller uriner une ou plusieurs fois par nuit.

Le DV peut avoir plusieurs causes. Une petite vessie spastique peut empêcher l’emmagasinage des urines, entraînant des mictions fréquentes, alors qu’une vessie atone peut empêcher la vidange complète de la vessie. Ce symptôme peut aussi donner lieu à des mictions fréquentes étant donné que l’urine résiduelle laisse peu de place à l’urine nouvellement sécrétée. Un dysfonctionnement du sphincter qui commande l’ouverture de la vessie peut aussi empêcher la vidange complète de celle-ci et entraîner de fréquentes mictions impérieuses. Il n’est pas rare de voir des personnes aux prises avec plusieurs de ces problèmes. Il importe d’en déterminer la cause pour pouvoir instituer le traitement approprié.

Les examens de la fonction urinaire comprennent la mesure du volume postmictionnel d’urine résiduelle. On demande au patient d’uriner, puis on insère un petit cathéter dans l’urètre, qui permettra de voir la quantité d’urine qui reste dans la vessie. Un volume résiduel de plus de 25 à 50 mL appelle une intervention. Des explorations urodynamiques plus formelles sont parfois nécessaires. Elles comprennent la mesure du débit urinaire, la fonction sphinctérienne et la capacité vésicale totale. Ces examens ne sont pas douloureux, et l’information qu’ils fournissent peut contribuer grandement à améliorer la fonction de la vessie.

Principaux professionnels de la santé    
Généraliste, urologue, neurologue, infirmière spécialisée en SP.

Prise en charge des symptômes
Les exercices de Kegel consistent à contracter puis à relâcher la région abdominale basse. En renforçant le plancher pelvien, ces exercices peuvent parfois améliorer la fonction vésicale. Dans les cas de troubles de la vidange de la vessie, le cathétérisme intermittent peut se révéler utile. Un petit cathéter propre peut être inséré dans la vessie, de trois à cinq fois par jour, voire une seule fois, à l’heure du coucher. Cette technique, indolore et simple, permet de vider complètement la vessie, ce qui augmente la capacité d’emmagasinage de cette dernière et retarde le moment où il faudra se lever pour aller uriner. N’étant pas une méthode parfaitement stérile, elle a également l’avantage de pouvoir être utilisée n’importe où.

Il existe une grande variété de médicaments qui peuvent soulager ces symptômes, mais le choix du bon médicament requiert l’identification exacte de la cause du problème.

Autres ressources

Troubles urinaires et sclérose en plaques – Guide pour les personnes atteintes de SP. Publication de la Société canadienne de la SP.

Apprendre pour la vie : prise en charge des troubles vésicaux et intestinaux
Séance éducative audio offerte sur le site Web de la Société canadienne de la SP.

Réponses SP
Site Web de la Société canadienne de la SP qui contient de l’information sur des sujets variés, fournie par des spécialistes nord-américains aux domaines d’expertise divers en réponse aux questions posées par des personnes atteintes de SP.

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