Résultats d'une étude comparative
directe sur Avonex, Betaseron et Copaxone
Communication médicale
Le 9 novembre 1999
Résumé
Les médias viennent de faire état d'un communiqué de presse
concernant une étude comparative directe sur l'interféron bêta-1a
(Avonex), l'interféron bêta-1b (Betaseron) et l'acétate de glatiramère
(Copaxone). Bien qu'il ne contienne que peu de détails, il souligne
que des 156 personnes suivies durant 12 mois, celles qui prenaient
Betaseron ou Copaxone ont bénéficié d'une diminution significative,
sur le plan statistique, du nombre de leurs poussées, tandis
que chez ceux qui prenaient Avonex, la diminution n'était pas
significative sur le plan statistique. En outre, les personnes
traitées avec Betaseron ou Copaxone, contrairement à celles
traitées avec Avonex, ont présenté une « amélioration
de leur cote » sur l'ÉÉI, comparées aux témoins. L'insuffisance
de détails nous empêche cependant de comprendre la signification
clinique et scientifique de ces découvertes.
Historique
Les médias ont commenté récemment le compte rendu d'une étude
menée par Dr Omar Khan et son équipe, au Wayne State University,
à Détroit, au Michigan. Leurs résultats avaient été présentés
au congrès annuel de l'association américaine de neurologie,
en octobre. Les 156 participants à l'étude ont été informés
des traitements disponibles pour la forme cyclique (poussées-rémissions)
de SP, puis on les a invités à en choisi un. Bien que la répartition
des traitements n'ait pas été faite par tirage au sort, tous
les participants partageaient certains points : forme cyclique
de SP, âge, taux de fréquence des poussées et degré d'incapacité.
Quarante participants ont choisi l'interféron bêta-1a (Avonex),
41 ont choisi l'interféron bêta-1b (Betaseron), 41 ont choisi
l'acétate de glatiramère (Copaxone) et 33 ont décidé de ne pas
suivre de traitement. (N.B. Le troisième interféron bêta (Rebif),
interféron bêta-1a, est homologué au Canada, mais n'est pas
disponible aux États-Unis.)
Les participants à cette étude ont été suivis
durant 12 mois, après quoi les chercheurs ont comparé le taux
de fréquence des poussées survenues au cours de l'étude et le
degré d'incapacité observé au terme de l'étude aux valeurs qui
existaient avant l'étude. Le taux de fréquence des poussées
présenté par les participants avant l'étude a été basé sur leur
histoire médicale couvrant les deux années antérieures à l'étude.
Selon le communiqué de presse, une diminution
de la fréquence des poussées, significative sur le plan statistique,
a été constatée au bout de 12 mois de traitement chez deux des
groupes traités, observation confirmée par la comparaison du
taux de fréquence avant le traitement au taux de fréquence après
le traitement. Ce taux est passé de 1,21 à 0,61 par année chez
ceux qui prenaient Betaseron, et de 1,10 à 0,63 par année, chez
ceux qui prenaient Copaxone. Chez les participants traités avec
Avonex, le taux est passé de 1,20 à 0,85 par année, soit une
diminution non significative sur le plan statistique. Les résultats
des participants non traités n'ont pas été livrés, non plus
que ceux d'une étude statistique comparative des trois groupes
traités et d'une étude de l'un ou l'autre de ces groupes comparés
au groupe non traité.
La nouvelle mentionnait que les personnes
traitées avec Betaseron et Copaxone, mais non avec Avonex, avaient
présenté une « amélioration de leur cote » sur l'Échelle
Élaborée des Incapacités (ÉÉI), comparées au groupe non traité.
Cependant, aucun détail précis n'a été fourni sur les incapacités.
L'absence de tels renseignements nous empêche de comprendre
la signification de ces résultats.
Bien qu'il s'agisse de la première étude
clinique directe comparant trois des traitements actuels de
la SP, l'insuffisance de détails rend l'évaluation de certains
résultats très difficile. Les études comparatives sont très
utiles aux personnes atteintes de SP qui tentent de choisir,
avec leur médecin, le traitement qui leur conviendrait le mieux.
D'autres renseignements sur cette étude nous seront transmis
sitôt qu'ils seront disponibles.
(Renseignements transmis gracieusement par
la National MS Society - organisme américain de SP)
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