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L'échange plasmatique pourrait
s'avérer bénéfique dans les poussées graves de SP
Communication médicale
Le 20 octobre 1999
Résumé
Des chercheurs de la clinique Mayo, à Rochester, au Minnesota,
ont annoncé que l'échange plasmatique (plasmaphérèse) pourrait
s'avérer bénéfique dans le traitement des poussées graves de
SP, réfractaires à l'habituelle corticothérapie à fortes doses.
Les chercheurs insistent sur le fait que cette intervention
ne devrait pas être considérée comme un traitement de départ
dans les poussées de SP, ni comme un remède à cette maladie.
Données de base
Une équipe de chercheurs dirigée par Dr Brian Weinshenker,
de la clinique Mayo, à Rochester, au Minnesota, a annoncé, à
un colloque international sur la SP, tenu en Suisse, en septembre
dernier, que l'échange plasmatique pouvait se révéler bénéfique
dans le traitement des poussées graves de SP, réfractaires à
la corticothérapie à fortes doses, d'usage courant.
Les chercheurs ont traité 22 personnes dont
12 avaient subi de sévères poussées de SP ayant laissé de graves
séquelles neurologiques. Les autres étaient atteintes d'autres
maladies inflammatoires démyélinisantes. Tous les participants
avaient été soumis, sans succès, à l'habituelle corticothérapie
à fortes doses. Les échanges plasmatiques ont été effectués
dans les trois mois environ suivant la poussée et peu de temps
après l'échec du traitement aux corticostéroïdes.
Quatre des 12 participants atteints de SP
(33 p. 100) ont bien répondu à l'échange plasmatique. Ils ont
constaté une amélioration fonctionnelle au niveau d'au moins
un des paramètres neurologiques ciblés. Une amélioration neurologique
modérée ou grande a été observée chez huit (42 p. 100) des participants
traités (19 au total).
Les chercheurs insistent cependant sur le
fait que l'échange plasmatique ne peut être considéré comme
un remède. Ils ont aussi souligné qu'au cours des six mois de
suivi, quatre participants qui avaient bien répondu au traitement
(pas nécessairement ceux qui étaient atteints de SP) et cinq
participants qui n'avaient pas bien répondu au traitement ont
subi des poussées.
L'échange plasmatique consiste à retirer
le sang du patient, à séparer mécaniquement les cellules sanguines
du plasma et à réinjecter ces cellules au patient avec un substitut
de plasma. Son emploi est fondé sur le fait que le plasma contient
des facteurs immunitaires qui peuvent maintenir l'activité de
la maladie. Remplacer le plasma par un autre liquide pourrait
donc inhiber ces facteurs.
Les participants à cette étude étaient soumis
à sept traitements, administrés tous les deux jours, durant
14 jours. Un groupe recevait le traitement actif (échange plasmatique
réel), et l'autre, un placebo (échange plasmatique factice).
Au bout de sept échanges (réels ou factices), ceux qui avaient
bien répondu n'en recevaient pas d'autres, tandis que ceux qui
n'avaient pas bien répondu étaient soumis au traitement actif.
L'effet secondaire le plus répandu fut l'anémie
qui n'a cependant pas provoqué de symptôme et s'est corrigée
d'elle-même. Deux membres du groupe témoin (placebo) ont décédé
à ce stade de l'étude : l'un d'eux en raison de maladies sous-jacentes,
et l'autre, suivant une complication grave reliés aux anticoagulants.
Une autre personne qui avait bien répondu au traitement est
décédée au cours du suivi.
L'échange plasmatique est pratiqué dans les
grands hôpitaux du Canada. Il est employé, entre autres, dans
le traitement de la myasthénie. On ne sait pas si le coût de
ce traitement est remboursable, étant donné que celui-ci pourrait
être considéré comme expérimental dans la SP, actuellement.
Une série d'échanges plasmatiques coûte entre 18 000 $ et 20
000 $..
L'échange plasmatique peut s'avérer utile
dans le traitement des poussées graves de SP, réfractaires à
l'habituelle corticothérapie à fortes doses. Soulignons toutefois
qu'environ 90 p. 100 des poussées graves de SP répondent bien
aux stéroïdes. Rien ne prouve que cette technique modifie l'évolution
de la maladie. Il ne s'agit pas non plus d'un remède.

Décharge de responsabilité
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de bienfaisance bénévole et indépendant. Elle n'approuve ni
ne recommande aucun produit ou thérapie, mais renseigne sa clientèle
afin que celle-ci puisse prendre des décisions éclairées.
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