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Santé Canada permet l’emploi d’Avonex dès la première poussée de SP et la confirmation des lésions par IRM

Communication Médicale
Le 17 septembre 2003

Santé Canada a étendu ses critères d’admissibilité au traitement par Avonexmd (interféron bêta-1a) aux personnes ayant subi une première poussée évocatrice de la SP et dont les lésions cérébrales mises en évidence par l’IRM sont caractéristiques de cette maladie. Cette décision découle des résultats de l’étude CHAMPS publiés en 2000, portant sur 383 personnes qui ont subi une première poussée de SP ayant provoqué des lésions détectées par l’IRM. Les participants à cette étude seraient considérés comme un groupe à risque très élevé de développer une SP cliniquement certaine. L’étude a montré que Avonex peut retarder l’apparition d’une deuxième poussée, confirmant ce diagnostic. On s’attend à ce que les gouvernements provinciaux et les assureurs privés tiennent compte de cette application élargie du traitement par Avonex pour décider s’il y a lieu de rembourser ce médicament aux personnes ayant subi une première poussée de SP, confirmée par les clichés d’IRM. Québec est la seule province qui rembourse le coût de ce médicament après une première poussée de SP. Le remboursement s’applique à Avonex et Rebif, un autre interféron bêta-1a).

Historique
Santé Canada a étendu ses critères d’admissibilité au traitement par Avonexmd (interféron bêta-1a) aux personnes ayant subi une première poussée évocatrice de la SP et dont les lésions cérébrales mises en évidence par l’IRM sont caractéristiques de cette maladie. Cette décision découle des résultats de l’étude CHAMPS (Controlled High Risk Subjects Avonex Multiple Sclerosis Prevention Study) publiés dans le New England Journal of Medicine, en septembre 2000. Cette étude, qui s’est déroulée dans 50 cliniques de SP au Canada et aux États-Unis, portait sur 383 personnes qui étaient considérées à risque très élevé de développer une SP cliniquement certaine. Ces personnes, qui présentaient un signe d'atteinte neurologique, telle une névrite optique, et plusieurs lésions asymptomatiques dans les clichés d’IRM, ont été traitées par des stéroïdes, traitement habituel, puis réparties au hasard en deux groupes. L'un prenait de l'interféron, et l'autre, un placebo. Les participants ont reçu le traitement actif habituel, soit une dose hebdomadaire d’Avonex par injection intramusculaire. (Avonex a été homologué au Canada en 1998 pour le traitement de la forme cyclique de la SP.)

Deux ans plus tard, on mettait fin à l'étude qui devait durer trois ans, suite à un ralentissement de 44 pour 100 de la progression vers une SP cliniquement certaine (développement d'un deuxième signe d'atteinte neurologique). Les nouvelles lésions des sujets traités étaient moins nombreuses que celles du groupe témoin, et les lésions existantes, moins développées, selon les clichés d'IRM.

La SP est déclarée cliniquement certaine après deux poussées distinctes de la maladie, produisant une atteinte neurologique caractérisée par la détérioration de la myéline dans le cerveau et la moelle épinière. Des études ont révélé que les personnes qui présentent un signe ou symptôme de démyélinisation et des lésions cérébrales, révélées par l’IRM, font face à un risque très élevé de développer la SP. Les personnes ayant subi des atteintes neurologiques similaires sans toutefois présenter de lésions cérébrales, dans les clichés d’IRM, présentent un risque relativement faible de développer une SP cliniquement certaine, pendant la même période.

On s’attend à ce que les gouvernements provinciaux et les assureurs privés tiennent compte de cette application élargie du traitement par Avonex pour décider s’il y a lieu de rembourser ce médicament aux personnes ayant subi une première poussée de SP, confirmée par les clichés d’IRM. Québec est la seule province qui rembourse le coût de ce médicament après une première poussée de SP. Le remboursement s’applique à Avonex et Rebif, un autre interféron bêta-1a). Santé Canada n'a pas étendu ses critères d'admissibilité au traitement par Rebif.

Au congrès de l’académie américaine de neurologie, en 2000, on a également présenté les résultats d’une étude sur Rebifmd (interféron bêta-1a) appelée ETOMS (Early Treatment of Multiple Sclerosis). Elle portait sur 308 personnes ayant subi une atteinte neurologique et présentant des lésions cérébrales dans leurs clichés d’IRM. Celles-ci ont reçu soit le traitement actif (à la faible dose de 22 mcg, tous les deux jours, par voie sous-cutanée), soit un placebo, durant deux ans. Dans le groupe traité, un ralentissement de 24 pour 100 de la progression vers une SP cliniquement certaine a été enregistré. Les nouvelles lésions des personnes traitées étaient moins nombreuses que celles du groupe témoin, et leurs lésions existantes, moins développées.

La décision de Santé Canada d’étendre ses critères d’admissibilité au traitement par Avonexmd fait suite aux résultats d’études confirmant que le traitement précoce de la sclérose en plaques peut retarder l’apparition d’une deuxième poussée de SP. En outre, de nombreux spécialistes de la SP croient que le traitement précoce de cette maladie peut réduire ou même prévenir le développement d’incapacités permanentes.

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