Accueil À propos de la SCSP Relations avec les gouvernements et Défense des droits Médias Coordonnées Plan du site Vie privée English
   
Société canadienne de la sclérose en plaquesMultiple Sclerosis Society of Canadatrouver un reméde - améliorer la qualité de vie
À propos de la sclérose en plaques Vivre avec la sclérose en plaques Recherche Traitements Donnez maintenant Aidez-nous Évenements spéciaux


Nouvelles sur la recherche et communications médicales
    partager +

Selon une petite étude, il y aurait un lien entre le développement de la SP et la vaccination contre l’hépatite B

Communication médicale
Le 16 septembre 2004

Résumé
Une étude récente a montré que les personnes vaccinées contre l’hépatite B triplaient leur risque de développer la SP dans les trois années suivant la vaccination, comparativement aux personnes n’ayant pas reçu ce vaccin durant la même période. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le numéro du 14 septembre de Neurology. Il importe de souligner que :

  • l’étude comprenait 163 personnes atteintes de SP (dont 11 avaient été vaccinées contre l’hépatite B dans les trois années précédant l’apparition des symptômes de SP) et 1 604 témoins non atteints de SP ;
  • la grande majorité des personnes atteintes de SP qui ont participé à cette étude n’avaient pas été vaccinées contre l’hépatite B, signe que ce vaccin ne serait pas le seul déclencheur de la SP ;
  • l’éditorial qui accompagnait le compte rendu de l’étude souligne que malgré la rigueur de la méthodologie employée dans cette étude, les résultats liés à la SP ne constituent pas une preuve suffisante pour justifier la modification des politiques sur l’immunisation, en particulier contre l’hépatite B, maladie grave et parfois fatale.

Détails
Une nouvelle étude a montré que les personnes vaccinées contre l’hépatite B triplaient leur risque de développer la SP dans les trois années suivant la vaccination, comparativement aux personnes n’ayant pas reçu ce vaccin durant la même période. Subventionnée par la National Multiple Sclerosis Society (organisme américain de la SP), cette étude comprenait 163 personnes atteintes de SP (dont 11 avaient été vaccinées contre l’hépatite B dans les trois années précédant l’apparition des symptômes de SP) et
1 604 témoins non atteints de SP. Miguel A. Hernan, M.D., Dr.Ph. (École de santé publique de Harvard, Boston) et ses collaborateurs ont publié les résultats de leurs travaux dans le numéro du 14 septembre de Neurology (2004, vol. 63, pp. 838-842). Tout en avançant la possibilité d’une relation entre le vaccin antihépatite et le développement de la SP, les auteurs soulignent que 93 % des participants atteints de SP qui n’avaient pas été vaccinés ont quand même développé cette maladie. L’éditorial qui accompagne l’article souligne que malgré la rigueur de la méthodologie employée dans cette étude, les résultats liés à la SP ne constituent pas une preuve suffisante pour justifier la modification des politiques sur l’immunisation, en particulier contre l’hépatite B, maladie grave et parfois fatale.

Données préliminaires
Le virus de l’hépatite B est à l’origine de quelque 4 millions d’infections aiguës dans le monde, chaque année. Plus de 350 millions de personnes sont devenues des porteurs chroniques de ce virus, suite à l’infection, et environ 25 % d’entre elles mourront d’une cirrhose du foie ou du cancer du foie, attribuable à cette infection virale. Le vaccin contre l’hépatite B est reconnu comme sûr et efficace dans la prévention de cette maladie et des maladies hépatiques subséquentes.

Depuis quelques années, on s’inquiète de la possibilité que ce vaccin augmente le risque de développer certaines maladies, dont la SP. Les soupçons dans la SP sont basés en partie sur un compte rendu d’étude menée en France au milieu des années 90, laissant supposer que le vaccin antihépatite B pouvait accroître le risque de maladies autoimmunes, dont la SP. Ces données n’ont cependant pas été confirmées lors d’études subséquentes, et deux comptes rendus distincts concluent qu’il n’y a aucune preuve de l’existence d’un lien entre le vaccin antihépatite B et le risque de développer la SP ou de subir une poussée de cette maladie (numéro du 1er février 2001 de The New England Journal of Medicine). L’Organisation mondiale de la santé et l'Institut de médecine ont passé en revue, de manière indépendante, les données disponibles et ont conclu qu'il n'y avait aucune relation entre le vaccin antihépatite B et la SP.

En dépit du grand nombre de données infirmant l’existence d’un lien entre le vaccin antihépatite B et la SP, les gens continuent de croire à la possibilité d’un tel lien. Dr Hernan et ses collaborateurs se sont penchés sur la question, à l’aide de la General Practice Research Database (GPRD) qui contient plus de trois millions de dossiers médicaux provenant du système de soins du Royaume-Uni.

Données sur l’étude
De toutes les personnes inscrites dans la GPRD, Dr Hernan et ses collaborateurs en ont répertoriées 713 qui étaient atteintes de SP (diagnostic établi entre janvier 1993 et décembre 2000). Parmi ces cas, les chercheurs en ont identifiés 163 (23 %) dont le diagnostic de SP a pu être confirmé, suite à l’examen de dossiers médicaux – étape essentielle pour s’assurer de l’exactitude du diagnostic. Leur dossier remontait à trois ans avant l’apparition des symptômes de SP. Au total, 1 604 témoins non atteints de SP, mais possédant un dossier dans la GPRD depuis au moins trois ans (environ 10 pour chaque cas de SP) ont été choisis aux fins de comparaison.

Les résultats montrent que 11 (6,7 %) des 163 personnes atteintes de SP avaient été immunisées au moins une fois contre l’hépatite B au cours des trois années précédant l’apparition des symptômes de SP, comparativement à 39 (2,4 %) témoins qui n’avaient pas développé la SP. Pour cerner la spécificité du vaccin contre l’hépatite B, les auteurs ont extrait de la GPRD des données sur deux vaccins couramment administrés, soit le vaccin antigrippal et le vaccin antitétanique. Mais comparée à celle des témoins, la fréquence de ces immunisations chez les personnes qui ont développé la SP n’était pas différente de celle des personnes qui ne l’ont pas développée.

Soulignons que les chercheurs n’ont pas essayé de voir si le vaccin antihépatite B pouvait accroître le risque de survenue d’une poussée de SP ou l’activité de la maladie, chez les personnes chez qui la SP a déjà été diagnostiquée. Et ils n’apportent aucune explication biologique à l’association supposée entre le vaccin antihépatite B et le développement de la SP.

Conclusion
Cette étude a montré que les personnes vaccinées contre l’hépatite B triplaient leur risque de développer la SP dans les trois années suivant la vaccination, comparativement aux personnes n’ayant pas reçu ce vaccin durant la même période. Or, la grande majorité des personnes atteintes de SP qui ont participé à cette étude n’avaient pas été vaccinées contre l’hépatite B, signe que ce vaccin ne serait pas le seul déclencheur de la SP.

Dans l’éditorial qui accompagnait le compte rendu de l’étude, Robert T. Naismith, M.D.,et Anne H. Cross, M.D. (Université de Washington, à Saint-Louis) soulignent que malgré la rigueur de la méthodologie employée par Dr Hernan et ses collaborateurs, les résultats ne sont basés que sur onze dossiers de personnes atteintes de SP et sont en contradiction avec ceux de la plupart des études antérieures. Au moment où les données ont été recueillies, le vaccin antihépatite B était surtout administré aux personnes à risque élevé de développer cette maladie, soit les travailleurs de la santé. Ceux-ci étaient peut-être mieux en mesure de reconnaître les symptômes neurologiques et de les signaler au médecin plus tôt que des personnes ne travaillant pas dans le domaine de la santé. L’éditorial concluait : « Par conséquent, cet article devrait être considéré comme un morceau du casse-tête sur les causes de la SP, mais les données soumises ne suffisent pas pour justifier la modification des politiques relatives aux programmes d’immunisation. »

Le vaccin contre l’hépatite B est couramment recommandé à tous les jeunes de 17 ans ou moins. Il est reconnu comme sûr et efficace dans la pr évention de l’hépatite B.

(Adapté d'un communiqué du Research Programs Department, National Multiple Sclerosis Society (organisme américain de SP)

Cote INFO-SP : 2.7.2.8.V

Cliquez ici pour afficher ou imprimer ce document dans son format original.

Vous devez télécharger ADOBE ACROBAT READER pour afficher le document ci-dessus - c'est GRATUIT..

Décharge de responsabilité La Société canadienne de la sclérose en plaques est un organisme de bienfaisance bénévole et indépendant. Elle n'approuve ni ne recommande aucun produit ou thérapie, mais renseigne sa clientèle afin que celle-ci puisse prendre des décisions éclairées.

ligne
 

Société canadienne de la sclérose en plaques
Ligne sans frais pour joindre votre division : 1 800 268-7582

Courriel : cliquez ici info@scleroseenplaques.ca
(Veuillez inscrire le nom de votre municipalité et de votre province dans votre courriel.)

© Société canadienne de la sclérose en plaques