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Une recherche de petite envergure effectuée
à Edmonton permet de démontrer un léger
ralentissement de l'évolution de la maladie
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Communication médicale
Le 23 juin 2006
RÉSUMÉ
Une petite étude de phase II réalisée par
des chercheurs de l'Université de l'Alberta a montré
qu'un médicament expérimental, le MBP8298, pouvait
ralentir l'évolution de la sclérose en plaques
chez certains patients ayant une forme progressive de SP, porteurs
de certains gènes de la réponse immunitaire. Les
résultats ont été publiés dans l'édition
en ligne du 13 juin 2006 du European Journal of Neurology.
Une vaste étude de phase III est présentement
en cours.
DÉTAILS
Comme il a été publié dans l'édition
en ligne du 13 juin 2006 du European Journal of Neurology, les
Drs Kenneth Warren et Ingrid Catz, a montré que le médicament
expérimental qu'ils avaient mis au point, le MBP8298,
avait permis de ralentir l'évolution de la sclérose
en plaques chez un sous-groupe de participants, comparé
à un groupe témoin (ayant pris un placebo - substance
inactive). Les chercheurs ont développé le MBP8298
à l'Université de l'Alberta.
Au total, 32 personnes atteintes d'une forme
progressive de SP (primaire ou secondaire) ont reçu du
MBP8298, ou un placebo, par voie intraveineuse, tous les six
mois durant deux ans. Cette étude était à
double insu, c'est-à-dire que ni les patients ni les
médecins ne savaient si la substance administrée
était le médicament ou le placebo. Les participants
avaient une cote entre 3,0 (capacité de marcher sans
aide) et 7,5 (peut faire quelques pas, mais a besoin d'un fauteuil
roulant pour circuler) sur l'EDSS (échelle élaborée
des incapacités). Dans l'ensemble, l'évolution
de la SP dans le groupe traité par le MBP8298 n'était
pas significativement différente de celle du groupe témoin
(placebo).
Toutefois lors d'une analyse des gènes
de la réponse immunitaire des participants, les chercheurs
ont découvert que les porteurs des haplotypes HLA-DR2
et HLA-DR4 ont bénéficié de manière
statistiquement significative du traitement par le MBP8298,
comparativement aux témoins porteurs des mêmes
haplotypes. De 50 à 70 pour cent des personnes atteintes
de SP sont porteuses de ces haplotypes, alors que ce pourcentage
se situe entre 20 et 30 pour cent dans la population en général.
Les chercheurs ont également tenté
de savoir si le MBP8298 supprimaient les anticorps anti-PBM,
afin d'évaluer le degré de tolérance immunitaire.
Ils ont constaté une suppression des anticorps chez la
plupart des sujets traités, quoique ce phénomène
ne fut pas annonciateur de quel que bienfait clinique que ce
soit.
Le MBP8298 est un peptide synthétique
correspondant à une portion de la protéine basique
de la myéline (PBM), l'une des protéines qui constituent
cette gaine protectrice essentielle des fibres nerveuses du
système nerveux central. On croit que cette séquence
est la principale cible des cellules immunitaires durant les
poussées de SP. En administrant du MBP8298, les chercheurs
espèrent rendre sa tolérance au système
immunitaire envers cet important constituant de la myéline.
Des responsables d'une étude clinique
de phase II-III sur le MBP8298 dans le traitement de la forme
cyclique (poussées-rémissions) de SP recrutent
présentement des participants au Canada, au Royaume-Uni,
au Danemark et en Suède. Environ 550 personnes recevront
soit le MBP8298 soit un placebo, par voie intraveineuse, tous
les six mois durant deux ans. Cette étude a été
subventionnée par BioMS, société de biotechnologie
basée à Edmonton. Pour en apprendre davantage
sur cette étude, rendez-vous sur le site Web de BioMS
: www.biomsmedical.com.

Décharge de responsabilité
La Société canadienne de la sclérose en
plaques est un organisme de bienfaisance bénévole
et indépendant. Elle n'approuve ni ne recommande aucun
produit ou thérapie, mais renseigne sa clientèle
afin que celle-ci puisse prendre des décisions éclairées.
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