Des chercheurs norvégiens confirment
que l’incidence des symptômes de dépression
et d’anxiété est plus élevée
chez les personnes atteintes de SP que chez les autres
Afficher
ou imprimer ce document dans son format original.

Communication médicale
Le 21 avril 2008
RÉSUMÉ
Des chercheurs de la Norvège ont constaté que l’incidence
des symptômes de dépression et d’anxiété était
significativement plus élevée chez les personnes
atteintes de SP que chez les personnes non atteintes de cette
maladie. Leur étude fournit des données importantes
sur la survenue de changements émotionnels chez les personnes
atteintes de SP et sur la nécessité de recourir
plus souvent au traitement de ces symptômes.
DÉTAILS
A. Antonie G. Beiske, M.D. (Centre hospitalier universitaire,
Akershus, Norvège) et ses collaborateurs ont publié les
résultats de leur étude dans European Journal
of Neurology (Mars 2008;15(3):239-45). Leurs travaux ont été financés
par l’organisme norvégien de la SP, le Hølands
legacy, le Per B. Larsens legacy, le Kjell Alames Legacy et
le bureau de Bergen de l’organisme norvégien de
la SP.
Des changements émotionnels sont souvent observés
dans la SP. Ils sont liés, d’une part, à la
réaction au stress engendré par le fait de vivre
avec une maladie chronique et imprévisible et, d’autre
part, aux troubles neurologiques entraînés par la
maladie. La dépression profonde, les sautes d’humeur,
l’irritabilité et les épisodes de rires ou
de pleurs incontrôlables posent des défis importants
aux personnes atteintes de SP et à leur famille.
L’équipe du Dr Beiske a étudié les
symptômes de dépression et d’anxiété chez
les personnes atteintes de SP de quatre municipalités
de l’est de la Norvège. Les chercheurs ont pu collecter
et analyser les résultats d’examens cliniques et
neuropsychiatriques de 140 patients. Ont été exclus
de l’étude les patients qui présentaient
des troubles cognitifs ou psychiatriques graves ou une maladie
sérieuse autre que la SP. Les données ont été comparées
aux résultats d’une étude de 2001 sur la
santé en général et la santé mentale
des Norvégiens. Les outils de mesure cliniques comprenaient
la HSCL-25 (Hopkins Symptom Check List), simple et courte liste
de contrôle des symptômes de dépression et
d’anxiété. Dans le groupe des personnes atteintes
de SP, la fatigue a également été évaluée.
On a demandé aux participants atteints de SP s’ils
avaient déjà été traités par
un psychiatre ou un psychologue ou s’ils croyaient qu’ils
devraient être traités contre la dépression
ou l’anxiété.
Au total, 31,4 p. cent des personnes atteintes de SP ont déclaré avoir éprouvé des
symptômes de dépression; ce taux est significativement
plus élevé que celui de la population en général, évalué à 16,1
p. cent. Par ailleurs, la proportion des personnes atteintes
de SP qui avaient souffert d’anxiété était
de 19,3 p. cent, soit un taux nettement plus élevé que
celui du groupe témoin, qui se situe à 10,9 p.
cent.
Dans le groupe de personnes atteintes de SP, la fatigue et le
jeune âge à l’apparition de la maladie étaient
associés de manière importante à des symptômes
de dépression. De leur côté, les symptômes
d’anxiété étaient liés à la
fatigue et à la douleur, à une activité réduite
de la maladie et au jeune âge à l’apparition
de la maladie. Comparés aux participants qui ne souffraient
pas de fatigue, ceux qui en souffraient avaient un taux de risque
de symptômes de dépression presque quadruplé et
un taux de risque de symptômes d’anxiété plus
de cinq fois plus élevé. En outre, chez les personnes
qui éprouvaient de la douleur, le taux de risque de symptômes
d’anxiété était plus de quatre fois
supérieur à celui des autres. Seulement 15,9 p.
cent des patients avaient été traités contre
la dépression, et 11,1 p. cent contre l’anxiété.
De tous les patients non traités qui déclaraient
ressentir des symptômes de dépression ou d’anxiété,
18,2 p. cent ont exprimé le besoin de traitement.
«
Les symptômes de dépression et d’anxiété,
associés ou non à d’autres symptômes
de la SP, altèrent les capacités du patient »,
soulignent les auteurs. « En conséquence, ils doivent être
identifiés et traités, et non interprétés
comme une conséquence naturelle et inévitable du
processus pathologique.
[Contient des informations de la National Multiple Sclerosis Society (organisme
américain de la SP)]
Cote INFO-SP : 1.7.1.4 aa
Services nationaux
Information médicale et enseignement
Available in English.

Avis de non-responsabilité
La Société canadienne de la sclérose en plaques est un organisme
de bienfaisance bénévole et indépendant. Elle n’approuve
ni ne recommande aucun produit ou traitement, mais renseigne sa clientèle
afin que celle-ci puisse prendre des décisions éclairées.
Haut de page
|