Progrès dans les traitements expérimentaux
de la SP
et dans bien d’autres domaines,
rapportés au congrès de l’Académie américaine
de neurologie
(American Academy of Neurology)
Plus de 10 000 chercheurs et neurologues praticiens de partout
dans le monde se sont réunis au 60e congrès annuel
de l’Académie américaine de neurologie (American
Academy of Neurology), à Chicago, du 12 au 19 avril dernier.
Un nombre record de présentations étaient liées à la
SP, soit 338. Les chercheurs subventionnés par l'organisme
américain de la SP (National Multiple Sclerosis Society)
comptaient parmi ceux qui ont rendu compte de données
nouvelles dans de nombreux domaines de recherche sur la SP.
Détails
Présentation du Prix John Dystel
Le professeur Stephen L. Hauser, M.D., a reçu le Prix
John Dystel pour la recherche sur la SP 2008, décerné par
la National MS Society et l’American Academy of Neurology
en reconnaissance de ses études innovatrices sur la susceptibilité génétique à la
SP et de son rôle dans la traduction en essais cliniques
des nouvelles connaissances sur le rôle des cellules B
immunitaires dans la SP.
Le Dr Hauser (Université de la Californie à San
Francisco) a insisté sur les difficultés inhérentes à la
recherche sur la SP, en particulier, lorsqu’il s’agit
de traduire les données issues des études fondamentales
en nouveaux traitements. « La plus grande menace aux progrès
dans la compréhension de la SP réside dans le fait
que le nombre de jeunes chercheurs cliniciens exceptionnels est
en chute libre », explique-t-il. C’est une source
d’inquiétude croissante qui pourrait être
attribuable, en partie, à la diminution des possibilités
de subventions de recherche provenant des Instituts américains
de la santé (NIH) et à l’accroissement des
contraintes financières, qui résulte de l’augmentation
des frais de scolarité, tant au niveau collégial
qu’universitaire.
Il a aussi parlé du potentiel extraordinaire de la recherche
génétique. « D’ici à 2013, nous
connaîtrons toutes les variantes [variations génétiques]
qui influencent la SP. Nous saurons aussi pourquoi certaines
populations ne sont pas touchées par cette maladie. » Ces
données et d’autres renseignements sur les gènes
de la SP devraient aider à trouver la cause de la sclérose
en plaques et à définir de nouvelles cibles thérapeutiques.
Le Dr Hauser a aussi souligné la signification du Prix
qu’il a reçu : « Ce Prix nous rappelle le
but ultime de nos travaux de recherche : venir en aide aux personnes
atteintes de SP. »
Résultats prometteurs des essais cliniques sur la SP
Un grand nombre de présentations rendaient compte de l’analyse
de nouvelles données provenant des essais cliniques en
cours ou terminés. Voici quelques exemples du travail
exaltant des chercheurs et des sociétés pharmaceutiques
et de biotechnologie du monde entier.
Agents expérimentaux à l’étude
Une étude comparative de phase II, d’une durée
de six mois, sur le fingolimod (FTY720, Novartis Pharma), dont
on a déjà parlé, a révélé que
ce médicament semble diminuer la fréquence des
poussées et l’activité de la maladie, mesurée
par l’IRM, dans la forme progressive de SP accompagnée
de poussées. Le fingolimod fait actuellement l’objet
d’une étude de phase III. Les résultats ont
montré que 73 p. cent des participants qui avaient pris
5 mg de FTY720 durant l’étude n’avaient toujours
pas subi de poussées, trois ans plus tard, alors que la
proportion de ceux qui en avaient pris 1,25 mg était de
68 p. cent. Sur une base annualisée, le taux de poussée
moyen était de 0,20 (c.-à-d. une poussée
en cinq ans) et la proportion des participants ne présentant
aucune lésion cérébrale active selon l’IRM était
de 89 p. cent (contre 84 p. cent, après deux ans).
Le Dr Hideki Garren (Bayhill Therapeutics) et ses collaborateurs
ont livré des données supplémentaires tirées
de l’étude de phase II sur le BHT-3009 (doses de
0,5 mg ou 1,5 mg, comparées à un placebo), menée
auprès de 289 personnes atteintes de la forme cyclique
(poussées-rémissions) de SP. Étant donné qu’aucune
différence statistiquement significative n’a été relevée
entre les participants traités et le groupe témoin
(placebo) quant au nombre de lésions actives mises en évidence
par l’IRM, le Dr Garren a concentré sa présentation
sur les résultats de 80 patients soumis à un prélèvement
de liquide céphalorachidien (LCR) avant le début
du traitement. Cette procédure visait à établir
le profil des patients qui répondaient au traitement,
sur la base du taux de départ de l’immunoglobuline
G (IgG) dans le LCR. Chez ceux dont le taux était supérieur
ou égal à 2,5 mg/dl au départ, le but premier
de l’étude a été atteint, c’est-à-dire
que le nombre de lésions actives observées sur
les clichés de l’IRM a diminué de 44 p. cent,
comparativement au placebo, entre la 28e et la 48e semaine de
l’étude. Le taux de poussée annualisé dans
ce groupe a été réduit de 36 p. cent. Le
Dr Garren a souligné qu’un nouvel essai était
en voie d’élaboration.
La Dre Anjali Shah (Centre médical de l’Université du
sud-ouest du Texas, Dallas) et ses collaborateurs ont donné les
résultats d’une étude sur la toxine
botulinique de type A administrée par injections à 19 personnes
atteintes de SP et ayant un pied tombant, causé par la
spasticité musculaire. Lors d’essais cliniques,
ces injections ont permis d’atténuer la spasticité de
muscles précis durant une période allant jusqu’à trois
mois, sans entraîner d’effets secondaires importants.
Dans l’étude en cours, la toxine botulinique de
type A a été injectée dans les muscles des
jambes, et les patients ont suivi un traitement de physiothérapie
pendant six à huit semaines. Résultat : une réduction
significative de la spasticité, une amélioration
importante de la qualité de vie sur le plan émotionnel
et la stabilisation de l’activité de la maladie.
Le Dr Michael Kaufman (Centre médical Carolinas, Charlotte,
Caroline du Nord) et ses collaborateurs ont fait le point sur
la phase II de l’étude sur le daclizumab (PDL Biopharma
et Biogen Idec), intitulée CHOICE, menée auprès
de 230 personnes atteintes d’une forme de SP accompagnée
de poussées, traitées par l’interféron
bêta. Les participants ont reçu soit de l’interféron
et un placebo, soit de l’interféron et du daclizumab.
Après 24 semaines, une amélioration a été observée
dans les deux groupes, mais elle était plus grande dans
le groupe traité par la dose la plus élevée.
Les données préliminaires quant à l’innocuité du
médicament ont montré que le taux général
d’infection était à peu près le même
dans tous les groupes traités.
Deux équipes de chercheurs ont communiqué les
résultats
d’un traitement par une faible dose de naltrexone (FDN).
Le Dr Gianvito Martino (Hôpital San Raffaele, Milan,
Italie) et ses collaborateurs ont administré 5 mg de
naltrexone à 40
personnes atteintes de SP progressive primaire durant six mois
pour évaluer l’innocuité de ce médicament
et ses effets sur la spasticité, la douleur et la fatigue.
Cinq patients ont abandonné l’étude. Des
bienfaits significatifs ont été constatés
sur le plan de la fatigue et de la dépression. Parmi
les réactions défavorables les plus fréquentes,
mentionnons un accroissement passager des enzymes hépatiques,
des infections urinaires, une légère agitation
et des troubles du sommeil.
Le Dr Bruce Cree (Université de
la Californie à San
Francisco) et ses collaborateurs ont déclaré qu’un
traitement de huit semaines par une FDN avait permis d’améliorer
la qualité de vie (en particulier les troubles cognitifs
signalés par le patient, la santé mentale et
la douleur) de 60 personnes atteintes de SP, selon les réponses
de ces dernières au Questionnaire sur la qualité de
vie des personnes atteintes de SP. Les FDN n’ont cependant
produit aucun effet sur la dimension physique (fatigue, maîtrise
de la vessie et des intestins, satisfaction sexuelle et vision)
de la qualité de vie. Par ailleurs, certains patients
ont eu des rêves d’apparence réelle durant
la première semaine de traitement, mais aucune autre
réaction
défavorable n’a été rapportée.
Le Dr Alasdair J. Coles (Hôpital Adenbrooke, Université de
Cambridge, Royaume-Uni) a exposé les résultats
de la phase II d’un essai clinique de 24 mois qui a permis
de comparer les effets de deux doses différentes d’un
anticorps monoclonal immunosuppresseur, l’alemtuzumab (Genzyme
Corporation) à ceux de RebifMD (interféron bêta-1a,
EMD Serono et Pfizer) sur des personnes atteintes de SP cyclique
qui n’avaient jamais pris de médicaments modificateurs
de l'évolution de la SP. Les données totalisées
indiquent une réduction de 73 p. cent du risque de poussées
de SP et de 71 p. cent du risque d’aggravation soutenue
de l’incapacité chez les participants qui prenaient
l’une ou l’autre des doses de Campath (alemtuzumab),
comparativement à ceux qui prenaient Rebif. Des cas de
purpura thrombocytopénique d’origine immunitaire,
des troubles thyroïdiens et des infections sont survenus
plus souvent dans les groupes traités par l’alemtuzumab
que dans le groupe traité par Rebif.
Dans le cadre d’une séance plénière
particulière, le professeur Moses Rodriguez (Clinique
Mayo) a décrit le travail laborieux qu’a nécessité l’élaboration
d’un nouveau traitement pour la SP et peut-être d’autres
maladies, à partir d’anticorps naturels, produits
par le système immunitaire de l’organisme. Ses travaux
actuels ont été subventionnés en grande
partie par l’organisme américain de la SP (National
Multiple Sclerosis Society). Dans les modèles animaux
de SP, l’équipe de chercheurs a découvert
des anticorps qui stimulent la réparation de la gaine
de myéline des fibres nerveuses. La détérioration
de la myéline est une caractéristique de la SP,
et la réparation de cette gaine peut améliorer
les fonctions de l’organisme et protéger les fibres
nerveuses qu’elle entoure. Le Dr Rodriguez a souligné que
les anticorps feraient bientôt l’objet d’essais
cliniques chez les humains.
Études sur les médicaments homologués pour la SP
Dans une petite étude comprenant 12 personnes traitées
par TysabriMD (natalizumab, Biogen Idec et Elan Pharmaceuticals),
le Dr B. Khatri (Centre médical Aurora St. Luke, Milwaukee)
et ses collaborateurs ont tenté de voir si l’échange
plasmatique (processus d’épuration qui consiste à remplacer
la portion liquide du sang, c.-à-d. le plasma) pouvait
diminuer la concentration de Tysabri dans le sang et, peut-être,
servir de méthode d’intervention en présence
d’une leucoencéphalopathie multifocale progressive
(LMP) – maladie du cerveau qu’ont présentée
trois participants (dont deux sont décédés)
aux essais cliniques sur Tysabri. L’échange plasmatique
a fait chuter la concentration de Tysabri de 90 p. cent ou plus.
Cette procédure est bien tolérée et n’augmente
pas l’activité de la SP. Tous les patients ont repris
le traitement par Tysabri, sans complication. D’autres études
seront nécessaires pour déterminer le degré d’efficacité de
l’échange plasmatique dans les cas de LMP.
Les
plus récentes données sur l’innocuité de
Tysabri ont également été communiquées
: à la fin de mars dernier, 26 000 patients étaient
traités par ce médicament dans le monde, 9 000
y ont été exposés durant au moins un an
et 3 600 y ont été exposés durant au moins
18 mois. Aucun nouveau cas de LMP n’est apparu.
Copaxone (acétate de glatiramère, Teva Pharmaceutical
Industries) a diminué de manière significative
le risque de SP et retardé l’apparition de la SP à la
suite de la manifestation du SCI (syndrome clinique isolé :
premier événement évocateur de la SP) chez
les participants à l’étude PreCISe. Comparé au
groupe témoin (placebo), le groupe traité par Copaxone
a vu, d’une part, son risque de SP cliniquement définie
diminuer de 45 p. cent et, d’autre part, le temps écoulé jusqu’à la
confirmation du diagnostic de SP allonger de 386 jours. La proportion
des patients qui ont reçu un diagnostic de SP était
de 43 p. cent dans le groupe témoin et de 25 p. cent dans
le groupe traité par Copaxone.
Le Dr Paul O’Connor (Université de Toronto) et ses
collaborateurs ont livré les résultats de l’étude
BEYOND qui a permis d’évaluer l’efficacité de
Copaxone et de deux doses (500 µg et 250 µg) de Betaseron
(interféron bêta-1b). Aucune différence n’a été enregistrée
quant au principal critère d’évaluation (taux
de risque de poussée) et à des critères
secondaires tels que les résultats de l’IRM. Selon
les observations, la dose actuelle approuvée de 250 µg
de Betaseron s’avère optimale.
La Dre Emmanuelle Le Page (Hôpital Pontchaillou, Rennes,
France) et ses collaborateurs ont administré Betaseron à 109
personnes atteintes de SP cyclique très active, après
un traitement par la mitoxantrone associée à la
méthylprednisolone ou la méthylprednisolone seule.
Les chercheurs espèrent qu’une immunosuppression
de courte durée accroîtra l’efficacité du
Betaseron. L’aggravation de l’incapacité mesurée
au moyen de l’échelle EDSS a été retardée
significativement plus longtemps dans le groupe mitoxantrone-méthylprednisolone
que dans le groupe méthylprednisolone, et le pourcentage
de patients dont le score EDSS a augmenté d’au moins
un point a été réduit de 65 p. cent dans
le premier groupe, comparativement au second. Le taux de poussée
annualisé a diminué de 61,5 p. cent dans le groupe
mitoxantrone-méthylprednisolone, et le pourcentage de
patients sans poussée a été de 53 p. cent
dans ce groupe, comparativement à 26 p. cent dans le groupe
méthylprednisolone. Aucun événement défavorable
grave n’est survenu durant la période de suivi.
La Dre Bianca Weinstock-Guttman (Université de l’État
du New York, Buffalo) et ses collaborateurs ont examiné les
profils de gènes exprimés (c’est-à-dire
des gènes activés ou désactivés)
en réponse au traitement par l’interféron
bêta. L’équipe a signalé que les profils
d’expression génétique des personnes atteintes
de SP qui avaient une bonne réponse clinique au traitement
différaient de ceux des personnes qui n’obtenaient
qu’un effet thérapeutique partiel. Un profil d’expression
génétique différent a aussi été remarqué chez
les patients pour qui les effets secondaires du traitement étaient
tenaces. Ces résultats permettent d’envisager la
possibilité pour les médecins de savoir dès
le début du traitement si une personne y répondra
bien ou non, et de revoir la médication en conséquence.
Recherche sur le dépistage et la compréhension
de la SP
Outre les résultats de multiples essais cliniques présentés
au congrès de l’AAN, on a fourni des données
d’études de pointe portant sur la génétique,
la recherche fondamentale et l’imagerie par résonance
magnétique. Ce travail est crucial dans le dépistage
et la compréhension de la SP.
De nouveaux résultats ont été annoncés
par le Dr Philip De Jager et ses collaborateurs du consortium
international de chercheurs cliniciens et d’experts en
génomique, créé grâce au financement
de l’organisme américain de la SP (National Multiple
Sclerosis Society). Le groupe a précédemment complété la
plus vaste analyse par balayage réitérée
du génome (balayage de tous les gènes du corps
humain) jamais réalisée dans la SP. Il a découvert
deux nouvelles variations génétiques associées à la
SP. Ajoutant 954 personnes atteintes de SP et 581 témoins à leur étude
antérieure, ils ont identifié plusieurs nouvelles
variations génétiques associées à la
SP, y compris deux gènes régissant l’adhésion
cellulaire (P Cadherin 7 et CTNNA3). Deux variations génétiques
précédemment découvertes ont été confirmées,
dont le CD58, qui influe sur une autre molécule d’adhésion
cellulaire. L’équipe cherche à valider ses
données sur 5 000 variations génétiques,
grâce aux renseignements provenant de 5 000 personnes atteintes
de SP et de 1 500 témoins non atteints de cette maladie.
Dans le même domaine de recherche, le Dr Bruce Cree et
ses collaborateurs ont fait le point sur des études génétiques
menées auprès d’Afro-Américains. La
comparaison de groupes ethniques à faible risque de SP
(tels les Afro-Américains) à des groupes à haut
risque (tels les descendants des peuples de l’Europe du
Nord), comprenant le repérage de leurs ressemblances et
de leurs différences, pourrait aider à repérer
les régions chromosomiques qui contiennent des gènes
de la SP. En comparant 770 Afro-Américains atteints de
SP à 813 Blancs atteints de cette maladie, l’équipe
a découvert, chez la population afro-américaine,
une association à certaines variations au niveau du gène
codant la protéine RAGE – variations différentes
de celles qui avaient déjà été découvertes
chez les Blancs. RAGE joue un rôle important dans le système
immunitaire et le système nerveux.
Pour la première fois, cette année, une séance
complète a été consacrée à une
photoprésentation sur la tomographie par cohérence
optique (TCO). Grâce à cette technique relativement
nouvelle, on peut mesurer l’épaisseur de la couche
des fibres nerveuses situées au fond de l’œil
(couche des fibres nerveuses rétiniennes) et déceler
l’amincissement de cette couche, ce qui pourrait se révéler
un moyen de suivre la progression de la maladie. Une étudiante
en médecine, Esther Bisker (Université de la Pennsylvanie,
Philadelphie), et ses collaborateurs ont eu recours à la
TCO pour déterminer la taille du disque optique (tête
du nerf optique) et l’épaisseur de la couche des
fibres nerveuses rétiniennes chez 233 personnes atteintes
de SP et 96 personnes non atteintes de cette maladie. Les chercheurs
ont relevé des différences significatives entre
les groupes et ont conclu que l’utilisation de la TCO pour
mesurer le disque optique et la couche des fibres nerveuses rétiniennes
peut aider à dépister les personnes les plus à risque
d’altération des fibres nerveuses de l’œil.
D’autres études effectuées à l’aide
de la TCO devraient permettre d’évaluer son utilité en
tant que méthode de suivi de la progression de la SP et
outil indispensable de mesure de résultats dans les essais
cliniques visant à protéger ou à réparer
le système nerveux.
La Dre Francesca Bagnato (NINDS, Bethesda, Maryland) et
ses collaborateurs ont évalué le degré d’innocuité et
de tolérabilité de l’exposition à un
aimant de 7 teslas (très puissant) utilisé dans
le cadre d’examens par IRM réalisés auprès
de dix personnes atteintes de SP et de dix témoins non
atteints de cette maladie. (L’IRM standard prévoit
un aimant de 1,5 tesla.) Jusqu’à maintenant, sept
membres de chaque groupe ont été soumis à cette
puissance magnétique et l’ont bien tolérée.
Deux personnes atteintes de SP ont ressenti des étourdissements
passagers lors des déplacements de la table d’examen.
Ce puissant aimant a permis aux chercheurs de mieux visualiser
les régions lésées (zones de détérioration
ou d’activité de la maladie). Ils sont ainsi parvenus,
entre autres, à distinguer les lésions présentant
une accumulation de fer de celles qui n’en présentaient
pas et à déceler des sous-structures au sein des
lésions, qui peuvent indiquer la présence de multiples
brèches dans la barrière hémato-encéphalique
(sang-cerveau). Le contraste rehaussé s’avère
un bon outil de caractérisation des lésions
dans la SP.
Le Dr Shanu Roemer et ses collaborateurs, participant au
projet MS Lesion, ont examiné des tissus cérébraux
prélevés à l’autopsie de personnes
au stade précoce de la SP, à la recherche de signes
d’inflammation du cortex et des méninges (les membranes
qui enveloppent le système nerveux central). Une inflammation
corticale a été observée chez 39 p. cent
des patients, et dans15 des 18 échantillons de méninges à leur
disposition.
Cette étude fait suite aux résultats communiqués
au congrès 2007 du Comité européen sur le
traitement et la recherche dans le domaine de la SP (ECTRIMS).
Des chercheurs de Londres et de Rome avaient alors mentionné la
présence de lésions dans ces régions
chez les personnes atteintes de SP progressive secondaire.
La fatigue peut s’avérer pénible pour les
personnes atteintes de SP. Or sa cause demeure obscure. Le Dr Robert Bermel (Fondation de la clinique de Cleveland) et ses
collaborateurs ont eu recours à une technique appelée « IRM
fonctionnelle » pour évaluer le degré d’activation
de diverses parties du cerveau au cours d’une activité motrice.
Ils ont découvert que plus la fatigue était intense,
plus faible était l’activation d’une région
cérébrale appelée thalamus. De tels travaux
aideront les scientifiques à mieux comprendre la fatigue
associée à la SP et pourront ultimement aboutir à l’amélioration
des traitements de ce symptôme.
Ces présentations et de nombreuses autres prouvent bien
que la recherche sur la sclérose en plaques avance à pas
de géant.
Avonex est une marque déposée de Biogen Idec
Betaseron est une marque déposée de Bayer HealthCare
Pharmaceuticals
Botox est une marque déposée de Allergan
Copaxone est une marque déposée de Teva Pharmaceutical
Industries
Rebif est une marque déposée de EMD Serono
Tysabri est une marque déposée de Biogen Idec et
de Elan Pharmaceuticals
[Contient des renseignements de la National Multiple Sclerosis
Society (organisme américain de la SP)]
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