Début d’un essai clinique sur
une hormone sexuelle destinée aux femmes atteintes de
SP
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Communication médicale
22 novembre 2006
Résumé
La première étude de grande envergure portant sur
une hormone sexuelle destinée au traitement de la SP est
sur le point d’être entamée dans sept centres
de recherche aux États-Unis. Des femmes ayant récemment
reçu un diagnostic de SP cyclique seront prochainement
recrutées dans sept centres médicaux aux Etats-Unis à cet
effet. Si cet essai clinique porte fruit, il jettera les bases
d’une étude définitive de plus grande envergure
qui pourrait mener à la découverte d’une
nouvelle option de traitement pour les femmes atteintes de SP.
Les résultats obtenus pourront aussi avoir des conséquences
pour les femmes atteintes d’autres maladies auto-immunes,
comme la polyarthrite rhumatoïde.
Détails
Dans cette première en matière de recherche sur la SP, la neurologue
Dre Rhonda Voskuhl de l’Université de Californie à Los
Angeles (UCLA) dirige une équipe de chercheurs qui procéderont à un
essai clinique comparatif de deux ans portant sur l’oestriol, une hormone
sexuelle, chez 130 femmes atteinte de sclérose en plaques cyclique précoce.
Au Canada, la recherche a démontré que la SP touche
trois fois plus de femmes que d’hommes. Les différences
entre les sexes sont au centre d’une initiative de recherche
spéciale de cinq ans menée par la National MS Society
(É.-U.). Parmi les résultats obtenus des 50 projets
appuyés par cette initiative de 10 millions, certains
portaient à croire que l’oestriol (une hormone féminine)
pouvait aider à se prémunir des attaques immunitaires
propres à la SP. En effet, les niveaux d’oestriol
augmentent de manière significative durant une grossesse,
alors qu’on observe une baisse des activités reliées à la
SP. Cela laissait suspecter que l’oestriol pouvait être
responsable de la diminution des symptômes de la SP durant
la grossesse.
Selon Dre Voskuhl, avec l’oestriol « nous tentons
de stimuler la protection naturelle contre la maladie qu’offre
la grossesse. Nous sommes très enthousiasme quant à ce
nouvel agent étant donné que nous le savons sûr
depuis des décennies et parce qu’il sera administré sous
forme de comprimé et non d’injection. » Dre
Voskuhl et ses collègues ont exploré cette piste
chez des souris atteintes d’une maladie similaire à la
SP. Elle a aussi dirigé une petite étude précoce
portant sur l’oestriol chez 12 femmes atteintes de SP.
Les résultats ont démontré une diminution
de l’activité de la maladie durant le traitement à l’oestriol
chez les femmes atteinte de la forme cyclique de la maladie.
L’étude de deux ans sera réalisée à double
insu et de manière contrôlée dans sept sites aux États-Unis
(Los Angeles, St. Louis, New Brunswick (NJ), Columbus, Chicago, Salt Lake City
et Detroit). Dès que les centres seront prêts à recruter
des participantes, les informations détaillées sur les sites
et les personnes-ressources seront affichées et communiquées
afin que les personnes intéressées puissent déterminer
si elles sont admissibles à l’étude. Aucun centre de recherche
clinique au Canada n’y participera toutefois.
Les chercheurs administreront l’oestriol sous forme de comprimés
combinés à des injections sous-cutanées (sous la peau)
de Copaxone, un traitement standard pour la SP, durant deux ans. L’équipe évaluera
les effets du traitement combiné en étudiant les taux de poussées
et plusieurs autres mesures cliniques et d’imagerie par résonance
magnétique pour déterminer la progression de la maladie.
Si cet essai clinique porte fruit, il jettera les bases d’une étude
définitive de plus grande envergure qui pourrait mener à la
découverte d’une nouvelle option de traitement pour
les femmes atteintes de SP. Les résultats obtenus pourront
aussi avoir des conséquences pour les femmes atteintes
d’autres maladies auto-immunes, comme la polyarthrite rhumatoïde.
[Information offerte par la National MS Society (É.-U.)]
Code INFO-SP : 2.6.3.b
Service national de recherche
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