Transmission de la SP aux enfants : Une étude conclut que les hommes transmettent plus souvent la SP à leurs enfants que les femmes
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Communication médicale
Le 6 septembre 2006
Résumé
Une nouvelle étude démontre que, dans un groupe de 441 enfants dont un parent souffre de sclérose en plaques, les pères atteints de SP étaient plus susceptibles de transmettre la maladie aux enfants que les mères atteintes de SP. Puisque les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de développer la SP, les chercheurs de la Clinique Mayo suggèrent que les hommes qui développent la maladie pourraient avoir davantage de gènes de prédisposition que les femmes pour surmonter cette résistance.
Détails
Une nouvelle étude démontre que, dans un groupe de 441 enfants dont un parent est atteint de scléroses en plaques, les pères atteints de SP étaient plus susceptibles de transmettre la maladie à leurs enfants que les mères atteintes de SP. Les Drs Orhun H. Kantarci et Brian G. Weinshenker (Clinique Mayo, Rochester, MN) et leurs collègues ont présenté leurs conclusions dans l’édition du 25 juillet de Neurology (2006;67:305-310).
Même si la SP n’est pas directement héréditaire, une personne dont un membre de la famille au premier degré (un parent, un frère ou une sœur) est atteint de SP vit avec un plus grand risque de développer la SP qu'une personne dont aucun membre de la famille n'est atteint de SP. Les chercheurs croient que la SP se développe chez les personnes qui possèdent les gènes les sensibilisant à un ou plusieurs éléments environnementaux déclencheurs inconnus. De plus, les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de développer la SP. La raison derrière cette différence est inconnue. Le groupe du Dr Kantarci a examiné la possibilité que si les hommes sont plus résistants à la SP, alors ceux qui développent la maladie doivent posséder davantage de gènes de prédisposition qui surmonte cette résistance. Pour ces motifs, il est possible qu’ils transmettent un plus grand nombre de gènes ou encore des gènes de prédisposition plus puissants à leurs enfants. Ce phénomène est connu sous le nom d’effet Carter et il a été observé dans d’autres maladies. C’est pourtant la première fois que l'effet Carter est mis en évidence dans la SP.
Afin d’approfondir cette idée, l'équipe du Dr Kantarci a recueilli de l'information auprès de 3 598 personnes provenant de familles à cas multiples de SP (celles dont plus d’un membre est touché par la maladie) dans la banque d'ADN de la SP de l'Université de Californie à San Francisco; une banque établie et entretenue grâce au financement de la National MS Society. L’équipe a étudié 441 enfants dont la mère ou le père est atteint de SP, et dont 45 étaient atteints d'une SP définitive. Les pères atteints de SP ont transmis la maladie à 18 enfants et ne l'ont pas transmise à 99 enfants. Les mères atteinte de SP l’ont transmise à 27 enfants et ne l’ont pas transmise à 296 enfants. Ainsi, cette étude démontre que les hommes étaient deux fois plus susceptibles de transmettre la SP à leurs enfants que les femmes.
Les conclusions des chercheurs de la Clinique Mayo sont corroborées par une précédente étude canadienne (Neurology, 1998:50) qui a découvert que les personnes atteintes de SP et dont le père est touché par la maladie auront des frères ou des sœurs touchées plus souvent que ceux dont la mère est touchée. Dans cette étude dirigée par les Drs A. Dessa Sadovnick (Université de Colombie-Britannique) et George Ebers (Université d’Oxford), ainsi que par des collègues des quatre coins du Canada, 12,2 pour cent des personnes atteintes de SP dont le père est touché par la SP avaient aussi une sœur ou un frère affecté, alors que seulement 3,3 pour cent des personnes atteintes de SP dont la mère souffre de SP avaient une sœur ou un frère touché. La plus grande étude mondiale sur la susceptibilité génétique est en cours au Canada et est financée par la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP, un organisme lié à la Société canadienne de la sclérose en plaques.
En ce qui a trait à la consultation génétique, tandis qu'un individu moyen a environ une chance sur 750 de développer la SP, le risque pour un individu dont un parent est atteint de SP augmente à environ une chance sur 40. Le risque augmente de façon importante pour une personne dont un parent est atteint de SP, mais demeure toutefois relativement faible.
[Information offerte par la National MS Society (É.-U.)]
Code INFO-SP : 2.6.2.y
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