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Traitements
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Renseignements généraux
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Certaines personnes reçoivent un diagnostic de SP avec soulagement parce qu'elles peuvent enfin accoler un nom à leur maladie et expliquer les symptômes étranges et troublants qu’elles ressentent. Chez d’autres, ce diagnostic inspire les pires craintes pour l’avenir. Ces deux réactions s’atténueront probablement au fil du temps, mais pour de nombreuses personnes atteintes de SP, le jour où elles ont appris de quoi elles souffraient a marqué un tournant dans leur vie. Avant même que ces personnes aient pu assimiler la nouvelle, elles seront appelées à prendre une décision importante, c'est-à-dire entreprendre ou non un traitement modificateur de l'évolution de la SP (immunomodulateur).

Les neurologues spécialisés en SP s’entendent pour dire qu’un traitement immunomodulateur – capable de réduire la fréquence et la gravité des poussées et de ralentir la progression des incapacités – institué de manière précoce est bénéfique pour les personnes atteintes de SP.

Effets des médicaments modificateurs de l'évolution de la SP

  • Diminuent la fréquence et la gravité des poussées cliniques (aussi appelées « crises » ou « attaques ») définies comme l’aggravation d’au moins un symptôme ou l’apparition de nouveaux symptômes ou les deux. De tels épisodes doivent avoir une durée minimale de 24 heures et survenir à au moins un mois d’intervalle.
  • Freinent la multiplication des lésions (régions détériorées ou exposées à l’activité de la maladie) dans le cerveau et la moelle épinière, mises en évidence par l’IRM (imagerie par résonance magnétique).
  • Semblent ralentir l’accumulation des incapacités.

Ce genre de traitement, habituellement suivi de manière prolongée, s’avère le meilleur moyen actuel de ralentir l’évolution naturelle de la SP. Même si les immunomodulateurs n’améliorent pas l’état des patients, ils peuvent être considérés comme un investissement pour l’avenir.

» Traitement des effets indésirables des médicaments modificateurs de l’évolution de la SP

Les effets indésirables des médicaments n’apparaissent pas chez tous les patients. Certains sont fréquents, tandis que d’autres surviennent très rarement mais peuvent être graves. Votre professionnel de la santé est en mesure de vous informer davantage sur la fréquence d’apparition des effets indésirables du médicament qu’il vous recommande. Les sites Web parrainés par l’industrie peuvent également vous renseigner sur le sujet.

Le syndrome pseudo-grippal entraîné par les interférons – AvonexMD, BetaseronMD, ExtaviaMD et RebifMD — peut généralement être traité efficacement. Informez-vous auprès de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé ou d’un représentant du programme de soutien aux patients du fabricant de votre médicament (vous trouverez plus loin la liste des programmes de soutien des fabricants des médicaments contre la SP). Si des effets indésirables inacceptables persistent, vous et votre médecin pouvez envisager de changer de médicament.

Les médicaments administrés sous la peau (par injections sous-cutanées), notamment le Betaseron, le Copaxone, l’Extavia et le Rebif, peuvent provoquer une réaction au point d’injection, par exemple une boursouflure, un hématome, de la douleur et de l’infection. On peut atténuer ces effets en adoptant une bonne technique d’injection. Les dispositifs d’auto-injection peuvent également s’avérer utiles. Par ailleurs, les programmes de soutien aux patients des compagnies pharmaceutiques prévoient l’enseignement de la technique d’auto-injection et offrent des conseils pour éviter ou limiter les réactions indésirables (vous trouverez plus loin la liste des programmes de soutien des fabricants des médicaments contre la SP).

» Bienfaits des médicaments modificateurs de l’évolution de la SP

Réduction de la fréquence des poussées et du nombre de nouvelles lésions révélées par l’IRM

Tous les médicaments dont il est question ici se sont montrés scientifiquement capables de réduire la fréquence des poussées de SP et le nombre de nouvelles lésions. Dans les essais cliniques comparatifs (médicament comparé à un placebo – substance inactive), ces médicaments ont permis de réduire la fréquence des poussées dans une proportion allant de 28 à 68 %. Par ailleurs, les clichés d’IRM de la plupart des membres des groupes traités dans le cadre des essais cliniques ont révélé que les lésions de ces derniers étaient moins nombreuses et plus petites que celles des membres des groupes témoins (placebo) et qu’aucune nouvelle lésion n’était apparente dans les groupes traités.

Prévention de lésions permanentes

Des lésions permanentes des fibres nerveuses (axones) surviennent au premier stade de la SP, résultat de la destruction de la myéline. Une diminution du volume du cerveau (atrophie cérébrale) peut également être observée au tout début de la maladie, et l’atteinte peut s’aggraver, même lorsque le patient ne présente aucun symptôme de poussée et qu’il se sent bien. Par conséquent, les spécialistes en SP conseillent de recourir d’emblée à un médicament capable de restreindre efficacement la formation de lésions et l’atrophie cérébrale.

Aucun de ces médicaments n’est recommandé aux femmes enceintes ni à celles qui envisagent une grossesse. Une consultation médicale s’impose dans ces cas. Les médecins conseillent à la plupart des femmes d’éviter de prendre ces médicaments durant la grossesse.

» Conclusion

De nombreux facteurs doivent être pris en compte par vous et votre médecin dans le choix d’un médicament. L’un d’eux concerne votre mode de vie, qui pourrait vous empêcher de poursuivre un traitement à long terme. Il faudra aussi évaluer votre réponse au traitement qui, d’ailleurs, doit être surveillée étroitement. Si vous ne répondez pas bien au médicament, vous devrez envisager avec votre médecin d’autres options thérapeutiques.

» Programmes de médicaments provinciaux - Coordonnées

Alberta Croix Bleue de l’Alberta : 1 800 661 6995
Colombie-Britannique Pharmacare Special Authority Process : 1 800 663-7100
Manitoba Pharmacare Exceptional Drug Status : 204 788 6388
Nouveau-Brunswick MS Prescription Drug Program: 1 800 332 3692 ou 506 867 4515
Terre-Neuve-et-Labrador Prescription Drug Program : 709 729 6507
Nouvelle-Écosse Special MS Therapy Program MS Clinic : 902 473 1881 ou 902 473 5734
Ontario Programme de médicaments de l’Ontario – Mécanisme de la Section 8 : 1 866 811 9893 ou 416 327 8109
Île-du-Prince-Édouard MS Program : 1 877 577 3737 ou 902 368 4947
Québec Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) – service de l’expertise pharmaceutique : 1 800 561 9749 ou 514 864 3411
Saskatchewan MS Drugs Program : 306 655 8400

 

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Ligne sans frais pour joindre votre division : 1 800 268-7582

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