Société canadienne de la sclérose en plaques

Dr. George Robert Wayne Moore

Professeur clinicien, Département de pathologie et de médecine de laboratoire, Université de la Colombie-Britannique

Le Dr Moore a obtenu un baccalauréat ès sciences (majeure en biologie) de l’Université Memorial de Terre-Neuve en 1968 et un doctorat en médecine (M.D., C.M.) de l’Université McGill en 1972. Après avoir terminé son internat à l’Hôpital Royal Victoria en 1973, il a pratiqué la médecine générale dans un petit hôpital à Port-aux-Basques, à Terre-Neuve, pendant un an. Il a effectué une résidence en neurologie à la Mayo Clinic, à Rochester, dans le Minnesota, de 1974 à 1977, puis une autre en neuropathologie, à l’Université Queen’s à Kingston, en Ontario, de 1977 à 1980. Le Dr Moore est un spécialiste certifié du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada en neurologie et en neuropathologie. Il détient en outre un certificat de spécialiste en neurologie de l’adulte de l’American Board of Psychiatry and Neurology et un certificat de spécialiste en neuropathologie de l’American Board of Pathology. Il est également associé du Royal College of Pathologists du Royaume-Uni. Après avoir terminé ses résidences, il a occupé un poste de professeur à l’Université Memorial de Terre-Neuve en médecine (neurologie) et en pathologie (neuropathologie) de 1980 à 1982. Puis, de 1982 à 1986, il a été boursier de recherche postdoctorale en neuropathologie et en neuro-immunologie de la Société canadienne de la SP au sein du laboratoire du Dr Cedric S. Raine à l’Albert Einstein College of Medicine, à New York. De 1986 à 1988, il a exercé dans cet établissement à titre de professeur adjoint en pathologie (neuropathologie) et en neurologie. En 1988, il a été engagé à l’Université de la Colombie-Britannique à titre de neuropathologiste (neuropathologie diagnostique) et de chercheur en neuropathologie de la SP, et il y exerce encore les fonctions de professeur clinicien en pathologie et en médecine de laboratoire avec nomination conjointe en enseignement de la médecine (neurologie). Ses travaux de recherche portent essentiellement sur la pathologie et la pathogenèse de la SP et sur leur lien avec l’apparition de signes de cette maladie visibles à l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Ces dernières années, son équipe de recherche s’est penchée plus particulièrement sur le rôle du parenchyme qui n’est pas touché par les plaques de SP dans la pathogenèse de cette maladie.

Questions et réponses avec le Dr Moore

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à la recherche sur la SP? Qu’est-ce qui vous incite à poursuivre des travaux dans ce domaine?

Lorsque j’exerçais en neurologie, j’étais impressionné par les dysfonctionnements que pouvait entraîner la SP. À l’époque, les patients disposaient de peu d’options thérapeutiques, même contre les poussées, et parfois, il n’y en avait aucune. Je me suis dit que la meilleure façon d’aider les personnes aux prises avec la SP, c’était de comprendre les mécanismes physiopathologiques sous-jacents à cette maladie, afin que ces connaissances servent de base à la mise au point de traitements efficaces. Je suis convaincu que l’étude des tissus humains touchés par la SP contribuera considérablement à enrichir le corpus de connaissances sur les causes de cette maladie.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la recherche et quels sont les plus grands défis auxquels vous faites face?

Ce qui me plaît le plus, c’est de faire de nouvelles découvertes et de me rendre compte que chacune d’entre elles nous rapproche un peu plus de notre objectif, qui est de trouver un remède contre la SP. L’un des principaux défis auxquels nous faisons face actuellement tient au fait qu’il existe très peu de biobanques de tissus humains destinées à la recherche sur la SP.

Quelle importance accordez-vous à la collaboration et dans quelle mesure y avez-vous recours dans le cadre de vos travaux de recherche?

La collaboration joue un rôle très important dans mes travaux de recherche. Je collabore avec des cliniciens, des physiciens, des médecins spécialistes en radiologie diagnostique, des spécialistes en neuro-immunologie et des chercheurs (recherche fondamentale) afin de comprendre et d’interpréter les altérations que nous observons dans les tissus touchés par la SP.

Dans quelle mesure le soutien fourni par la Société canadienne de la SP vous permet-il de mener à bien vos travaux de recherche?

Ce soutien est extrêmement important. La Société canadienne de la SP a toujours été le principal bailleur de fonds de mes travaux de recherche et elle l’est encore aujourd’hui.

Étude du Dr Moore subventionnée par la Société de la SP :

Base pathologique de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) dans le contexte de la sclérose en plaques