Société canadienne de la sclérose en plaques

M. Bradley Kerr

Ph. D., professeur agrégé, Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur, Université de l’Alberta

M. Kerr a obtenu un baccalauréat en psychologie de l’Université McGill. Il a ensuite effectué un doctorat en neurosciences au Collège King’s de l’Université de Londres, au Royaume-Uni. Sa thèse de doctorat portait sur le rôle de nouveaux peptides modulatoires, de facteurs de croissance et de cytokines pro-inflammatoires dans la douleur chronique. Il a ensuite effectué un stage de recherche postdoctorale à l’Institut de technologie de la Californie et à l’Université McGill; ses travaux portaient alors sur l’étude des réponses inflammatoires suivant une lésion du système nerveux. M. Kerr s’est joint au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur de l’Université de l’Alberta en 2007. Il est également professeur agrégé adjoint au Département de pharmacologie et de psychiatrie. Les travaux menés dans son laboratoire sont principalement consacrés à l’étude des mécanismes régissant la douleur chronique après une blessure ou en cas de maladie, et traitent tout particulièrement de la douleur chronique associée à la sclérose en plaques.

Question et réponses avec M. Kerr

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à la recherche sur la SP? Qu’est-ce qui vous incite à poursuivre des travaux dans ce domaine?

J’ai commencé à travailler sur un modèle murin de SP à titre de chercheur postdoctoral. J’ai toujours été fasciné par les interactions entre le système nerveux et le système immunitaire. J’ai l’impression qu’il nous reste beaucoup à apprendre pour tirer parti des aspects bénéfiques de la neuroinflammation dans le traitement de la SP et de symptômes secondaires de cette maladie, comme la douleur.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la recherche et quels sont les plus grands défis auxquels vous faites face?

Je me sens très privilégié de passer mes journées entourées de personnes brillantes qui travaillent ensemble pour assembler les pièces d’un casse-tête très complexe. On peut facilement se sentir dépassé, mais je reste motivé en sachant que les solutions que nous trouvons peuvent aider les personnes atteintes de SP.

Quelle importance accordez-vous à la collaboration et dans quelle mesure y avez-vous recours dans le cadre de vos travaux de recherche?

La collaboration est capitale. La recherche est aujourd’hui un sport d’équipe, et nous participons continuellement à des expériences menées en collaboration et à des discussions avec des collègues d’autres laboratoires à l’échelle locale, provinciale, nationale et même internationale.

Dans quelle mesure le soutien fourni par la Société canadienne de la SP vous permet-il de mener à bien vos travaux de recherche?

Sur une échelle de un à dix, le soutien de la Société de la SP équivaut à onze en ce qui a trait à l’appui qu’elle nous offre en vue de faciliter notre travail.

Si vous pouviez poser une seule question à une personne vivant avec la SP qui pourrait vous aider à concevoir une étude, quelle serait-elle?

Quels sont les effets de la douleur et d’autres troubles sensoriels sur votre vie quotidienne?

Étude de M. Kerr subventionnée par la Société de la SP :

Différences entre les sexes quant aux manifestations de la douleur neuropathique chez le modèle murin de la SP (EAE)