Mme. Alyson Fournier

Ph. D., professeure, Département de neurologie et de neurochirurgie, Institut neurologique de Montréal

Mme Fournier a commencé sa carrière scientifique en entreprenant des études doctorales, sous la supervision de Mme Lisa McKerracher, Ph. D., au Centre de recherche en neurosciences de l’Université McGill. Elle a ensuite effectué un stage de quatre ans en tant que boursière de niveau postdoctoral aux côtés du Dr Stephen Strittmatter à l’Université Yale. Durant sa formation, elle a publié des articles clés sur des molécules de récepteurs neuronaux et des molécules de signalisation qui interviennent dans les réponses déclenchées par des protéines qui inhibent la régénération dans le système nerveux central. En 2003, elle a été nommée professeure adjointe au Département de neurologie et de neurochirurgie de l’Université McGill et de l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal en tant que titulaire d’une Chaire de recherche du Canada (niveau 2). Mme Fournier a été titularisée en 2015 et occupe actuellement le poste de codirectrice des affaires universitaires de l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal. L’objectif principal des travaux menés dans son laboratoire de recherche consiste à déterminer la façon dont les cellules nerveuses réagissent à la présence de lésions à l’échelle moléculaire pour ensuite élaborer des stratégies favorisant la neuroprotection et la réparation tissulaire. Les chercheurs à l’œuvre dans ce laboratoire ont pour champ d’intérêt les réactions neuronales aux lésions aiguës – y compris celles qui touchent la moelle épinière – ainsi que les réactions neuronales à l’inflammation comme celles qui surviennent dans le contexte de la sclérose en plaques.

Questions et réponses avec Mme Fournier

Qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à la recherche sur la SP? Qu’est-ce qui vous incite à poursuivre des travaux dans ce domaine?

Je m’interroge depuis longtemps sur les raisons pour lesquelles les cellules du système nerveux central (SNC) ne se réparent pas spontanément après avoir subi des lésions. L’inflammation du SNC dans le contexte de la sclérose en plaques est à l’origine de l’importante détérioration neuronale impliquée dans les formes progressives de cette maladie. Il était donc naturel que je m’intéresse à ce champ de recherche. Sur le plan clinique, nous devons encore combler des besoins en matière de traitements ciblant les formes progressives de sclérose en plaques. Ce fait constitue un important facteur de motivation en ce qui concerne la poursuite de nos travaux de recherche.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la recherche et quels sont les plus grands défis auxquels vous faites face?

J’éprouve beaucoup de satisfaction à travailler avec des gens brillants et extrêmement talentueux en vue de poursuivre un objectif commun qui consiste à mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent la détérioration des neurones et à mettre au point des stratégies destinées à favoriser la régénération neuronale. L’un des défis auxquels nous faisons face réside dans le fait que la recherche continue d’avancer lentement alors que les besoins en matière d’interventions cliniques sont urgents.

Quelle importance accordez-vous à la collaboration et dans quelle mesure y avez-vous recours dans le cadre de vos travaux de recherche?

Nous collaborons beaucoup avec d’autres chercheurs à l’œuvre au Canada ou à l’étranger. La collaboration nous permet d’élargir nos horizons en matière de recherche et de recourir à des approches de pointe dans le cadre de nos travaux.

Dans quelle mesure le soutien fourni par la Société canadienne de la SP vous permet-il de mener à bien vos travaux de recherche?

La Société de la SP a apporté à nos travaux un soutien essentiel sous forme de subventions de fonctionnement et de bourses de recherche. Malgré la pénurie actuelle de fonds de fonctionnement provenant des trois principaux organismes fédéraux subventionnaires de la recherche, la Société de la SP a permis le maintien du financement de la recherche sur la sclérose en plaques menée au Canada.

Si vous pouviez poser une seule question à une personne vivant avec la SP qui pourrait vous aider à concevoir une étude, quelle serait-elle?

Quels sont les symptômes les plus invalidants dans votre cas?

Étude de Mme Fournier subventionnée par la Société de la SP :

Influence des cellules immunitaires sur la viabilité et la régénération du neurone

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