Société canadienne de la sclérose en plaques

Mme. Jennifer Gommerman

Ph. D., professeure, Département d’immunologie, Université de Toronto

Mme Gommerman a obtenu un doctorat en immunologie de l’Université de Toronto en 1998. Elle a ensuite effectué un stage de recherche postdoctorale à la Harvard Medical School (Faculté de médecine de l’Université Harvard) durant lequel elle a étudié la voie du complément avant d’être engagée au sein du personnel scientifique de Biogen Inc. en 2000. C’est chez Biogen qu’elle a commencé à s’intéresser aux lymphocytes B, à la SP et à la superfamille du TNF (de l’anglais tumor necrosis factor; facteur de nécrose tumorale). En 2003, après trois ans passés au sein de l’industrie pharmaceutique, elle a réintégré le milieu universitaire à titre de professeure adjointe (en immunologie) à l’Université de Toronto et sera titularisée en 2015. En 2014, elle a occupé un poste de coordonnatrice de programme universitaire et, dans le cadre de ses fonctions, elle a été à la tête d’un nouveau programme de maîtrise appliquée en immunologie. Mme Gommerman poursuit ses travaux de recherche fondamentale sur le rôle des membres de la superfamille du TNF dans la régulation de l’immunité et de l’auto-immunité. Quant à ses travaux de recherche translationnelle, ils consistent à examiner le rôle des lymphocytes B chez les personnes atteintes de SP. Mme Gommerman assure en ce moment les fonctions de chercheuse principale dans le cadre d’une étude sur les effets des migrations internationales sur la vulnérabilité aux maladies auto-immunes. Mme Gommerman a été présidente du comité d’évaluation des projets de recherche biomédicale de la Société canadienne de la SP et siège au comité d’élaboration du programme scientifique du congrès annuel de l’American Association of Immunologists. En 2013, elle a coprésidé le 14e congrès international sur le TNF à Québec, au Canada. Elle est par ailleurs responsable de section pour le Journal of Immunology. Mme Gommerman détient des subventions de la Société canadienne de la SP, des Instituts de recherche en santé du Canada et de la Fondation Connaught.

Questions et réponses avec Mme Gommerman

Qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à la recherche sur la SP? Qu’est-ce qui vous incite à poursuivre des travaux dans ce domaine?

Je m’intéresse à la recherche sur la SP depuis l’époque où j’ai travaillé sur un candidat-médicament destiné au traitement de cette maladie chez Biogen. Ce qui me motive, c’est le désir d’élucider les causes de la progression de la SP.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la recherche et quels sont les plus grands défis auxquels vous faites face?

J’aime beaucoup obtenir des résultats inattendus qui serviront de base à nos travaux de recherche. La science est un domaine rigoureux : en tant que chercheurs, nous ne devons jamais être présomptueux, car elle ne cessera jamais de nous surprendre. Cet aspect représente non seulement un défi, mais aussi la source de motivation qui me retient dans le domaine.

Quelle importance accordez-vous à la collaboration et dans quelle mesure y avez-vous recours dans le cadre de vos travaux de recherche?

La collaboration avec d’autres chercheurs, qu’elle se fasse à l’échelle locale, nationale ou internationale, est un élément central de mes travaux de recherche. Sans elle, nos résultats n’auraient pas le même impact.

Dans quelle mesure le soutien fourni par la Société canadienne de la SP vous permet-il de mener à bien vos travaux de recherche?

Il est absolument indispensable.

Si vous pouviez poser une seule question à une personne vivant avec la SP qui pourrait vous aider à concevoir une étude, quelle serait-elle?

S’il s’agit d’une personne qui vit avec la SP depuis plusieurs décennies et qui est parvenue à maîtriser celle-ci, j’aimerais qu’elle me décrive ses habitudes alimentaires et les autres éléments de son mode de vie qui sont susceptibles d’influer sur son microbiote intestinal.

Étude de Mme Gommerman subventionnée par la Société de la SP :

Rôle des cellules productrices d’anticorps dans le contexte de la SP et de l’EAE

Interactions entre les cellules immunitaires et le microbiome et neuro-inflammation