Société canadienne de la sclérose en plaques

Mme. Shannon Dunn

Ph. D., scientifique, Institut général de recherche de Toronto

Scientifique membre du Réseau universitaire de santé de Toronto, Mme Dunn est professeure agrégée au Département d’immunologie de l’Université de Toronto. Elle a obtenu un doctorat de l’Université Western Ontario en 2002, puis elle a suivi une formation postdoctorale dans le domaine de la neuroimmunologie à l’Université Stanford, sous la supervision du Dr Lawrence Steinman de 2002 à 2009. Mme Dunn dirige un programme de recherche dont l’objectif est l’étude de l’influence des divers facteurs de risque de la sclérose en plaques (SP) sur la biologie en vue de l’élaboration de stratégies consistant à moduler le risque d’auto-immunité dans le contexte de l’encéphalomyélite allergique expérimentale (EAE), modèle animal de la sclérose en plaques. Cette chercheuse s’intéresse à l’impact que le genre (sexe), le début précoce de la puberté ainsi que l’obésité pourraient avoir sur le déclenchement de l’EAE. Le but qu’elle s’est fixé dans le cadre de son étude financée par la Société de la SP consiste à cerner les facteurs liés au sexe qui influent sur l’incidence de la SP.

Questions et réponses avec Mme Dunn

Qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à la recherche sur la SP? Qu’est-ce qui vous incite à poursuivre des travaux dans ce domaine?

Ma mère vivait avec la SP.

Les progrès remarquables réalisés dans la recherche sur la SP au cours des 25 dernières années ont été pour moi une véritable source d’inspiration. Grâce à ces avancées, je sais que nous, les chercheurs, pouvons encore contribuer à l’approfondissement des connaissances sur la SP et à l’amélioration des traitements offerts contre celle-ci.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la recherche et quels sont les plus grands défis auxquels vous faites face?

J’aime planifier des expériences créatives qui pourront vraiment apporter des réponses aux questions que je me pose. J’aime mettre au jour des processus biologiques inédits dont la découverte pourrait avoir une importance capitale.

Les principaux défis auxquels je dois faire face consistent, d’une part, à maintenir l’apport des fonds nécessaires à la réalisation de mes travaux (notamment en ce qui concerne les expériences et les projets novateurs et risqués) et, d’autre part, à faire en sorte que les stagiaires à l’œuvre à mes côtés demeurent aussi motivés et passionnés que moi.

Quelle importance accordez-vous à la collaboration et dans quelle mesure y avez-vous recours dans le cadre de vos travaux de recherche?

La collaboration est essentielle à l’accomplissement de tout le travail qu’il y a à faire durant une étude. Il fut un temps où une étude pouvait être menée par un seul laboratoire, car ce dernier détenait toutes les compétences nécessaires à la réalisation des expériences prévues dans le cadre de l’étude. De nos jours, chaque article publié doit rendre compte de façon complète de tous les mécanismes qui entrent en jeu dans le processus à l’étude. Or, l’expertise que cela implique ne peut généralement pas être assurée par un même laboratoire ou un seul établissement. En règle générale, il est peu judicieux pour l’équipe d’un laboratoire d’acquérir l’expertise requise pour la réalisation d’une expérience destinée à apporter des réponses à une seule question en particulier. Les chercheurs n’ont donc plus d’autres choix que d’unir leurs efforts pour accélérer la réalisation de leurs travaux et épargner leurs ressources financières.

Dans quelle mesure le soutien fourni par la Société canadienne de la SP vous permet-il de mener à bien vos travaux de recherche?

Le soutien financier que m’apporte la Société de la SP est crucial pour la réalisation des travaux de recherche que je mène sur la SP. La subvention que m’a accordée l’organisme est essentielle au financement de mon programme de recherche axé sur la SP.

Si vous pouviez poser une ou plusieurs questions à une personne vivant avec la SP qui pourraient vous aider à concevoir une étude, quelles seraient-elles?

Pour les besoins de l’une de mes études, je recrute actuellement des personnes atteintes de SP en vue d’effectuer des analyses de la réponse immunitaire à partir d’échantillons sanguins. Ce que j’aimerais apprendre de ces gens est ce qui les incite à prendre part à des travaux de recherche sur la SP, notamment ce qu’ils espèrent tirer de leur participation à ce type d’entreprise. Cela m’aiderait à mieux sélectionner les personnes qui participent aux études que j’entreprends.

Étude de Mme Dunn subventionnée par la Société de la SP :

Sexualité et auto-immunité du système nerveux central