Société canadienne de la sclérose en plaques

Travaux de recherche subventionnés

Étude des processus inflammatoires survenant dans les ganglions de la racine postérieure comme déclencheurs moléculaires de la douleur neuropathique associée à la SP

Année de la subvention : 2021

Période : 3 ans

Montant du financement : $295,461

Établissement(s) : Université de l’Alberta

Province(s) : Alberta

Chercheur(s) : M. Bradley Kerr

Objectifs d'impact : Traitements et soins

Contexte : On estime que plus de la moitié des personnes atteintes de sclérose en plaques (SP) souffrent de douleur chronique. La douleur neuropathique chronique est particulièrement pénible, car les analgésiques couramment utilisés s’avèrent généralement inefficaces dans le traitement de ce type de douleur ou sont associés à des effets indésirables qui limitent les doses pouvant être administrées. La mise au point de nouveaux traitements contre la douleur neuropathique associée à la SP a malheureusement été entravée par le manque d’études réalisées à ce jour sur les mécanismes qui sous-tendent ce symptôme de SP.

Aperçu. Les auteurs de l’étude dont il est ici question ont pour principal objectif de comprendre les causes de la douleur chronique qui touchent les personnes atteintes de SP. Il a été démontré récemment à l’aide d’un modèle animal de SP que les neurones sensoriels des ganglions de la racine postérieure situés dans le système nerveux périphérique sont la cible de mécanismes inflammatoires importants, dont résulte un état d’hyperexcitabilité de ces neurones. Selon les chercheurs, ces mécanismes constituent des déclencheurs clés de la douleur associée à la SP. Dans le cadre de leur étude, ils exploreront une nouvelle voie à laquelle participent la molécule microARN 21 (miR-21) et les facteurs TLR-7 et TLR-8 afin d’en savoir plus sur les causes de la douleur neuropathique et les mécanismes qui la sous-tendent dans le contexte de la SP.

Retombées : La plupart des études consacrées jusqu’à présent à la douleur associée à la SP portaient sur le système nerveux central (SNC), constitué du cerveau et de la moelle épinière. Or, la mise au point d’agents thérapeutiques destinés à pénétrer dans le SNC constitue un défi de taille, et l’utilisation de tels médicaments implique de nombreux effets indésirables. Le système nerveux périphérique, quant à lui, est plus facile à cibler. Les auteurs de l’étude en question espèrent que celle-ci permettra d’approfondir les connaissances sur la douleur associée à la SP de sorte que des traitements plus efficaces que ceux dont on dispose actuellement contre ce type de symptôme puissent être mis au point

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