Société canadienne de la sclérose en plaques

Travaux de recherche subventionnés

Rôle et potentiel thérapeutique de la neuréguline-1 dans le contexte de la sclérose en plaques

Année de la subvention : 2020

Période : 3 ans

Montant du financement : $399,400

Établissement(s) : Université du Manitoba

Province(s) : Manitoba

Chercheur(s) : Mme Soheila Karimi

Objectifs d'impact : Traitements et soins

Contexte : Bon nombre des médicaments modificateurs de l’évolution de la SP ne permettent pas de prévenir le processus de neurodégénérescence progressive chez les personnes atteintes de sclérose en plaques (SP). Le manque de traitements régénérateurs met en évidence la nécessité d’élaborer de nouveaux traitements destinés à favoriser la réparation de la myéline – soit la gaine protectrice des fibres nerveuses que le système immunitaire prend pour cible en cas de SP – et à prévenir ainsi la formation de lésions irréversibles.

Aperçu : L’étude dont il est ici question porte sur la neuréguline-1, soit un facteur de croissance normalement présent dans l’organisme, qui joue un rôle important dans la formation et le maintien de la myéline. Des études antérieures ont révélé que le dysfonctionnement de la neuréguline-1 au sein de lésions démyélinisées et du plasma de souris atteintes d’une maladie semblable à la SP (à savoir l’encéphalomyélite auto-immune expérimentale, ou EAE) pourrait entraver la réponse immunitaire et sous-tendre une remyélinisation sous-optimale. Les chercheurs qui réalisent la présente étude se sont déjà intéressés au taux réduit de neuréguline-1 dans les plaques actives démyélinisantes associées à la SP et dans le plasma de personnes aux prises avec la SP à un stade précoce. Des travaux portant sur des souris atteintes d’EAE ont permis de démontrer qu’un traitement par la neuréguline‑1 favorise une réponse immunitaire prorégénératrice, qui promeut la réparation et la récupération neurologique. L’auteure de la présente étude se penchera sur le rôle et le potentiel thérapeutique de la neuréguline‑1 en tant que nouvel immunomodulateur et traitement régénérateur dans le contexte de la SP.

Retombées : Les traitements actuellement offerts contre la SP réduisent souvent la réponse immunitaire afin de ralentir la progression ou l’aggravation de la maladie, mais ils offrent peu d’options efficaces favorisant la réparation et permettant la remyélinisation et la protection des fibres nerveuses. Les présents travaux ont pour but de permettre la mise au point de traitements essentiels qui favoriseront la régénérescence en cas de SP, et ce, afin d’atténuer la dégénérescence progressive. Soulignons que la neuréguline-1, dont l’innocuité a été démontrée, a déjà été approuvée par le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA). Si elle s’avère efficace dans le traitement de la SP, elle pourrait se voir attribuer une nouvelle indication.

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