Société canadienne de la sclérose en plaques

Travaux de recherche subventionnés

Détermination du rôle des cellules B activées de façon anormale dans les méninges en cas d’inflammation auto-immune du SNC

Année de la subvention : 2020

Période : 3 ans

Montant du financement : 291 608 $

Établissement(s) : Université Western

Province(s) : Ontario

Chercheur(s) : M. Steven Kerfoot

Objectifs d'impact : Compréhension et enrayement de la progression SP

Contexte : Certains médicaments modificateurs de l’évolution de la sclérose en plaques (SP) ciblent des cellules du système immunitaire appelées « cellules B » (ou « lymphocytes B »). Or, il importe de comprendre le rôle que jouent ces dernières en cas de SP. Bien qu’il ait été établi que les cellules B contribuent grandement à la pathologie de la SP, les mécanismes qui sous-tendent leur action dans le contexte de cette maladie ne sont pas bien compris.

Aperçu : En cas de SP, les cellules B se trouvent en forte concentration dans les méninges – soit le système de membranes qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière –, et ce, à proximité des lésions de démyélinisation et habituellement en association avec d’autres cellules immunitaires baptisées « cellules T » (ou « lymphocytes T »). Or, des résultats de recherche donnent à penser que chez les personnes atteintes de SP, les cellules B seraient activées suivant un processus anormal et amenées à réactiver les cellules T qui se trouvent à proximité, ce qui favoriserait le processus pathologique de la SP. L’étude en question consistera à caractériser le rôle pathogénique des cellules B des méninges ainsi qu’à cerner les interactions de ces cellules avec les lymphocytes T en vue de la compréhension des conséquences de telles interactions. Les auteurs de l’étude cibleront ensuite ces interactions pour déterminer s’il est possible d’agir sur celles-ci pour limiter la progression de la maladie.

Retombées : Bien que l’emploi de médicaments qui agissent en détruisant l’ensemble des cellules B permette de ralentir efficacement la progression de la SP, il convient de reconnaître qu’il s’agit là d’une démarche radicale qui entraîne l’élimination complète d’une composante très importante du système immunitaire. Or, comme les personnes qui ont la SP luttent habituellement contre la maladie dont elles sont atteintes durant des décennies, il importe de souligner que les conséquences à long terme de l’élimination des cellules B demeurent inconnues et qu’une telle approche pourrait s’avérer dangereuse. En cernant les mécanismes suivant lesquels les cellules B favorisent la progression de la SP, les chercheurs pourraient trouver des façons de mieux cibler cette population de cellules immunitaires, ce qui ouvrirait la voie à des traitements efficaces, mais aux effets potentiellement moins nocifs en comparaison de l’élimination pure et simple de ces cellules.

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