Société canadienne de la sclérose en plaques

Travaux de recherche subventionnés

Contribution potentielle de la barrière hémato-céphalorachidienne à la pathogenèse de la sclérose en plaques

Année de la subvention : 2022

Période : 3 ans

Montant du financement : 295 917 $

Établissement(s) : Université de la Colombie-Britannique

Province(s) : Colombie-Britannique

Chercheur(s) : Dr George Robert Wayne Moore

Objectifs d'impact : Compréhension et enrayement de la progression SP

Résumé :

  • Le Dr Wayne Moore et son équipe ont posé l’hypothèse que certains éléments de la barrière hémato-céphalorachidienne (BHCR) sont endommagés par l’inflammation associée aux premiers stades de la sclérose en plaques (SP), de sorte que des substances toxiques présentes dans le sang passent continuellement dans le liquide céphalorachidien et endommagent la myéline, les cellules qui produisent celle-ci (les oligodendrocytes) et les axones.
  • L’objectif de l’étude de recherche décrite ici consiste à examiner la BHCR dans le contexte de la SP et de déterminer dans quelle mesure elle est corrélée à l’inflammation, à la forme et à la durée de cette maladie, à l’âge et au sexe.
  • L’équipe de recherche espère démontrer le rôle important joué par la BHCR dans la SP et trouver de nouvelles perspectives de traitement pour les personnes atteintes de cette maladie.

Description de l’étude

La SP est caractérisée par la formation de plaques, qui sont la conséquence de la détérioration de la myéline, à savoir la couche ou la gaine isolante qui enveloppe les fibres nerveuses du système nerveux central (formé par le cerveau et la moelle épinière). La détérioration de la myéline et la formation de plaques secondaire à celle-ci peuvent se traduire par des poussées de SP. La perte des axones au sein et autour des plaques peut entraîner la progression de la SP. Les plaques se forment parfois dans des régions situées à proximité du liquide céphalorachidien, soit le liquide qui s’écoule dans les cavités du cerveau et dans lequel baigne le système nerveux central. Normalement, la BHCR empêche les substances présentes dans le sang de passer dans le liquide céphalorachidien et de pénétrer dans les tissus du système nerveux central. Le Dr Moore et son équipe ont posé l’hypothèse que certains éléments de la BHCR sont endommagés par l’inflammation associée aux premiers stades de la SP, de sorte que des substances toxiques présentes dans le sang passent continuellement dans le liquide céphalorachidien et endommagent la myéline, les cellules qui produisent celle-ci (les oligodendrocytes) et les axones.

Par cette étude, l’équipe de recherche vise à examiner la BHCR dans le contexte de la SP et à déterminer dans quelle mesure elle est corrélée à l’inflammation, à la forme et à la durée de cette maladie, à l’âge et au sexe. En utilisant des systèmes de culture cellulaire, elle s’emploiera également à déterminer si le liquide céphalorachidien des personnes atteintes de SP contient des substances qui exercent des effets toxiques sur les oligodendrocytes (cellules productrices de myéline). Elle espère ainsi démontrer le rôle important joué par la BHCR dans la SP et trouver de nouvelles perspectives de traitement pour les personnes atteintes de cette maladie.

Retombées potentielles :

S’il s’avère que les altérations de la BHCR font partie des changements fondamentaux sous-jacents à la SP, elles pourraient servir de cible thérapeutique, auquel cas l’objectif serait de les corriger ou d’éliminer les substances toxiques du liquide céphalorachidien. En somme, les résultats de cette étude de recherche pourraient faire évoluer radicalement nos connaissances sur la SP et les mécanismes à l’origine de la progression des symptômes de cette maladie.

État d’avancement de l’étude : En cours.

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