Société canadienne de la sclérose en plaques

Travaux de recherche subventionnés

Faire de l’exercice pour retrouver la capacité de marcher et favoriser la régénération du système nerveux : essai comparatif à répartition aléatoire consistant à déterminer l’importance de l’intensité de l’exercice

Année de la subvention : 2019

Période : 3 ans

Montant du financement : 276 520 $

Établissement(s) : Université Memorial de Terre-Neuve

Province(s) : Terre-Neuve-et-Labrador

Chercheur(s) : Mme Michelle Ploughman

Domaines de recherche principaux : Réparation/remyélinisation

Objectifs d'impact : Traitements et soins

Résumé : De nouvelles données de recherche indiquent que le cerveau des personnes atteintes de sclérose en plaques (SP) conserve ses capacités de réparation et de réorganisation et que les exercices aérobiques semblent contribuer à la préservation des tissus du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) dans des études sur la SP menées chez l’animal. L’auteure de la présente étude de recherche vise à déterminer si un programme d’exercices aérobiques intensif jumelé à de nombreuses heures de marche peut non seulement améliorer la capacité de marcher des personnes atteintes de SP, mais également stimuler la capacité de réparation et de réorganisation de leur cerveau. 

Description de l’étude: Selon les études menées auprès de personnes ayant la SP et sur des modèles animaux de cette maladie, un programme d’entraînement intensif serait essentiel pour favoriser la neuroplasticité et la réparation du cerveau. L’étude dont il est ici question consiste à évaluer une intervention conçue pour aider les personnes atteintes de SP qui éprouvent de la difficulté à marcher. Il s’agit d’une application des connaissances actuelles sur l’importance de l’entraînement (pour acquérir ou améliorer une aptitude quelconque) sous la forme d’un programme d’exercices aérobiques spécialisés destiné aux gens atteints de SP. En fait, l’équipe de recherche a mis au point une nouvelle technique d’entraînement sur tapis roulant à basse température qui aide ces dernières à tolérer un entraînement intensif. Les participants à cet essai comparatif avec répartition aléatoire seront répartis au hasard entre un groupe qui suivra la technique d’entraînement sur tapis roulant à basse température en étant muni d’un harnais de sécurité (entraînement intensif) pendant trois mois et un groupe qui s’entraînera sur le tapis roulant à son propre rythme (entraînement peu intense) pendant trois mois. Les chercheurs mesureront les effets de ces interventions sur la capacité de marcher, la réparation des lésions associées à la SP et l’activation des réseaux cérébraux. Il convient de souligner que c’est la première étude qui permettra d’évaluer si les hommes et les femmes répondent de la même façon à une intervention donnée – élément d’information important pour la personnalisation du traitement.

Impact potentiel : La difficulté à marcher peut avoir des répercussions négatives sur presque tous les aspects de la vie d’une personne (vie professionnelle, vie familiale, relations personnelles); pourtant, les travaux de recherche axés sur les difficultés à marcher associées à la SP sont très limités. Si cette intervention se révèle efficace, elle pourrait transformer les stratégies de réadaptation proposées aux personnes atteintes de SP et influer sur la progression de cette maladie à long terme. Les personnes ayant la SP qui éprouvent des difficultés à marcher disposeraient alors d’une nouvelle option en matière de rétablissement qui ne se limite pas à pallier leurs incapacités (déambulateur, canne ou fauteuil roulant), mais qui les aide plutôt à préserver ou à recouvrer leurs capacités fonctionnelles. Cette étude fournira des données sur les aspects biologiques et neurologiques de la réparation du cerveau qui sont liés à la récupération de la capacité de marcher chez les personnes atteintes de SP.

État d’avancement de l’étude: En cours.

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