Société canadienne de la sclérose en plaques

Travaux de recherche subventionnés

« C’est comme si la connexion avait été perdue » – Étude du rôle de l’intégration sensori-motrice dans l’atteinte des membres supérieurs dans le contexte de la SP

Année de la subvention : 2019

Période : 2 ans

Montant du financement : 49 320 $

Établissement(s) : Université Memorial de Terre-Neuve

Province(s) : Terre-Neuve-et-Labrador

Chercheur(s) : Mme Michelle Ploughman

Objectifs d'impact : Traitements et soins

Résumé: Environ 50 p. 100 des personnes atteintes de sclérose en plaques (SP) font état d’une détérioration de la fonction motrice de leurs mains, qui complique l’exécution de tâches et d’activités quotidiennes (p. ex. manger ou boutonner son linge). Or, le fait d’éviter d’utiliser ces membres défaillants entraîne non seulement une diminution de la qualité de vie, mais également l’apparition de troubles neurologiques, parce que l’inutilisation de tout membre a des répercussions négatives sur le cerveau (« on s’en sert ou on le perd »). Qui plus est, l’inactivité et l’inutilisation des mains peuvent aboutir à une atrophie secondaire des muscles de celles-ci. Jusqu’ici, les membres supérieurs ont été négligés dans les stratégies de réadaptation proposées aux personnes atteintes de SP, et les outils d’évaluation actuels ne suffisent pas pour dresser un portrait complet des problèmes de dextérité. Par conséquent, la mise au point de nouveaux traitements accentuant l’utilisation des mains est essentielle pour favoriser la santé générale des personnes atteintes de SP. La présente étude consiste à déceler la source des problèmes de dextérité dans le cerveau, une première étape qui s’avère cruciale avant que l’on puisse mettre au point des traitements et rendre ceux-ci accessibles aux patients.

Description de l’étude: La perte de la dextérité est un symptôme alarmant pour les personnes atteintes de SP. Bien que la moitié d’entre elles disent être aux prises avec des troubles de la dextérité, aucune stratégie de réadaptation ne cible ces difficultés. Soucieuse d’approfondir les connaissances en la matière, l’équipe de recherche qui réalise cette étude s’est penchée sur les expériences vécues par les personnes atteintes de SP qui éprouvent de tels problèmes. Ces dernières décrivent des anomalies sensorielles qui se traduisent par des mouvements inadaptés évoquant une « perte de connexion », ce qui indique une altération de l’intégration sensori-motrice, soit le processus sous-jacent à toutes les formes de mouvements, qui repose sur la communication entre les aires sensorielles et motrices du cerveau. L’équipe de recherche vise à tirer parti de ces observations à l’aide d’une approche multiméthodes afin d’évaluer, d’une part, l’intégration sensori-motrice d’un point de vue électrophysiologique – ce qui sera une première – et, d’autre part, le lien qui existe entre ce processus et la fonction motrice des mains chez les personnes atteintes de SP.

Impact potentiel : À long terme, l’évaluation de l’intégration sensori-motrice pourrait contribuer à faire évoluer le traitement de la SP et les interventions de réadaptation proposées aux personnes qui sont atteintes de cette maladie. Le laboratoire où se déroule cette étude sera le premier où on évaluera l’intégrité des voies sensori-motrices dans le cerveau de personnes atteintes de SP, au lieu d’examiner l’une de ces voies de façon isolée, et où on fera le lien entre celle-ci et la récupération de la fonction motrice chez ces patients. L’évaluation neurologique approfondie de l’intégration sensori-motrice est une nouvelle stratégie viable qui aidera les cliniciens et les chercheurs à mettre au point de meilleurs traitements et à améliorer ainsi la qualité de vie des personnes qui ont la SP. 

État d’avancement de l’étude: En cours.

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