Société canadienne de la sclérose en plaques

Travaux de recherche subventionnés

Étude sur la sclérose en plaques : nouveau modèle associant dégénérescence et inflammation chez la souris

Année de la subvention : 2019

Période : 3 ans

Montant du financement : 345 000 $

Établissement(s) : Université de Calgary

Province(s) : Alberta

Chercheur(s) : Dr Peter Stys

Objectifs d'impact : Compréhension et enrayement de la progression SP

Résumé: L’auteur de la présente étude de recherche vise à évaluer comment apparaît la SP. Il s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle la SP consiste d’abord en un trouble neurodégénératif, qui évolue ensuite vers une violente attaque lancée par le système immunitaire contre les fibres nerveuses du cerveau et aboutissant à la formation de « plaques » inflammatoires. Pour vérifier une telle hypothèse, son équipe de recherche propose un nouveau modèle animal de SP dont elle se servira dans le cadre de cette étude pour examiner les mécanismes biologiques sous-jacents aux réactions auto-immunes.

Description de l’étude : La question de savoir de quelle façon se déclenche la SP fait actuellement l’objet de vifs débats. Les chercheurs qui réalisent cette étude de recherche ont pour but d’évaluer si la SP est caractérisée à l’origine par des anomalies de la fonction des cellules immunitaires (lymphocytes T) qui provoquent une réaction inflammatoire auto-immune aboutissant à la formation de lésions des fibres nerveuses (démyélinisation), ou par une neurodégénérescence sous-jacente qui précède la réaction auto-immune. Plus précisément, l’étude porte sur un nouveau modèle murin de SP (chez la souris) baptisé « modèle cuprizone » (modèle de démyélinisation induite par la cuprizone). Ce modèle est caractérisé à l’origine par l’induction de lésions biochimiques dégénératives de la myéline (gaine isolante qui recouvre les fibres nerveuses) dans le cerveau des souris, soit un processus semblable à celui qui se déroulerait dans le cerveau des personnes atteintes de SP des années, voire des décennies avant que ne se manifeste la première poussée clinique de la maladie. Le modèle cuprizone permet de comprendre comment la « démyélinisation biochimique » déclenche des réactions inflammatoires comparables à celles qui sont observées à un stade avancé de la SP. Le modèle cuprizone serait un nouveau modèle animal réaliste de la SP.

Impact potentiel : Le modèle cuprizone serait un nouveau modèle animal réaliste de la SP, qui permettrait d’étudier en détail les interactions entre deux éléments centraux de cette maladie : les lésions biochimiques subies par la myéline (gaine isolante qui recouvre les fibres nerveuses) et les réactions inflammatoires subséquentes qui viennent aggraver la situation. En fin de compte, il se pourrait que ce modèle soit idéal pour l’évaluation de l’efficacité de nouveaux médicaments contre les poussées inflammatoires et contre la neurodégénérescence sous-jacente, soit les deux processus qui contribuent ensemble aux incapacités couramment observées chez les personnes atteintes de SP progressive. 

État d’avancement de l’étude: En cours.

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