Société canadienne de la sclérose en plaques

Travaux de recherche subventionnés

Faire toute la lumière sur l’influence du virus d’Epstein-Barr dans le contexte de la sclérose en plaques

Année de la subvention : 2019

Période : 3 ans

Montant du financement : $405,300

Établissement(s) : Université de la Colombie-Britannique

Province(s) : Colombie-Britannique

Chercheur(s) : M. Marc Horwitz

Objectifs d'impact : Prévention de la SP, Compréhension et enrayement de la progression SP

Résumé : L’auteur de la présente étude de recherche vise à mieux comprendre le rôle du virus d’Epstein-Barr (VEB) dans l’apparition et la progression de la sclérose en plaques (SP). Le VEB est un virus répandu qui est contracté durant l’enfance ou au début de l’âge adulte et qui demeure latent (dormant) dans le système immunitaire (on parle d’infection latente par le VEB).

Description de l’étude : Cette étude consiste en l’analyse des altérations moléculaires et cellulaires secondaires à l’infection par le VEB qui accentuent la prédisposition à la SP et le risque de progression de cette maladie. Plus précisément, l’auteur vise à examiner les effets du VEB sur le système immunitaire, en particulier sur un type de cellules immunitaires appelées lymphocytes B. Des travaux de recherche antérieurs ont démontré que l’infection par le VEB aggrave une maladie semblable à la SP chez des modèles animaux. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs analyseront l’aggravation d’une maladie semblable à la SP induite par le VEB chez des souris qui ont été génétiquement modifiées de façon à ce que leur système immunitaire ressemble à celui de l’être humain et ils évalueront les changements qui surviennent au sein du système immunitaire de ces souris, en particulier au sein des populations de lymphocytes B. En fait, cette étude permettra de tester l’hypothèse selon laquelle le système immunitaire subit de profonds changements moléculaires et cellulaires afin de s’adapter à la persistance d’une infection latente (dormante) par le VEB – changements qui altèrent sa capacité à réagir à des stimuli ordinaires et qui peuvent déclencher des maladies à médiation immunitaire telles que la SP. 

Impact potentiel : Le VEB est décelé plus souvent et sa charge virale (quantité de copies du virus présentes dans l’organisme) est plus élevée chez les personnes atteintes de la SP que chez les autres. Il existe de nombreux traitements destinés à réduire la charge virale du VEB et le nombre de cellules infectées par ce virus. L’approfondissement des connaissances sur le VEB et ses effets sur la SP permettra la mise au point de stratégies de prévention et de traitements plus ciblés, l’établissement de nouvelles stratégies thérapeutiques contre la SP et la découverte de biomarqueurs de cette maladie.

État d’avancement de l’étude: En cours.

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