Société canadienne de la sclérose en plaques

Travaux de recherche subventionnés

Hiérarchie des inhibiteurs dans le microenvironnement des lésions aux fins de la remyélinisation : association d’un nouveau traitement ciblant le SNC à l’exercice physique en vue de favoriser la réparation

Année de la subvention : 2019

Période : 3 ans

Montant du financement : 415 613 $

Établissement(s) : Université de Calgary

Province(s) : Alberta

Chercheur(s) : M. Wee Yong

Domaines de recherche principaux : Réparation/remyélinisation

Objectifs d'impact : Compréhension et enrayement de la progression SP

Résumé: La sclérose en plaques (SP) est la conséquence d’une activité anormale des cellules immunitaires qui prennent pour cible la myéline (gaine protectrice des fibres nerveuses) et les oligodendrocytes (cellules du système nerveux central [SNC] qui produisent la myéline) et qui endommagent ceux-ci. On croit qu’il y a régénération des oligodendrocytes et, par conséquent, réparation de la myéline au sein des lésions cérébrales associées à la SP. C’est pourquoi des chercheurs mènent actuellement des travaux de recherche et des essais cliniques afin de trouver des façons d’améliorer la réparation de la myéline (remyélinisation) chez les personnes atteintes de SP. Plusieurs inhibiteurs de la remyélinisation (substances que l’on croit capables de « freiner » ce processus) ont été cernés. Reste à déterminer la puissance relative de ces substances, soit leur capacité à bloquer le processus de réparation. La présente étude consiste à tester l’hypothèse selon laquelle il existe une hiérarchie de ces inhibiteurs (freins à la remyélinisation) et à examiner les puissances relatives de ceuxci.


Description de l’étude : Un processus de remyélinisation s’enclenche bel et bien chez les personnes atteintes de SP malgré l’accumulation d’inhibiteurs de ce processus au sein des lésions associées à cette maladie. Or, on ignore quelle est l’importance relative de ces inhibiteurs (freins à la remyélinisation), à savoir les protéoglycanes de type sulfate de chondroïtine (CSPG, de l’anglais chondroitin sulfate proteoglycan), et LINGO-1, puisqu’ils ont toujours fait l’objet d’études distinctes. Dans le cadre de l’étude dont il est ici question, l’équipe de recherche se propose de vérifier l’hypothèse selon laquelle il existe une hiérarchie de ces inhibiteurs au sommet de laquelle trônent les CSPG. Pour ce faire, les chercheurs évalueront simultanément les taux d’expression et les propriétés de plusieurs inhibiteurs de la remyélinisation à partir de modèles de SP et d’échantillons prélevés chez des personnes atteintes de cette maladie. Ils évalueront également dans quelle mesure une stratégie thérapeutique associant l’exercice, qui a fait la preuve de sa capacité à accroître la remyélinisation, à un nouveau médicament ciblant le SNC qui réduit la production des CSPG, parvient à venir à bout de tels inhibiteurs. Cette étude devrait permettre de cerner la molécule dont l’inhibition favorisera le processus de réparation chez les personnes atteintes de SP.

Impact potentiel : Cette étude est d’une grande importance dans un domaine thérapeutique en plein essor, soit celui des stratégies de traitement de la SP axées sur la réparation et la régénération, puisqu’elle permettra de mieux comprendre les obstacles (ou freins) à la remyélinisation et à la régénération.

État d’avancement de l’étude: En cours.

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