Des microbes aux neurones – Exploration du microbiote intestinal dans le contexte de la SP pédiatrique

Chercheurs :

  • Mme Helen Tremlett, Ph. D., Université de la Colombie-Britannique
  • Dre Emmanuelle Waubant, Université de la Californie à San Francisco
  • Dr Charles Bernstein, Université du Manitoba
  • M. Gary Van Domselaar, Ph. D., Université du Manitoba
  • Mme Morag Graham, Ph. D., Université du Manitoba

Période : Du 1er novembre 2015 au 31 octobre 2019

Montant de la subvention : 500 013,84 $

Mots clés : SP pédiatrique, microbiote intestinal (flore intestinale)

Résumé

  • Chez l’humain, les microbes présents dans l’intestin (ou microbiote intestinal) sont essentiels à la santé. En effet, ils participent à la digestion des aliments, produisent des vitamines et stimulent le système immunitaire.
  • Il n’a pas encore été déterminé si le microbiote intestinal influe sur certaines maladies, comme la sclérose en plaques (SP).
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de déterminer s’il existe un lien entre le microbiote intestinal et le risque de SP pédiatrique, et ce, en comparant le microbiote d’enfants ayant cette maladie à celui d’enfants qui n’en sont pas atteints.

Description de l’étude

Des travaux de recherche récents ont révélé que la composition du microbiote intestinal (bactéries présentes dans l’appareil digestif) chez les personnes qui vivent avec la SP est considérablement modifiée comparativement à celle des personnes qui n’ont pas la SP. Toutefois, de sérieuses questions demeurent quant au rôle précis de ces modifications dans l’apparition de la SP. Il est particulièrement urgent d’étudier la composition du microbiote intestinal chez les enfants qui ont la SP, dans la mesure où on croit qu’il joue un rôle fondamental dans le développement du système immunitaire durant l’enfance. La présence de la SP chez les enfants procure aux chercheurs la possibilité d’étudier cette maladie très peu de temps après son apparition. Par exemple, les enfants qui sont atteints de SP n’ont pas été exposés à autant de facteurs environnementaux (régimes alimentaires, médicaments ou infections) que les adultes qui ont cette maladie. Par conséquent, la liste de facteurs déclencheurs possibles de la SP est moins longue chez les enfants. Les travaux de Mme Tremlett seront menés en complémentarité avec l’étude pédiatrique canadienne sur les maladies démyélinisantes; les chercheurs ont pour but de découvrir comment les bactéries de l’intestin peuvent influer sur le déclenchement de la SP aux stades les plus précoces de la maladie, soit durant l’enfance ou l’adolescence. À ce jour, plus de 170 échantillons de selles ont été prélevés et entreposés, ce qui permettra aux scientifiques de recueillir des données précieuses (sur le microbiote) et de bâtir une banque d’échantillons fécaux (en mettant en place les mesures éthiques et les mesures de sécurité qui s’imposent) à laquelle d’autres chercheurs pourront avoir accès. Lorsque tous les échantillons auront été prélevés, ils seront envoyés au Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada, à Winnipeg, qui se chargera de l’extraction et du séquençage du microbiome au cours des douze prochains mois.

Retombées potentielles : L’équipe de recherche

espère que les résultats de cette étude permettront de mieux

comprendre la ou les causes possibles de la SP, ainsi que les

facteurs susceptibles d’influer sur cette maladie ou de favoriser

son évolution

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