Société canadienne de la sclérose en plaques

Un monde fongique : le microbiote dans le contexte de la SP chez l’enfant

Chercheuse principale : Mme. Helen Tremlett

Cochercheurs principaux : Dr. Gary Van Domelaar, Dr. Charles Bernstein, Dr. Morag Graham

Affiliation : Université de la Colombie-Britannique

Année de la subvention : 2018-2019

Montant de la subvention : 50 000 $ (étude pilote)

Mots clés : microbiote intestinal (flore intestinale), SP pédiatrique, champignon

Résumé :

  • Le microbiote intestinal abrite des milliards de micro-organismes (bactéries, champignons, parasites et virus).
  • Les chercheurs qui étudient le microbiote intestinal dans le contexte de la sclérose en plaques (SP) s’intéressent avant tout aux bactéries qui le composent, mais on en sait très peu sur les autres types de micro-organismes qui sont présents dans l’intestin, notamment les champignons.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • d’analyser des échantillons de selles prélevés chez des enfants atteints de SP et des enfants exempts de cette maladie pour déterminer s’il existe une association entre les champignons du microbiote intestinal et le risque de SP ou l’évolution de cette maladie.

Description de l’étude :

Les microbes qui sont présents dans l’intestin humain participent à la digestion des aliments, produisent des vitamines et stimulent le système immunitaire. Il se pourrait également qu’ils influent sur certaines maladies, comme la SP. Or, de tous les types de micro-organismes qui forment le microbiote intestinal, les bactéries sont les seuls à avoir été étudiés jusqu’ici. Par conséquent, on en sait très peu sur d’autres types de micro-organismes importants, comme les champignons. En fait, les chercheurs se rendent tout juste compte du fait que les champignons jouent peut-être un rôle important dans les processus pathologiques sous-jacents à des maladies telles que la SP. Dans le cadre du projet de recherche exploratoire qu’elles proposent, Mme Helen Tremlett, Ph. D., et son équipe de recherche auront accès à un ensemble d’échantillons de selles prélevés auprès d’enfants atteints de SP et d’enfants exempts de cette maladie. Les données issues de l’analyse de ces échantillons leur permettront de déterminer s’il existe une association entre les champignons présents dans les intestins des enfants aux prises avec la SP. Il se peut que l’identification des champignons du microbiote intestinal qui influent sur le risque ou l’évolution de la SP facilite l’élaboration de nouvelles stratégies de réduction du risque de cette maladie. La SP est relativement rare chez les enfants, et ceux qui en sont atteints offrent aux chercheurs la possibilité d’examiner cette maladie très peu de temps après son apparition. Par exemple, les enfants qui sont atteints de SP n’ont pas été exposés à autant de facteurs environnementaux (régimes alimentaires, médicaments ou infections) que les adultes qui ont cette maladie. Par conséquent, la liste de facteurs déclencheurs possibles de la SP est moins longue chez les enfants. Mme Tremlett espère que les résultats de cette étude contribueront à déterminer la ou les causes possibles de la SP, ainsi que les facteurs susceptibles d’influer sur cette maladie ou de favoriser son évolution.

Retombées potentielles : L’identification des champignons du microbiote intestinal qui influent sur le risque de SP ou sur l’évolution de cette maladie pourrait faciliter la mise au point de nouvelles stratégies de réduction de ce risque.

État d’avancement de l’étude : En cours.