Société canadienne de la sclérose en plaques

Base pathologique de l’imagerie par résonance magnétique dans le contexte de la sclérose en plaques

Chercheur principal : Dr. George Robert Moore

Affiliation : Université de la Colombie-Britannique

Année de la subvention : 2018-2019

Montant de la subvention : 350 212,42 $

Mots clés : Imagerie par résonance magnétique, substance blanche, substance grise, lésion

Résumé :

  • On a recours à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour déceler les lésions de la substance blanche (fortement pourvue en myéline), soit les zones de détérioration qu’on observe souvent dans le cerveau des personnes atteintes de SP et qui sont plus claires que les autres régions du cerveau à l’IRM. Les examens d’IRM permettent également de déceler des altérations subtiles (ou fluctuations) de la substance blanche.
  • On ignore quels sont les effets des lésions mineures visibles à l’IRM sur la SP en tant que telle.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • d’étudier une protéine constitutive de la myéline qui pourrait influer de façon considérable sur la santé et la fonction de la myéline;
    • d’évaluer la régulation des lipides (matières grasses) du système immunitaire et du système nerveux au sein de la substance blanche et de la substance grise (régions où se concentrent les cellules nerveuses);
    • d’utiliser des techniques d’IRM et de microscopie pour déceler des anomalies dans le tissu cérébral.

Description de l’étude :

La SP se caractérise par des lésions, à savoir des zones de tissu cicatriciel dans le cerveau et la moelle épinière qui peuvent être mises en évidence par IRM. L’examen d’IRM permet également de déceler chez certaines personnes des altérations du cerveau et de la moelle épinière qui sont plus subtiles que ces lésions. Ces altérations se manifestent par de légères fluctuations de l’intensité du signal dans la substance blanche et les parties du cerveau et de la moelle épinière qui sont recouvertes par la myéline. Pour faire suite à des travaux subventionnés par la Société de la SP, le Dr Wayne Moore et son équipe tentent de vérifier si ces altérations subtiles sont également présentes à la périphérie des lésions, dans une zone si minuscule qu’elle ne peut être décelée au moyen des technologies d’IRM actuelles. Dans le cadre du projet dont il est question ici, ces chercheurs vont évaluer une composante de la myéline, soit une protéine appelée claudine 11, qui empêche l’eau et d’autres substances de pénétrer dans celle-ci. Par ailleurs, des travaux de recherche ont mis en évidence une baisse du taux de lipides au sein des lésions de la substance blanche, découverte à laquelle a contribué le Dr Moore en démontrant que certaines molécules apportent des lipides aux composantes du système immunitaire présentes dans la substance blanche. Le Dr Moore approfondira ces recherches en vérifiant s’il en est de même dans la substance grise, région du système nerveux central où se concentrent les cellules nerveuses. Par ailleurs, il cherchera à déterminer avec son équipe si cet apport en lipides est l’un des premiers éléments ou l’un des éléments moteurs de la formation des lésions nerveuses ou s’il s’agit au contraire d’un élément secondaire, à savoir une réponse à la perte des lipides contenus dans la myéline lors des attaques perpétrées par le système immunitaire. Dans l’ensemble, les études proposées par le Dr Moore visent à explorer les anomalies du tissu cérébral associées à la SP et à établir dans quelle mesure elles sont liées aux changements observés à l’IRM, deux objectifs qui revêtent une importance directe pour le diagnostic de SP et la surveillance de la réponse thérapeutique chez les personnes qui sont atteintes de cette maladie.

Retombées potentielles : Comprendre les anomalies tissulaires fondamentales associées à la SP afin de cerner les stratégies thérapeutiques qui pourraient cibler ces anomalies.

État d’avancement de l’étude : En cours.