Société canadienne de la sclérose en plaques

Impact des immunomodulateurs sur la fréquence des poussées et l’utilisation des ressources du système de santé

Chercheur principal : Dr. James Marriott

Affiliation : Université du Manitoba

Période : Du 1er avril 2015 au 31 mars 2019

Montant : 69 014,82 $

Mots clés : Traitement modificateur de l’évolution de la SP, épidémiologie, efficacité des traitements

Résumé

  • Les essais cliniques portant sur les médicaments destinés au traitement de la sclérose en plaques (SP), comme les interférons et le Copaxone, ne durent que deux ou trois ans.
  • On ignore l’efficacité de ces médicaments à plus long terme ainsi que leurs bienfaits dans des conditions de vie « réelles ».
  • L’équipe de recherche se propose :
    • d’évaluer la fréquence des consultations médicales, des hospitalisations et des poussées chez les personnes qui prennent des médicaments offerts depuis longtemps sur le marché (comme les interférons et le Copaxone) comparativement aux personnes traitées par des médicaments approuvés récemment.

Description de l’étude

Pour tirer pleinement parti du potentiel d’un médicament donné, il est essentiel de comprendre ses effets immédiats, mais également de déterminer ses effets à long terme. Le Dr James Marriott et son équipe ont entrepris d’étudier les bienfaits à long terme de divers médicaments destinés au traitement de la SP, tels les interférons et l’acétate de glatiramère (Copaxone). Plus précisément, ils se pencheront sur les questions suivantes pour chacun des médicaments à l’étude : « À quelle fréquence une personne atteinte de SP qui prend le médicament à l’étude consulte-t-elle son médecin? Cette personne a-t-elle été hospitalisée plus souvent à cause de son traitement ou moins souvent grâce à celui-ci? À quel point ce médicament est-il efficace en matière de prévention à long terme des poussées? » Pour les besoins de cette étude, l’équipe du Dr Marriott devait mettre au point des programmes informatiques destinés à lui permettre de saisir toutes les données administratives nécessaires pour évaluer rapidement la fréquence des poussées et le taux d’utilisation des ressources du système de santé chez les personnes qui prennent un médicament contre la SP et pour comparer les résultats de cette évaluation à ceux qui sont observés chez les personnes qui ne prennent aucun médicament contre cette maladie. À ce jour, l’équipe de recherche a constaté que les personnes qui prennent des médicaments destinés au traitement de la SP font plus souvent appel au système de santé (résultat prévisible en raison du suivi nécessité par la prise de leur médicament), mais qu’elles sont hospitalisées moins fréquemment que celles qui ne suivent pas de traitement médicamenteux. Les chercheurs s’emploient actuellement à peaufiner l’analyse de leurs observations pour déterminer si les taux de poussées varient chez les personnes atteintes de SP lorsqu’elles amorcent un traitement médicamenteux contre cette maladie ou lorsqu’elles changent de catégories ou de types de médicaments contre celle-ci.

Retombées potentielles : Aider les personnes atteintes de SP et leur médecin à prendre des décisions éclairées en ce qui concerne les traitements offerts actuellement contre la SP.

État d’avancement de l’étude : En cours.