Société canadienne de la sclérose en plaques

Importance des effets des anomalies diffuses de la substance blanche sur l’incapacité et la progression de la sclérose en plaques : données issues de l’imagerie et de l’immunologie

Chercheuse principale : Mme. Cornelia Laule

Affiliation :Université de la Colombie-Britannique

Période : Du 1er avril 2015 au 31 mars 2019

Montant : 343 726,80 $

Mots clés : Imagerie par résonance magnétique (IRM), fraction liquidienne (eau) de la myéline, marqueur sanguin, progression

Résumé

  • On a recours à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour observer le cerveau des personnes atteintes de SP. Les lésions neuronales, caractérisées par une grande intensité lumineuse, sont courantes chez ces personnes et sont facilement visibles sur les clichés d’examen d’IRM. L’IRM permet également de détecter dans le cerveau de certaines personnes atteintes de SP des changements qui se manifestent par de très subtiles fluctuations de l’intensité du signal.
  • On ignore toujours si ces changements subtils de l’intensité du signal sont associés à une progression rapide de l’incapacité.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de mener une étude auprès de personnes qui en sont au tout premier stade de la SP et qui ne présentent qu’un seul symptôme pour déterminer si les subtiles variations d’intensité observées sur les clichés d’IRM sont associées à un risque accru de SP et de progression de l’incapacité.

Description de l’étude

On a recours à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) depuis des dizaines d’années pour déceler les lésions causées par la SP. Dans près de 25 % des cas, l’examen d’IRM met en évidence des altérations de la substance blanche plus subtiles que ces lésions, qui se manifestent par de légères fluctuations de l’intensité du signal. Cela dit, on ignore en quoi ces altérations contribuent à l’évolution de la SP. Une équipe de recherche dirigée par Mme Cornelia Laule, Ph. D., prévoit utiliser des techniques d’IRM spécialisées et effectuer des analyses sanguines approfondies afin de vérifier si ces variations de l’intensité du signal sont associées à une hausse du risque de SP ou d’évolution rapide de cette maladie ou des deux. Jusqu’ici, cette équipe a confirmé que la SP évolue plus rapidement chez les personnes qui présentent ce type de fluctuation et que ces personnes ne répondent pas aux traitements de la même façon que les autres. Elle s’appuiera sur ces observations pour déterminer s’il y a un lien entre ce type d’altération, d’une part, et l’évolution vers une SP certaine et la progression de cette maladie, à la suite de l’apparition du premier symptôme évocateur de SP, d’autre part.

Retombées potentielles : Trouver des façons de reconnaître rapidement les personnes exposées au risque de progression de la SP, de sorte que ces dernières puissent faire l’objet d’un suivi étroit, recevoir un traitement intensif et modifier leur mode de vie pour préserver leur santé et empêcher l’évolution de la maladie.

État d’avancement de l’étude : En cours.