Paramètres de la locomotion comme prédicteurs de rétablissement fonctionnel chez un modèle murin de SP

Chercheur principal : M. George Robertson

Affiliation : Université Dalhousie

Période : Du 1er avril 2017 au 31 mars 2020

Montant : 300 185 $

Mots clés : Troubles de la marche, évaluation de la démarche, pioglitazone

Résumé :

  • Il a été démontré qu’au moins neuf médicaments ont la capacité de protéger la myéline et de réduire la paralysie chez des modèles murins (souris) de sclérose en plaques (SP). Il est donc possible que ces médicaments puissent procurer des bienfaits aux personnes atteintes de SP. Cependant, pour que l’innocuité et l’efficacité de ces produits dans le contexte de la SP puissent être confirmées, il faudra réaliser des essais de grande envergure sur plusieurs années.
  • Il importe de mettre au point une technique qui permettrait de déceler les meilleurs médicaments candidats pouvant être testés chez des modèles murins de SP et comportant des propriétés possiblement bénéfiques pour les personnes atteintes de SP.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de recourir à une technique baptisée analyse cinématique de la marche afin de mesurer les mouvements de la hanche, du genou et de la cheville chez des animaux atteints d’une maladie semblable à la SP et de déterminer, à l’aide des données recueillies, quels médicaments sont les plus prometteurs quant aux bienfaits qu’ils pourraient apporter aux personnes atteintes de SP.

Description de l’étude :

Il a été établi qu’au moins neuf médicaments ont la capacité de stimuler la remyélinisation et de réduire les déficits moteurs chez des modèles murins (souris) de SP. M. George Robertson, Ph. D., s’est fixé comme but de déterminer lesquels de ces neuf médicaments sont les plus susceptibles d’améliorer la mobilité chez les personnes atteintes de SP en stimulant la réparation de la myéline. Aux fins de leur étude, le chercheur et son équipe auront recours à une méthode baptisée analyse cinématique de la marche, qui leur permettra de prendre des mesures précises des mouvements de la hanche, du genou et de la cheville de souris atteintes d’une maladie semblable à la SP, lors de la marche sur tapis roulant. À cet égard, il a déjà été constaté que l’amélioration de la mobilité de la cheville à la marche était étroitement liée à une régénération accrue de la myéline. Ce type de méthode perfectionnée de mesure des mouvements a souvent été utilisé pour décrire les troubles de la marche que présentent les personnes aux prises avec la SP. La technique employée par l’équipe de M. Robertson permettra aux chercheurs de déterminer lesquels des neuf médicaments à l’étude contribuent le plus à l’amélioration des mouvements des pattes chez les modèles animaux de SP. Au cours de la dernière année, M. Robertson et ses collaborateurs ont découvert que l’un de ces neuf médicaments, soit la pioglitazone, avait réduit la paralysie et la dégradation de la myéline touchant la moelle épinière de souris atteintes d’une maladie semblable à la SP. Grâce à l’analyse cinématique de la marche, les chercheurs ont aussi découvert que la pioglitazone avait également permis aux souris de maintenir des mouvements normaux de la hanche, du genou et de la cheville pendant 44 jours. Ces observations militent en faveur des résultats obtenus lors d’essais de faible envergure, qui tendent à indiquer que la pioglitazone pourrait réduire la perte progressive de mobilité dans le contexte de la SP, par la diminution de l’inflammation et de la détérioration myélinique.

Retombées potentielles : Élaborer un outil d’analyse précis des mouvements qui permettra de cerner les composés thérapeutiques les plus prometteurs en vue de la réalisation d’essais axés sur l’amélioration de la mobilité chez les personnes qui ont la SP.

État d’avancement de l’étude : En cours.
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