Caractérisation des rôles neuroprotecteurs des protéines de type bHLH (basic helix-loop-helix) baptisées Npas4 et ARNT2 dans le contexte de la neurodégénérescence inflammatoire liée à la sclérose en plaques

Chercheuse principale : Mme. Jacqueline Quandt

Affiliation : Université de la Colombie-Britannique

Année de la subvention : 2018-2019

Montant de la subvention : 346 400 $

Mots clés : Détérioration axonale, neurodégénérescence, Npas4, ARNT2

Résumé :

  • La sclérose en plaques (SP) est une maladie qui entraîne la détérioration de fibres nerveuses et la mort de neurones dans le cerveau et la moelle épinière.
  • On ignore quelles molécules régulent les mécanismes destructeurs sous-jacents à la SP.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • d’évaluer comment deux molécules, dont il a établi qu’elles jouent un rôle dans la détérioration des fibres nerveuses et la mort des neurones, influent sur l’évolution d’une maladie semblable à la SP à l’aide de modèles animaux;
    • de déterminer s’il est possible d’identifier d’autres médiateurs qui régulent ces processus de détérioration et de mort cellulaires dans le contexte de la SP en intensifiant ou en atténuant l’activité de ces deux molécules.

Description de l’étude :

Les incapacités chroniques liées à la SP sont associées aux lésions subies par les fibres nerveuses et à la neurodégénérescence (dégénérescence et mort des neurones). Mme Jacqueline Quandt, Ph. D., et son équipe de recherche se sont donné pour objectif de caractériser le rôle de Npas4 (neuronal PAS4) et d’ARNT2 (daryl hydrocarbon receptor nuclear translocator), deux molécules dont il a été établi qu’elles jouent un rôle dans les lésions subies par les fibres nerveuses et la neurodégénérescence. Ces molécules sont dotées de propriétés neuroprotectrices et elles ont la capacité d’influer sur les premiers stades de la neurodégénérescence, lors de l’apparition de la maladie, et de contribuer au rétablissement tout en limitant la progression de la SP. Grâce à une précédente subvention qui lui avait été octroyée par la Société canadienne de la SP, l’équipe de recherche de Mme Quandt a démontré que l’expression de Npas4 et d’ARNT2 est régulée chez un modèle animal de SP : avant l’apparition de la maladie, les taux de ces deux molécules sont élevés (il s’agit vraisemblablement d’une réponse à des facteurs de stress précoces), puis ils diminuent lorsqu’elle se déclare et sont au plus bas lorsqu’elle atteint son paroxysme. L’équipe de recherche prévoit (1) localiser les zones d’expression de Npas4 et d’ARNT2 chez des modèles de SP représentatifs de l’apparition de la maladie, des périodes de rémission et des périodes de progression, et surtout au sein de lésions associées à la SP, et comparer les résultats obtenus à ceux observés au sein d’un cerveau humain normal et dans le cas de maladies ischémiques, infectieuses et non inflammatoires du système nerveux central, et (2) réduire et accroître l’expression de ces molécules en vue d’identifier d’autres médiateurs et de nouvelles voies de signalisation liées à la neuroprotection, en étudiant plus particulièrement les nombreux facteurs et les nombreuses protéines en aval sur lesquels Npas4 et ARNT2 pourraient influer, notamment en cas d’association avec d’autres partenaires protéiques (que ce soit sur le plan biologique ou pathologique).

Retombées potentielles : Mieuxcomprendre les principaux gènes/molécules qui jouent un rôle protecteur contre les processus pathologiques sous-jacents à la SP afin de mettre au point de nouveaux traitements.

État d’avancement de l’étude : En cours.

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