Société canadienne de la sclérose en plaques

Caractérisation du potentiel anti-inflammatoire et immunomodulateur des agonistes silencieux de la sous-unité alpha 7 du récepteur nicotinique de l’acétylcholine

Chercheur principal : M. Alain Simard

Affiliation : Université de Moncton

Période : Du 1er juin 2017 au 30 juin 2020

Montant : 355 821 $

Résumé :

  • La nicotine procure un effet protecteur chez des modèles murins (souris) de sclérose en plaques (SP) en ciblant des protéines présentes à la surface des cellules immunitaires et en réduisant les lésions causées par les cellules pro-inflammatoires.
  • On n’a encore jamais comparé les effets de la nicotine à ceux du tabagisme, lequel aggrave la SP en raison des nombreuses substances chimiques que contient le tabac. Il importe par ailleurs de se pencher sur les effets de la nicotine sur le système immunitaire sans toutefois que soient déclenchés les effets que peut avoir la nicotine sur l’ensemble de l’organisme.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de mettre à l’essai de nouvelles molécules récemment mises au point et dont la composition semblable à celle de la nicotine permet de cibler exclusivement le système immunitaire, éliminant ainsi les effets secondaires d’autres composés moins ciblés présents dans le tabac.

Description de l’étude :

Il a été démontré que la nicotine avait un effet protecteur chez des souris atteintes d’une maladie semblable à la SP. L’action bénéfique de la nicotine pure se distingue toutefois des effets du tabagisme, lequel aggrave la SP en raison de la présence de nombreux autres produits chimiques dans la fumée de cigarette. La nicotine cible des protéines présentes à la surface de cellules immunitaires, ce qui permet de réduire le nombre de cellules pro-inflammatoires, de même qu’à la surface de cellules neuronales. Dans le cadre de son étude, M. Alain Simard, Ph. D., procédera à des tests sur de nouvelles molécules dont la composition semblable à celle de la nicotine permet de cibler exclusivement les cellules immunitaires, éliminant ainsi les effets secondaires d’autres composés moins ciblés tels que la nicotine. Dotées de propriétés fortement anti-inflammatoires, les molécules à l’étude pourraient constituer des médicaments candidats prometteurs en tant qu’éventuels agents modificateurs de l’évolution de la SP. L’objectif du chercheur est de déterminer si ces nouvelles molécules ont la capacité d’inhiber l’inflammation et de ralentir ou de freiner la progression de la maladie.

Retombées potentielles : Mettre au point de nouvelles options thérapeutiques en ciblant des mécanismes cellulaires qui permettent d’obtenir les effets bénéfiques de la nicotine.

État d’avancement de l’étude : En cours.