Cibler la molécule DICAM, nouveau médiateur de la neuro-inflammation, dans le traitement de la SP

Chercheur principal : Dr. Alexandre Prat

Affiliation : Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal

Année de la subvention : 2018-2019

Montant de la subvention : 360 000 $

Mots clés : Barrière hémato-encéphalique, DICAM, biomarqueur

Résumé :

  • La barrière hémato-encéphalique (BHE) consiste en un réseau de cellules qui recouvrent la paroi interne des vaisseaux sanguins du cerveau et qui empêchent les substances nocives, telles les bactéries et les toxines, de pénétrer dans le cerveau et la moelle épinière. Dans le contexte de la sclérose en plaques (SP), l’étanchéité de la BHE est compromise, ce qui permet à des globules blancs (cellules immunitaires) de traverser cette barrière et d’atteindre le système nerveux central (SNC).
  • Tout traitement qui cible les molécules qui interviennent dans la régulation de la BHE pourrait enrayer la progression de la SP.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de caractériser une molécule (DICAM) qui régule la migration des cellules immunitaires à travers la BHE;
    • de cerner les interactions entre DICAM et les cellules immunitaires associées à la SP;
    • de démontrer que les anticorps anti-DICAM sont des biomarqueurs des cellules pro‑inflammatoires en cas de SP.

Description de l’étude :

D’ordinaire, les cellules du système immunitaire ne pénètrent pas facilement dans le cerveau, qui est protégé par une barrière cellulaire relativement impénétrable, à savoir la BHE. Toutefois, dans le contexte de la SP, un grand nombre de ces cellules s’infiltrent dans le cerveau par la BHE et en détériorent ultimement les tissus. Grâce à une précédente subvention, qui lui avait également été accordée par la Société canadienne de la SP, le Dr Alexandre Prat a identifié avec son équipe de recherche une molécule appelée DICAM, qui régule la migration des cellules à travers la BHE et dont le taux est plus élevé chez les personnes atteintes de SP cyclique que chez des sujets sains. Les données obtenues ont également révélé que DICAM est exprimée par une sous-population de globules blancs appelés lymphocytes T auxiliaires de type 17 (Th17), qui sont les principaux responsables de l’inflammation du SNC. Pour que DICAM puisse ultimement servir de cible thérapeutique dans le domaine de la SP, il est indispensable de comprendre si cette molécule joue un rôle dans la migration d’autres cellules immunitaires pathogènes. C’est cet objectif qui est à la base du nouveau projet du Dr Prat subventionné par la Société canadienne de la SP. Dans le cadre de ce projet, le Dr Prat espère mieux comprendre comment les cellules immunitaires pathogènes pénètrent dans le SNC pour y déclencher de l’inflammation qui aboutit à la formation de lésions nerveuses et mettre ainsi au jour une nouvelle voie de signalisation qui pourra être la cible de stratégies d’intervention médicamenteuse contre la SP et d’autres maladies inflammatoires auto-immunes. Ces travaux peuvent aboutir à la mise au point d’un traitement novateur capable de stopper la formation des lésions et d’enrayer ainsi la progression de la SP.

Retombées potentielles : Mettre au point un traitement novateur qui empêchera les cellules immunitaires nocives de pénétrer dans le cerveau et la moelle épinière et interrompra ainsi la progression de la SP.

État d’avancement de l’étude : En cours.

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