Société canadienne de la sclérose en plaques

Étude du microARN-145 en tant que régulateur clé de la maturation oligodendrocytaire et de la myélinisation du SNC

Chercheur principal : M. Rashmi Kothary

Affiliation : Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

Période : Du 1er avril 2017 au 31 mars 2020

Montant : 301 920 $

Mots clés : Maturation cellulaire, microARN, modèles précliniques, remyélinisation, oligodendrocyte

Résumé :

  • La myéline, gaine protectrice des fibres nerveuses, est produite par des cellules présentes dans le cerveau et la moelle épinière appelées oligodendrocytes. Avant de pouvoir produire la myéline, les oligodendrocytes subissent certains changements morphologiques.
  • Les facteurs qui régulent les étapes de ces changements morphologiques demeurent inconnus à ce jour.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de moduler des molécules baptisées « microARN » afin de réguler un ensemble de gènes intervenant dans les changements morphologiques des oligodendrocytes, qui permettent à ceux-ci de devenir par la suite des cellules productrices de myéline.

Description de l’étude :

La sclérose en plaques (SP) est une maladie dans le contexte de laquelle la gaine des fibres nerveuses (myéline) est détériorée par le système immunitaire. La gaine de myéline est produite par un type de cellules baptisées oligodendrocytes. Une équipe de chercheurs menée par M. Rashmi Kothary, Ph. D., étudie actuellement de manière approfondie le code génétique des oligodendrocytes afin de déceler des indices de premier ordre qui expliqueraient pourquoi le processus de remyélinisation est bloqué ou inefficace chez les personnes atteintes de SP. À ce jour, les observations des chercheurs révèlent une augmentation de l’expression du microARN-145 (miR-145) au sein des lésions causées par la SP. Avec ses collaborateurs, M. Kothary prévoit recourir à des modèles cellulaires et animaux pour déterminer si l’augmentation ou la diminution des taux de miR-145 ont des effets positifs ou négatifs sur l’évolution de la SP. Le chercheur espère que les résultats de ses travaux contribueront à l’élaboration de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à favoriser la régénération de la myéline, processus essentiel chez les personnes atteintes de SP.

Retombées potentielles : Comprendre le rôledes gènes qui interviennent dans le processus de réparation de la myéline, ce qui pourrait mener à la mise au point de traitements améliorés visant les processus de régénération dans le contexte de la SP.

État d’avancement de l’étude : En cours.