Société canadienne de la sclérose en plaques

Étude d’un mécanisme de signalisation inhibiteur contraignant l’auto-immunité du SNC médiée par les cellules T

Chercheur principal : M. Manu Rangachari

Affiliation : Université Laval

Période : Du 1eravril 2017 au 31 mars 2020

Montant : 299 259 $

Mots clés : Lymphocyte T (cellule T), SP progressive, neuro-immunologie, cytokine, Serpine1

Résumé :

  • La Serpine1 est une protéine dont on a démontré qu’elle atténue la détérioration de la myéline causée par l’action des cellules T nocives chez des animaux atteints d’une maladie semblable à la sclérose en plaques (SP).
  • On ignore le mode d’action de la Serpine1 dans le contexte de la SP.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de découvrir quelles sont les protéines qui interagissent avec la Serpine1 afin de prévenir les effets néfastes des cellules T nocives;
    • de déterminer si la Serpine1 exerce ses effets sur le système nerveux ou le système immunitaire dans le contexte de la SP;
    • de déterminer si la Serpine1 joue un rôle en cas de SP progressive secondaire.

Description de l’étude :

La déperdition de la myéline, gaine protectrice recouvrant les fibres nerveuses, compte parmi les caractéristiques de la SP. L’objectif du programme de recherche de M. Manu Rangachari, Ph. D., consiste en la découverte des gènes qui permettraient d’atténuer l’attaque immunitaire dont fait l’objet la myéline dans le contexte de la SP. Son équipe de recherche a déjà mis en évidence qu’une protéine appelée Serpine1 a pour effet de réduire la détérioration de la myéline causée par l’action des cellules T nocives chez des animaux atteints d’une maladie semblable à la SP. L’objectif de l’étude actuellement menée par M. Rangachari et ses collaborateurs consiste à déterminer de façon précise le mode d’action de la Serpine1 en cas de SP. Comme il s’agit d’une maladie qui touche à la fois le système immunitaire et le système nerveux central, les chercheurs tenteront de déterminer lequel de ces deux systèmes bénéficie de l’action de la Serpine1. Il a été suggéré que le fingolimod (Gilenya), médicament homologué pour le traitement de la SP, pourrait agir en activant l’expression du gène de la Serpine1; l’équipe de M. Rangachari prévoit donc également se pencher sur le mécanisme qui sous-tend l’action de ce médicament. Au cours de la dernière année, les chercheurs ont découvert que la Serpine1 influe de façon importante sur l’activité d’une protéine présente à la surface des cellules T et dont on sait qu’elle contribue à la diminution de l’inflammation. Ils ont également mis en évidence l’existence de liens entre la fonction de la Serpine1 et certaines molécules au sein des cellules T. L’équipe de chercheurs tentera maintenant de déterminer si la Serpine1 peut contribuer au soulagement des symptômes présents en cas de SP progressive secondaire à partir d’un modèle animal de SP élaboré au laboratoire de M. Rangachari.

Retombées potentielles : Approfondir la compréhension de la fonction de la Serpine1, gène qui pourrait contribuer à la réduction de la gravité de la SP et faire l’objet de travaux ultérieurs en tant que cible potentielle pour le traitement de la SP.

État d’avancement de l’étude : En cours.