Société canadienne de la sclérose en plaques

Influence des cellules immunitaires sur la viabilité et la régénération du neurone

Chercheuse principale : Mme. Alyson Fournier

Affiliation : Institut neurologique de Montréal

Période : Du 1er avril 2016 au 31 mars 2019

Montant : 370 512,06 $

Mots clés : Neurodégénérescence, microARN, neuroprotection, encéphalomyélite allergique expérimentale (EAE), SP progressive

Résumé

  • Les microARN sont des molécules qui participent à la régulation des neurones en présence de stimuli inflammatoires. Ils ont la capacité d’inhiber l’expression de multiples gènes simultanément.
  • On ne sait pas encore si les microARN sont en mesure de bloquer simultanément l’expression de nombreux gènes qui empêchent la réparation des cellules nerveuses.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • d’identifier les microARN qui sont régulés en réponse à des stimuli associés à la sclérose en plaques (SP) et qui pourraient influer sur la dégénérescence, la viabilité et la capacité des cellules du cerveau endommagées à se régénérer.

Description de l’étude

La sclérose en plaques (SP) est caractérisée par des lésions neuronales qui perturbent la communication cellulaire au sein du système nerveux central. Ces lésions et l’incapacité des neurones à se réparer spontanément se traduisent par des troubles neurologiques persistants. En fait, les processus pathologiques à l’œuvre dans le cerveau des personnes atteintes de SP ne favorisent guère la réparation cellulaire. Le but de l’étude de Mme Alyson Fournier, Ph. D., est d’approfondir la compréhension des signaux qui freinent la réparation cellulaire en vue de la mise au point de thérapies moléculaires destinées à favoriser ce processus. À cette fin, la chercheuse et son équipe s’intéressent aux microARN, soit de petites molécules qui sont présentes dans l’organisme des plantes et des animaux et qui bloquent l’expression de vastes ensembles de gènes. En ciblant ces microARN, il est possible d’agir sur l’expression de nombreux gènes qui jouent un rôle important dans la réparation du neurone. Au cours des dernières années, l’équipe de recherche a repéré de petites molécules (microARN) qui ciblent des protéines dites 14-3-3 en vue de favoriser la réparation d’axones endommagés dans le contexte d’un modèle de lésion nerveuse. Ces petites molécules présentent toutes les caractéristiques requises pour participer au processus de réparation neuronale en cas de neuro-inflammation. Au cours de la prochaine année, l’équipe manipulera l’expression et l’activité des microARN et des protéines 14-3-3 dans le contexte de modèles précliniques d’inflammation du système nerveux central afin d’évaluer la capacité de ces molécules à favoriser la protection et la réparation des neurones.

Retombées potentielles : L’utilisation de thérapies moléculaires, qui favorisent la protection et la réparation cellulaire, en association avec les traitements actuels, qui ciblent le dérèglement du système immunitaire, améliorera les résultats thérapeutiques chez les personnes atteintes de SP.

État d’avancement de l’étude : En cours.