Mécanismes moléculaires sous-jacents aux interactions entre les lymphocytes T et les oligodendrocytes en tant que cibles dans le cadre de stratégies neuroprotectrices pour le traitement de la SP

Chercheuse principale : Dre. Catherine Larochelle

Affiliation : Université de Montréal

Année de la subvention : 2018-2019

Montant de la subvention : 367 000 $

Mots clés : Myéline, oligodendrocyte, Th17, interactions entre les cellules immunitaires et les oligodendrocytes

Résumé :

  • La myéline, gaine qui recouvre les fibres nerveuses et qui est détruite par les cellules immunitaires chez les personnes atteintes de sclérose en plaques (SP), est produite par des cellules présentes dans le cerveau et la moelle épinière appelées oligodendrocytes.
  • On ignore pour l’instant quels types d’interactions il peut y avoir entre les cellules immunitaires et les oligodendrocytes, mais il est essentiel d’élucider cette question.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • d’identifier les molécules qui favorisent les interactions entre une sous-population de globules blancs et les oligodendrocytes en cas de maladie inflammatoire;
    • de bloquer les interactions entre les cellules immunitaires et les oligodendrocytes afin de prévenir la destruction de la myéline.

Description de l’étude :

Certaines cellules immunitaires pro-inflammatoires appelées lymphocytes T auxiliaires de type 17 (Th17) sont nocives chez les personnes atteintes de SP. Elles expriment des molécules d’adhésion cellulaire spécifiques, qui leur permettent de communiquer avec d’autres cellules et d’adhérer à ces dernières. De récents travaux de recherche ont permis de démontrer qu’en pénétrant dans le cerveau, les lymphocytes Th17 peuvent endommager directement les oligodendrocytes (soit les cellules qui forment la gaine de myéline entourant les neurones) et altérer le processus de remyélinisation (réparation de la myéline) en adhérant à ces cellules. La Dre Catherine Larochelle et son équipe de recherche prévoient démontrer que 1) les oligodendrocytes expriment des sites de liaison spécifiques sur lesquels peuvent se fixer les molécules d’adhésion cellulaire exprimées par les lymphocytes Th17, en particulier dans le cas des maladies inflammatoires; 2) l’inhibition de ces molécules d’adhésion ou de leur site de liaison sur les oligodendrocytes peut protéger ces derniers et la gaine de myéline qu’ils forment contre les attaques des lymphocytes Th17; et 3) chez un modèle animal de SP, l’élimination des lymphocytes Th17 qui expriment ces molécules d’adhésion ou la suppression des sites de liaison correspondants sur les oligodendrocytes se traduisent par une évolution plus favorable d’une maladie comparable à la SP.

Retombées potentielles : Identifier des molécules qui pourraient devenir des cibles thérapeutiques potentielles capables de limiter les lésions subies par les cellules du cerveau et de la moelle épinière et de rétablir les conditions nécessaires pour accélérer le processus de remyélinisation et ralentir la progression de la SP.

État d’avancement de l’étude : En cours.

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