Société canadienne de la sclérose en plaques

Rôle des cellules productrices d’anticorps dans le contexte de la SP et de l’EAE

Chercheuse principale : Mme. Jennifer Gommerman

Affiliation : Université de Toronto

Année de la subvention : 2018-2019

Montant de la subvention : 370 500 $

Mots clés : Lymphocyte B (cellule B), plasmocyte, microbiote intestinal (flore intestinale)

Résumé :

  • Les lymphocytes B jouent un double rôle dans le contexte de la sclérose en plaques (SP) : une sous-population de ces cellules ralentit la progression de la SP, alors qu’une autre exerce des effets délétères dans le cadre des mécanismes physiopathologiques sous-jacents à cette maladie.
  • L’intestin est la région de l’organisme qui abrite le plus de lymphocytes B. Pour l’instant, on ignore quelle fonction remplissent les plasmocytes, sous-population de lymphocytes B présents dans l’intestin.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • déterminer la fonction et la localisation des plasmocytes chez un modèle animal d’une maladie semblable à la SP et d’identifier les molécules et les cellules qui interagissent avec eux.

Description de l’étude :

Les traitements qui entraînent une déplétion des lymphocytes B (rituximab ou ocrélizumab) sont associés à une réduction considérable du nombre de nouvelles poussées de SP. Les lymphocytes B jouent un double rôle en cas de SP : il a été démontré qu’une sous-population de ces cellules ralentit la progression de la SP, alors qu’une autre exerce des effets délétères dans le cadre des mécanismes physiopathologiques sous-jacents à cette maladie. La question est de savoir comment les lymphocytes B interviennent exactement dans la physiopathologie de la SP. L’intestin constitue l’un des principaux facteurs pouvant intervenir dans la détermination du comportement de ces cellules. En effet, l’intestin est la région de l’organisme qui abrite le plus grand nombre de lymphocytes B. Les plasmocytes, qui sont des lymphocytes Bdifférenciés producteurs d’anticorps, sont l’une des principales sous-populations de ces cellules présentes dans l’intestin. Aucune étude n’a encore permis d’évaluer si les plasmocytes contribuent à l’efficacité des traitements immunomodulateurs ciblant les lymphocytes B, ou au contraire, s’ils nuisent à celle-ci. Par son projet, Mme Jennifer Gommerman, Ph. D., a pour but d’examiner si les plasmocytes présents dans l’intestin atténuent directement ou indirectement les symptômes de la SP. Avec son équipe de recherche, elle entend identifier les cibles cellulaires des plasmocytes chez un modèle animal de SP, déterminer la localisation et le schéma de migration des plasmocytes et comprendre précisément comment ces cellules régulent les processus physiopathologiques sous-jacents chez un modèle animal de SP. L’objectif ultime des chercheurs est de cerner les mécanismes suivant lesquels certains types de lymphocytes B atténuent les effets de la SP alors que d’autres les aggravent. Si les résultats du projet sont positifs, l’équipe mettra les connaissances qu’elle aura acquises au service d’un processus rationnel de mise au point de meilleurs traitements contre la SP.

Retombées potentielles : Mieux comprendre les fonctions des lymphocytes B pour mettre au point des traitements capables de mobiliser la sous-population de ces cellules qui exerce des effets bénéfiques sur le cerveau et la moelle épinière en cas de SP de façon à atténuer l’inflammation associée à cette maladie.

État d’avancement de l’étude : En cours.