Rôle et potentiel thérapeutique de la neuréguline-1 en tant que modulateur des processus de neuroinflammation et de remyélinisation dans le contexte de la sclérose en plaques

Chercheuse principale : Mme. Soheila Karimi

Affiliation : Université du Manitoba

Période : Du 1er avril 2017 au 31 mars 2020

Montant : 358 321 $

Mots clés : Neuréguline-1, réparation de la myéline, modulation immunitaire (ou immunomodulation), remplacement des oligodendrocytes, protection

Résumé :

  • La neuréguline-1 est une protéine qu’on croit essentielle à la formation de la myéline. Or, le taux de neuréguline-1 est réduit de façon substantielle dans les échantillons humains de tissus cérébraux lésés par la sclérose en plaques (SP).
  • Puisque bon nombre des traitements actuellement offerts contre la SP consistent à supprimer la réponse immunitaire en cause, il importe que soient mises au point des approches thérapeutiques efficaces visant à promouvoir la réparation et la régénération de la myéline.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de vérifier si un traitement par la neuréguline-1 pourrait favoriser la réparation de la myéline et la prévention de l’évolution de la SP;
    • d’évaluer la capacité de la neuréguline-1 à réduire le processus inflammatoire dans le contexte de la SP.

Description de l’étude :

La déperdition et la détérioration de la myéline, gaine protectrice recouvrant les fibres nerveuses, comptent parmi les caractéristiques les plus connues de la SP. Une équipe de recherche dirigée par Mme Soheila Karimi, Ph. D., a décelé le rôle important d’une protéine appelée neuréguline-1 dans la formation des oligodendrocytes, cellules productrices de myéline. On a constaté que les taux de neuréguline-1 dans les tissus lésés par la SP sont réduits de façon considérable et qu’il pourrait s’agir d’un facteur entravant la réparation de la myéline. On a donc avancé qu’une teneur accrue en neuréguline-1 pourrait favoriser le remplacement des oligodendrocytes et renforcer la protection des fibres nerveuses en plus de limiter la formation de tissu cicatriciel. L’étude menée par Mme Karimi consistera à déterminer, à l’aide d’un modèle animal de SP, le rôle de la neuréguline-1 dans les processus de neurodégénérescence et de démyélinisation. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs auront recours à des stratégies génétiques et pharmacologiques en vue de limiter ou d’amplifier l’action de cette protéine. Les résultats préliminaires de cette étude ont permis de démontrer qu’un traitement par la neuréguline-1 améliore la récupération, et ce, sans causer d’effets indésirables, chez un modèle animal de SP. La neuréguline-1 semble en outre contribuer à l’amélioration de la récupération fonctionnelle en entravant l’activité de certains facteurs qui empêchent la réparation de la myéline, et en produisant des effets anti-inflammatoires. La poursuite des travaux en cours permettra d’en savoir plus sur le mode d’action, l’efficacité et l’innocuité de la neuréguline-1 en tant que nouvel agent thérapeutique contre la SP.

Retombées potentielles : Déterminer si la neuréguline-1 constitue une cible thérapeutique potentielle favorisant la réparation de la myéline dans le contexte de la SP.

État d’avancement de l’étude : En cours.

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