Société canadienne de la sclérose en plaques

Arrêt de l’usage du cannabis dans le traitement de la SP : étude longitudinale sur la fonction cognitive, évaluée par IRMf

Chercheur principal : Dr. Anthony Feinstein

Affiliation : Institut de recherche Sunnybrook

Période : Du 1er avril 2015 au 31 septembre 2018

Domaine de recherche : Prise en charge des symptômes et qualité de vie

Montant : 282 227,80 $

Résumé

  • Environ une personne atteinte de SP sur cinq recourt au cannabis (marihuana). Parmi les personnes atteintes de SP, celles qui utilisent le cannabis pour soulager leurs symptômes présentent des déficits plus importants au chapitre de la vitesse de traitement de l’information, de la mémoire opérationnelle et des fonctions exécutives comparativement à celles qui ne recourent pas à cette substance.
  • On ignore toujours si l’altération de la fonction cognitive et les changements observés sur les clichés d’imagerie chez les utilisateurs de cannabis atteints de SP sont réversibles après l’abandon de l’usage de cette substance.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de déterminer si les effets négatifs du cannabis sur la cognition peuvent être renversés chez des personnes qui cessent de consommer du cannabis, comparativement à d’autres qui continuent de recourir à cette substance.

Description de l’étude

De 40 à 60 % des personnes qui vivent avec la SP déclarent être aux prises avec des troubles cognitifs qui rendent parfois difficiles le maintien de l’emploi, des échanges sociaux et des activités de loisir. Environ une personne atteinte de SP sur cinq indique recourir au cannabis (marihuana) pour soulager ses symptômes, en particulier la douleur et la spasticité. Cependant, de nouvelles données probantes montrent que la consommation de cannabis peut aggraver les troubles cognitifs dans le contexte de la SP, et on ne sait toujours pas si ces troubles peuvent être renversés après l’abandon de cette habitude. Dans le cadre de leur étude, le Dr Anthony Feinstein et son équipe ont entrepris de creuser la question en faisant passer des tests cognitifs et des examens d’imagerie à deux groupes de participants dont l’un devait cesser de fumer du cannabis, alors que l’autre avait l’autorisation de continuer. Tous les participants devaient être suivis durant 28 jours. Selon les données préliminaires dont disposaient les chercheurs, l’atteinte cognitive était moins marquée chez les participants atteints de SP qui s’étaient abstenus de fumer du cannabis que chez ceux qui avaient continué à en fumer. Dans l’ensemble, les résultats de cette étude permettront de bien informer les personnes qui vivent avec la SP et les médecins sur les effets du cannabis sur la fonction cognitive.

Retombées potentielles : Les résultats de cette étude auront une incidence considérable sur la pratique clinique, car ils permettront aux professionnels de la santé de mieux comprendre les types de déficits cognitifs et les changements dans le cerveau associés à la consommation du cannabis, ainsi que d’en savoir plus sur le caractère potentiellement réversible de ces troubles.

État d’avancement de l’étude : En cours.