Comorbidité, cognition et sclérose en plaques (C-COMS)

Chercheuse principale : Dre. Ruth Ann Marrie

Affiliation : Université du Manitoba

Période : Du 1er avril 2016 au 31 mars 2019

Montant : 266 083,39 $

Mots clés : Cognition, comorbidité, dépression, anxiété, diabète

Résumé

  • Les maladies concomitantes qui portent atteinte à l’aptitude au raisonnement et à la mémoire, comme l’hypertension artérielle et les troubles de l’humeur, sont courantes chez les personnes vivant avec la sclérose en plaques (SP).
  • On ignore si les maladies concomitantes fréquentes telles que la dépression, l’anxiété, le diabète et l’hypertension augmentent le risque de troubles cognitifs chez les personnes atteintes de SP.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de déterminer au moyen de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) si ces maladies concomitantes influent sur la structure du cerveau et les fonctions cérébrales chez les personnes atteintes de SP;
    • de mesurer l’impact de la dépression et de l’anxiété sur la cognition dans le contexte de la SP.

Description de l’étude

La SP peut avoir des effets considérables sur certaines fonctions cognitives (attention, mémoire et capacité à résoudre des problèmes complexes) qui sont susceptibles de perturber l’accomplissement des activités quotidiennes des personnes atteintes de cette maladie. Or, les traitements contre les troubles cognitifs sont limités; sans compter qu’il est essentiel d’approfondir les connaissances sur les facteurs qui influent sur le raisonnement et la mémoire en cas de SP. Dans le cadre de l’étude en question, l’équipe de la Dre Ruth Ann Marrie se propose d’établir si les maladies concomitantes fréquemment observées chez les personnes atteintes de SP telles que la dépression, l’anxiété, le diabète et l’hypertension augmentent le risque de troubles cognitifs. Elle s’emploie également à déterminer au moyen de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) si ces maladies concomitantes influent sur la structure du cerveau, sur les fonctions cérébrales ou sur ces deux caractéristiques chez les personnes atteintes de SP, ce qui pourrait expliquer leurs répercussions sur les fonctions cognitives. À ce jour, 111 participants ont été admis à l’étude. Les résultats des analyses préliminaires semblent indiquer que le traitement de l’information est plus lent chez les personnes atteintes de SP qui sont en proie à une dépression que chez celles qui ne sont pas déprimées. De plus, l’équipe de recherche a découvert que le diabète pourrait être associé à une altération de la mémoire visuelle. Dans l’ensemble, ces travaux aideront les chercheurs à établir si le traitement des maladies concomitantes telles que la dépression, l’anxiété, le diabète et l’hypertension peut contribuer à l’atténuation de l’atteinte cognitive chez les personnes qui ont la SP.

Retombées potentielles : Les travaux en question aideront les chercheurs à déterminer si, en cas de SP, le traitement des maladies concomitantes, tels la dépression, l’anxiété, le diabète et l’hypertension, peut contribuer à la prévention ou à l’atténuation de l’atteinte cognitive.

État d’avancement de l’étude : En cours.
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