Société canadienne de la sclérose en plaques

Prise en charge de la douleur et de la neuro-inflammation en fonction du cycle circadien dans le contexte de l’encéphalomyélite allergique expérimentale

Chercheur principal : M. Nader Ghasemlou

Affiliation : Université Queen’s

Année de la subvention : 2018-2019

Montant de la subvention : 308 134 $

Mots clés : Douleur chronique, rythme circadien, neuro-inflammation

Résumé :

  • La douleur chronique, qui touche plus de 50 % des personnes atteintes de sclérose en plaques (SP), est associée non seulement à l’inflammation dans le cerveau et la moelle épinière caractéristique de cette maladie, mais aussi au rythme circadien (cycle de 24 h).
  • Les premiers travaux de recherche sur la question ont révélé que le rythme circadien influe sur la progression de la SP; on ignore toutefois s’il régule la douleur et l’inflammation associées à cette maladie.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de surveiller les changements qui s’opèrent dans le processus inflammatoire (à l’échelle moléculaire et à l’échelle cellulaire) et le processus douloureux lorsque le rythme circadien est perturbé;
    • de repérer les médiateurs de l’inflammation qui intensifient la sensation de douleur.

Description de l’étude :

Plus de la moitié des personnes atteintes de SP souffrent de douleurs chroniques. L’un des axes de recherche sur lesquels se concentre l’équipe de recherche de M. Nader Ghasemlou, Ph. D., consiste à mieux comprendre dans quelle mesure les rythmes naturels de l’organisme – soit les rythmes chronobiologiques qui sont régulés par la durée des jours, des mois et des années – contribuent à l’apparition de la douleur et des incapacités associées à la SP. De récentes données probantes générées par cette équipe démontrent que la neuro-inflammation influe directement sur l’évaluation de la douleur et que le rythme circadien (cycle de 24 h) régule la douleur chronique chez des modèles animaux de lésions et de maladie chroniques. De nouvelles données probantes indiquent également que le rythme circadien joue un rôle important dans la progression de la SP et d’une maladie comparable à la SP qui sert à reproduire les effets de cette dernière chez un modèle animal (souris). Reste à savoir cependant si le rythme circadien peut influer sur le déclenchement et la persistance de la douleur et de la neuro-inflammation associées à la SP. L’équipe de recherche se servira d’un modèle animal de SP pour évaluer comment l’« horloge interne » de l’organisme régule les manifestations cliniques de cette maladie, et plus particulièrement la douleur et la neuro-inflammation. En fait, le projet dont il est question ici porte essentiellement sur les variations de la réaction neuro-inflammatoire (à l’échelle cellulaire et à l’échelle moléculaire) et de l’intensité de la douleur (évaluée au moyen de tests comportementaux) en cas de perturbations du rythme circadien. Les chercheurs espèrent identifier des médiateurs de l’inflammation spécifiques qui contribuent à intensifier la sensation de douleur.

Retombées potentielles : Repérer de nouvelles cibles thérapeutiques qui n’appartiennent pas à la classe des opioïdes afin de répondre aux besoins en matière de traitements efficaces de la douleur chronique, qui ne sont toujours pas satisfaits.

État d’avancement de l’étude : En cours.