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Augmentation du recours aux immunomodulateurs au Canada pour le traitement de la sclérose en plaques

  • Étude canadienne

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Résumé

Des chercheurs de l’Université de Toronto divulguent les résultats d’une étude qu’ils ont menée sur l’utilisation des immunomodulateurs au Canada.(Rotstein D.L., Mamdani M, O'Connor PW. Can J Neurol Sci., mai 2010;37(3):383-8.)

Détails

L’évolution de la sclérose en plaques peut être ralentie par l’administration d’immunomodulateurs, soit l’interféron bêta-1a, l’interféron bêta-1b, l’acétate de glatiramère et le natalizumab, administrés par injections sous-cutanées ou intramusculaires. Les auteurs de l’étude en question avaient pour objectif d’étudier de manière comparative le recours à ces médicaments dans les provinces canadiennes entre 2002 et 2007.

En procédant à une analyse de cohortes rétrospective, les chercheurs ont étudié des données sur la population compilées par l’organisme International Medical Statistics (IMS) Health pour une période s’échelonnant de novembre 2001 à octobre 2007.

Ils ont ainsi établi qu’au Canada, le nombre total annuel d’ordonnances d’immunomodulateurs était passé de 3,9 en 2002 à 5,1 en 2007 pour une population de 1 000 sujets. Au cours de la même période, les coûts annuels reliés à la prescription de ces médicaments augmentaient de 187 millions à 287 millions de dollars. Parmi les quatre provinces où l’on prescrivait le plus d’immunomodulateurs, soit l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec, le Québec enregistrait le plus haut taux annuel de prescription (7 pour une population de 1 000 sujets), alors que la Colombie-Britannique affichait le taux le plus bas (3,3 pour une population de 1 000 sujets). L’interféron bêta‑1a administré par voie sous-cutanée était le médicament le plus souvent prescrit, tandis que l’acétate de glatiramère est celui dont l’utilisation a le plus augmenté de 2002 à 2007.

Les taux de prescription d’immunomodulateurs et leurs coûts se sont accrus de plus de 30 % entre 2002 et 2007. Les chercheurs ont également constaté d’importantes variations d’une province à l’autre en ce qui a trait aux taux de prescription d’immunomodulateurs et aux préférences relatives entre les médicaments à prescrire.

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