Société canadienne de la sclérose en plaques

Nouvelles récentes sur la recherche en SP

Immigration et sclérose en plaques au Canada

  • Étude canadienne
  • Étude financée par la Société de la SP

RÉSUMÉ

Plusieurs études ont été menées récemment sur les facteurs de risque de sclérose en plaques (SP) chez les immigrants en Ontario. Les chercheurs ont examiné plus précisément l’incidence de la SP, les taux de mortalité et l’accessibilité des services de soins de santé afin de cerner les différences qui existent entre les populations immigrantes et les résidents de longue date à cet égard.

RECHERCHE

Dans le cadre d’une étude rétrospective, la Dre Dalia Rotstein et ses collègues ont analysé des données consignées dans la base de données sur les résidents permanents d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et les données administratives sur la santé de l’Ontario en vue de comprendre les facteurs de risque de SP chez les populations ayant immigré au Canada. Les immigrants, soit par définition les personnes qui sont arrivées au Canada depuis 1985, ont été comparés aux résidents de longue date, soit les personnes qui sont nées en Ontario ou qui s’y sont installées avant 1985. Sont résumés ci-dessous les résultats de plusieurs études récentes sur la question.

RÉSULTATS

  • Dans l’ensemble, le risque de SP était nettement plus faible chez les immigrants que chez les résidents de longue date.
    • Les immigrants originaires du Moyen-Orient sont ceux qui étaient exposés au risque de SP le plus élevé; venaient ensuite les immigrants originaires de pays occidentaux. C’est chez les immigrants originaires d’Asie de l’Est que ce risque était le plus faible.
  • Non seulement le fait d’avoir immigré en Ontario à un jeune âge est associé à un risque accru de SP, mais en plus l’exposition à divers facteurs environnementaux jusqu’à l’âge adulte contribue au risque de SP.
  • Le taux de mortalité était plus faible chez les immigrants atteints de SP que chez les résidents de longue date atteints de cette maladie. Il se peut que cette différence soit attribuable à « l’effet de la sélection d’immigrants en bonne santé », soit au fait que les nouveaux immigrants sont en meilleure santé que les résidents de longue date.
    • Le taux de mortalité est plus faible chez les immigrants dans l’ensemble, mais le risque de décès est plus élevé chez ceux-ci au cours de la première année qui suit l’apparition de la SP. Il faudrait poursuivre les recherches sur la cause de ces décès, car ils sont peut-être évitables.
  • Les immigrants bénéficiaient d’un accès favorable aux services de santé avant, pendant et un an après l’établissement du diagnostic de SP.
    • Le taux de consultations externes en neurologie était plus élevé, mais le taux d’utilisation des services d’urgence était plus faible chez les immigrants atteints de SP.
  • Au cours de l’année où le diagnostic de SP a été établi, le taux d’hospitalisation était plus élevé chez les immigrants que chez les résidents de longue date, ce qui peut être attribuable à la gravité des symptômes.

IMPACT

Il existe un certain nombre de facteurs de risque de SP, notamment des facteurs génétiques, une exposition insuffisante au soleil, la carence en vitamine D (cliquez ici pour en savoir plus), l’obésité et le régime alimentaire nord-américain (pauvre en poisson et riche en gras saturés). Une meilleure compréhension des facteurs de risque de SP observés au sein de diverses populations contribuera à l’amélioration des résultats thérapeutiques des personnes vivant avec la SP et à l’établissement de stratégies visant à atténuer les disparités actuelles entre les populations à risque.

Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter les articles scientifiques suivants :

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