Nouvelles récentes sur la recherche en SP

Mécanisme d’action possible du virus d’Epstein-Barr dans la SP

RÉSUMÉ
Une équipe internationale de chercheurs a découvert des indices quant au rôle possible du virus d’Epstein-Barr (VEB) dans l’inflammation cérébrale observée chez les personnes atteintes de SP. Soulignons que ce virus a déjà été associé à la sclérose en plaques. Dans les lésions cérébrales actives (zones d’activité de la maladie) des personnes ayant eu la sclérose en plaques, les chercheurs ont relevé des niveaux élevés d’une substance chimique stimulant l’inflammation (interféron alpha) et aidant l’organisme à combattre les virus. Tout près, ils ont également constaté la présence de cellules B immunitaires latentes (inactives) infectées par le VEB. Ils n’ont toutefois noté aucun signe d’infection virale active. Ces observations font soupçonner l’existence d’un mécanisme par lequel le virus pourrait stimuler indirectement l’activité de la SP. [Association of innate immune activation with latent Epstein-Barr virus in active MS lesions. J.S. Tzartos, DPhil, G. Khan, PhD, A. Vossenkamper, MD, M. Cruz-Sadaba, PhD, S. Lonardi, MSc, E. Sefia, MSc, A. Meager, PhD, A. Elia, PhD, J.M. Middeldorp, PhD, M. Clemens, PhD, P.J. Farrell, PhD, G. Giovannoni, PhD and U.-C. Meier, Dphil. Doi: 10.1212/WNL.0b013e31823ed057. Neurology, January 3, 2012, vol. 78, no. 1; 15-23.] [Publié en ligne le 7 décembre 2011, avant impression.]

DÉTAILS
Le Dr U.-C. Meier (Université Queen Mary, Londres, R.-U.) et ses collaborateurs ont examiné des échantillons de tissu cérébral prélevés sur sept personnes qui avaient eu la SP et sur onze personnes qui avaient été atteintes d’une autre maladie neurologique. L’équipe a découvert des indices d’infection latente au virus d’Epstein-Barr (VEB) dans tous les échantillons de tissu présentant des lésions actives de SP, dans ceux de personnes ayant eu un accident vasculaire cérébral ou un lymphome du système nerveux central (deux affections dotées d’une composante inflammatoire), mais dans aucun autre échantillon. Les auteurs ont souligné que d’autres études seront nécessaires pour vérifier les résultats de celle-ci, scruter plus à fond le rôle possible du VEB dans la SP et mesurer la portée de leurs observations.

Dans un éditorial d’accompagnement, le Dr Jan D. Lünemann (Université de Zurich), spécialiste du virus d’Epstein-Barr, soulignait que malgré les résultats contradictoires des études antérieures sur l’implication de ce virus dans la SP,
celle-ci révèle des données intrigantes qui laissent supposer un mécanisme par lequel un virus latent plutôt qu’actif pourrait stimuler ou maintenir indirectement l’inflammation cérébrale chez les personnes atteintes de SP.

Source : National MS Society (organisme états-unien de la SP)

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