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Une équipe de recherche découvre un nouveau type de cellule souche dans la moelle épinière

  • Étude canadienne

Résumé
Une équipe de recherche menée par un scientifique de l'Université de la Colombie-Britannique et du Vancouver Coastal Health a découvert un nouveau type de cellule médullaire qui pourrait être utilisé comme des cellules souches, c'est-à-dire dont on pourrait se servir pour régénérer des parties du système nerveux central chez les personnes qui ont subi une lésion de la moelle épinière ou qui sont atteintes de sclérose en plaques ou de sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot/maladie de Lou-Gehrig). [Petit A, Sanders AD, Kennedy TE, Tetzlaff W, Glattfelder KJ, et al. (2011) Adult Spinal Cord Radial Glia Display a Unique Progenitor Phenotype. PLoS ONE 6(9): e24538. doi:10.1371/journal.pone.0024538]

Détails
En analysant les profils génétiques de cellules souches du système nerveux dressés par les chercheurs de l'Allen Institute for Brain Science de Seattle et rendus publics par ce dernier, la Dre Jane Roskams de l'Université de la Colombie-Britannique et ses collaborateurs de l'Allen Institute, de l'Université McGill et de la Yale University ont découvert des cellules ayant des gènes identiques à ceux de cellules souches appelées cellules gliales radiales le long des bords externes de la moelle épinière de souris. C'est grâce à cette topographie particulière qu'il a été possible d'activer ces cellules à l'aide de médicaments tout en réduisant au minimum les effets indésirables de ceux-ci sur la moelle épinière.

L'équipe de la Dre Roskams a également découvert que les cellules gliales radiales présentes dans la moelle épinière possèdent un point commun avec d'autres cellules souches neurales; plus précisément, un ensemble de gènes bien particulier. Rappelons que lorsqu'elles subissent une mutation, certaines cellules souches neurales peuvent être à l'origine de maladies, y compris des maladies du système nerveux, comme la sclérose en plaques. Cette découverte ouvre donc de nouvelles pistes de recherche sur des thérapies géniques qui permettraient de remplacer des cellules de la moelle épinière mutantes ou dysfonctionnelles par des cellules normales et fonctionnelles issues de la différenciation des cellules gliales radiales. On ignore encore pourquoi ces dernières ne sont pas toujours réactivées à l'âge adulte. Les prochains travaux de recherche s'appuyant sur cette découverte viseront à trouver un moyen de stimuler les cellules gliales radiales pour qu'elles remplissent efficacement leur rôle, qui consiste à générer de nouvelles cellules nerveuses au besoin.

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